Je lance mon podcast!

Je lance mon podcast!

Je lance mon podcast!

Je suis honorée de vous annoncer la naissance de mon tout premier podcast. Bienvenue à Pleine Présence!

Depuis deux ou trois ans, on me demande régulièrement quand je vais lancer mon podcast. Ce n’est pas l’envie ni les idées qui me manquaient mais où trouver le temps dans mon agenda déjà bien chargé pour apprendre un nouveau métier, acheter les bons micros, se mettre au montage… ? Impossible ! J’ai donc abandonné ce projet à plusieurs reprises. Pourtant, l’envie est revenue et s’est précisée au printemps dernier. J’ai fini par dire à voix haute dans mon bureau : « Il faudrait que je trouve un producteur de podcast qui me propose un studio, le matériel et toute la structure comme ça je n’aurais plus qu’à penser au contenu ! ». La même semaine, j’ai reçu un email de Laurent Aknin, compositeur de musiques de film et co-fondateur des Podcasteurs, qui me propose de me rencontrer car il aimerait beaucoup produire un programme avec moi. Je ne sais pas de quel « sourd » on parle lorsqu’on utilise l’expression « C’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd » mais voilà encore une preuve que les intentions que nous posons, de façon consciente ou inconsciente, sont toujours entendues… J’ai rencontré Laurent et les deux autres co-fondateurs des Podcasteurs en juin 2021 et nous avons immédiatement ressenti l’envie de travailler ensemble. Après un été de brainstorming et de réflexion croisée, nous avons commencé à enregistrer les premiers épisodes en septembre. Bastien Coulon a réalisé ce logo que j’adore et c’est Laurent Aknin qui signe toutes les musiques diffusées au cours des épisodes. Aujourd’hui, 18 novembre 2021, je suis honorée de vous présenter le fruit de notre collaboration : le podcast Pleine Présence est né.

logo signé Bastien Coulon

Pleine présence, qu’est-ce que c’est ?

Le podcast Pleine Présence se lance donc aujourd’hui avec deux épisodes que nous diffusons d’un seul coup. Double dose d’amour, profitez-en, ce ne sera pas comme ça chaque semaine ! Les prochains épisodes seront diffusés tous les quinze jours, le jeudi, avec quelques coupures pendant les périodes de vacances. Cela vous laisse le temps de profiter de chaque épisode à votre rythme sans débordement. Au programme ? Chaque épisode commence par une courte méditation en lien avec mon invité.e. Je sais que l’intérêt du podcast est d’écouter en faisant la vaisselle, en prenant le train ou en marchant dans la rue. Néanmoins, je suis convaincue qu’on n’écoute pas de la même manière lorsqu’on a pris le temps de revenir au souffle, de s’installer dans l’instant présent. Une fois la méditation terminée, je vous présente mon invité.e et je commence à l’interroger comme si je recevais un.e ami.e dans mon salon. Les personnalités que j’ai choisis d’interviewer sont celles qui m’inspirent et me donnent envie de me mettre en mouvement. Je suis leur parcours avec attention et j’admire leur engagement. Je suis impatiente de partager avec vous leur récit, leur traversée, leurs doutes et leur beauté. Elles me donnent toutes envie de faire chaque jour un peu mieux et de continuer à servir la mission qui est la mienne. J’espère qu’elles vous motiveront autant qu’elles m’ont enthousiasmée…

Jean-Pierre Goux

Episode #1 Méditation et rencontre avec Jean-Pierre Goux

Cela fait plusieurs fois que je vous parle de Jean-Pierre Goux sur les réseaux sociaux et sur ce blog. Difficile de résumer cet homme en quelques lignes : allez voir la page wikipedia qui lui est consacrée, son parcours est déjà encyclopédique ! Mathématicien de formation, Jean-Pierre est l’auteur de la saga Siècle Bleue, deux livres publiés aux Editions La Mer Salée (le premier tome est d’ailleurs récemment sorti aux éditions Babel Noir, la série Poche d’Actes Sud). Président de l’institut des Futurs Souhaitables, Jean-Pierre Goux a fondé One Home qui vise à reproduire l’overview effect sans aller sur la lune en proposant des vidéos de la terre en mouvement comme si on la regardait de l’espace. C’est un homme fantastique qui a compris que nourrir la peur conduit à l’immobilisme alors que cultiver les rêves collectifs unit et rend la construction de solutions fertile. Curieux, ultra-intelligent, tendre et extrêmement engagé, il nous raconte son lien avec le Petit Prince de Saint Exupéry et nous remplit d’espoir. Croyez-moi, vous n’avez pas fini d’entendre parler de ce génie! Pour écouter l’épisode sur Acast c’est par ici, et sur Apple c’est ici. Et sur Spotify, c’est ici.

hélène médigue

Episode #2 méditation et rencontre avec Hélène Médigue

J’ai rencontré l’actrice et réalisatrice Hélène Médigue il y a un peu plus d’un an, à la sortie du premier confinement. Elle m’a tout de suite parlé du projet dans lequel elle est engagée depuis plusieurs années : la construction des Maisons de Vincent, des lieux d’hébergements et de d’accompagnement des adultes souffrant de troubles autistiques. J’ai tout de suite été inspirée par son discours. Hélène ne rêvait pas seulement de lignes dignes respectant les besoins de ces personnes extra-ordinaires. Réalisatrice du documentaire « On a 20 ans pour tout changer » sortie en 2018, Hélène Médigue souhaite réconcilier l’humain avec l’humus. Pour cela, elle a pensé des lieux où chaque personne logée peut s’inscrire dans un projet d’agroécologie, afin qu’elle soit actrice d’un impact positif pour la terre. Elle ne s’est pas contentée de rêver ces maisons. Elle a ouvert la première en 2021 ! Et l’épanouissement mesuré des résidents est sa plus belle récompense. Elle compte bien en ouvrir d’autres. Vous verrez, si vous manquez de motivation pour un projet qui fait sens, écoutez cet épisode, Hélène va vous donner envie de vous lever et de vous mettre immédiatement en chemin ! Pour écouter l’épisode sur Acast, c’est ici. Pour l’écouter sur Apple c’est ici. Et sur Spotify c’est ici.

où trouver le podcast pleine présence?

Sur toutes les plateformes habituelles de podcast ! N’hésitez pas à vous abonner afin d’être averti de nouveaux épisodes lorsqu’ils sont en ligne. Sur Apple c’est ici, Sur Acast c’est ici et sur Spotify c’est là.

Prochain épisode de mon podcast Pleine Présence : le jeudi 2 décembre !

L’Oracle des Mantras, une histoire d’amour

L’Oracle des Mantras, une histoire d’amour

L’Oracle des Mantras, une histoire d’amour

Aujourd’hui est un jour très spécial pour mon mari Bastien Coulon et moi-même : notre Oracle des Mantras édité par Marabout sort enfin en librairies. Nous sommes comme deux jeunes parents qui découvrons enfin ce que nous avons couvé pendant des mois. Laissez-moi vous révéler les coulisses de cette naissance.

photographie Camille Hirigoyen

Bastien Coulon peint et dessine du matin au soir. À la maison, nous vivons entourés des créatures qui émergent de son imagination. Des corps de nymphes enlacés, des portraits de femmes aux vêtements couleurs du ciel, des paravents oniriques, des filles perdues dans des champs de fleurs, des divinités accompagnées d’une horde d’animaux majestueux… Demandez-lui d’où vient son inspiration ou ce qu’il a voulu raconter derrière chacune de ses œuvres, il ne vous répondra pas. Bastien est aussi taiseux et discret que je suis bavarde et expansive. Cela fait bientôt vingt ans que nous nous aimons et je n’ai jamais connu une journée avec lui sans dessin ni musique. Depuis le premier confinement de mars 2020, son activité artistique s’est encore intensifiée. Alors qu’il accordait une large portion de son temps au graphisme, à la création de logos et à la direction d’images pour lesquels il a été formé, la rupture brutale des projets professionnels en cours l’a poussé à se consacrer pleinement à la peinture. Inspirée par toutes ses créations, je rêvais qu’un projet nous permette de réunir nos univers respectifs.

Photographies Camille Hirigoyen

Il y a quelques années, l’idée d’un tarot divinatoire a commencé à germer lorsque j’ai découvert des croquis qu’il avait laissés à l’abandon dans son carnet. Cependant, n’étant pas une experte de la lecture du tarot, je ne ressentais pas d’étincelle à la perspective d’en décliner une version. J’ai en revanche une passion pour les oracles que je collectionne et dont je me sers régulièrement depuis que j’ai commencé le yoga. Au fil des mois, l’envie d’en créer un avec Bastien s’est précisée. Il y a un an, alors que je travaillais sur l’écriture d’un livre sur la méditation (que je n’ai toujours pas achevé), je me suis aperçue qu’il n’existait aucun oracle basé sur l’énergie des mantras utilisés dans la méditation transcendantale. Qu’est-ce qu’un mantra ? Beaucoup confondent les mantras avec des prières religieuses ou des phrases ésotériques sensées donner du courage ou de l’optimisme. Étymologiquement, mantra réunit deux mots sanskrit : tra (qui signifie instrument, outil ou véhicule) et man (qui signifie la pensée, le mental). Il s’agirait donc d’un véhicule pour traverser le mental et les pensées que nous produisons en permanence. En méditation, on utilise la répétition des mantras (issus des cultures tibétaines et indiennes) afin de générer un courant sonore vibratoire. Cette fréquence invisible qui est pourtant mesurable agit sur nos liquides – imaginez de l’eau qui frémit au contact d’un bol chantant – mais aussi sur toute notre énergie. Et puis, chanter ou réciter un mantra (parfois mentalement, sans le prononcer) permet de focaliser son attention sur autre chose que la liste des courses et les pensées qui polluent le mental en permanence.

Photographies Camille Hirigoyen

Dans le kundalini yoga, on utilise constamment les mantras. Parfois, ils sont en français ou en anglais, souvent ils viennent de dialectes indiens ou tibétains. Chacun porte un courant vibratoire différent, une signification unique et une énergie singulière. J’en ai sélectionné 54 (c’est la moitié de 108 qui représente la numérologie de l’infini) pour leurs propriétés particulières et je les ai soumis à Bastien. Il en connaissait beaucoup car il m’entend les chanter constamment depuis plus de cinq ans. Je lui ai raconté chaque mantra comme si je lui parlais d’un nouveau territoire. Parfois, je voyais l’illustration de façon évidente et je lui décrivais. Pour d’autres cartes, on a beaucoup cherché. Ensuite, je me suis occupée du livret qui accompagne les cartes. Depuis cinq ans, j’emmagasine des tonnes d’informations sur mes mantras préférés. J’en ai d’ailleurs beaucoup partagées sur les réseaux sociaux, et en particulier sur Instagram pendant les méditations gratuites du confinement. Je me disais qu’il me suffirait de compiler l’ensemble pour réaliser le livret. Finalement, je n’ai pas du tout procédé ainsi. Bloquée dans l’écriture, j’ai du procéder différemment.

Photographie Camille Hirigoyen

J’ai commencé à méditer avec l’illustration mais aussi avec l’énergie du mantra. J’ai mis de côté mes souvenirs personnels reliés à chaque mantra, mes projections habituelles et les évidences. Une fois l’espace vide retrouvé, les mots sont venus avec fluidité. Je n’ai pas l’impression d’avoir écrit moi-même mais d’avoir reçu chaque texte en cadeau. C’est pour cela que je suis très émue aujourd’hui. J’ai le sentiment que je dois m’incliner devant ce qui m’a été offert, qu’il s’agisse du talent de Bastien ou les mots qui m’ont traversée.

photographie Camille Hirigoyen

Comment ça marche ?

Deux options : 1) vous aimez la méditation et le kundalini yoga : dans ce cas, vous allez pouvoir vous servir de ce jeu d’oracle pour tirer au hasard et avec la main gauche la carte du mantra dont vous avez besoin pour votre pratique du jour (de la semaine ou même pour choisir un mantra pour 40 jours de pratique en continu). Pour chaque mantra, vous trouverez le texte du mantra dans son intégralité, sa traduction, une interprétation énergétique de la carte et du cadeau qu’elle vous réserve. Il y a aussi une idée de pratique simple et une suggestion musicale que vous trouverez facilement sur les plateformes habituelles. 2) Vous vous foutez complètement de la méditation, du yoga et des mantras mais vous êtes attiré.e.s par les illustrations de Bastien : vous pouvez vous servir de cet oracle pour décorer votre appart (ha ha ha, je plaisante… et en même temps, je sais que certaines d’entre vous ont déjà prévu d’encadrer quelques cartes). Il est également possible de demander à l’oracle de quelle énergie vous avez besoin en ce moment. Ou demander à l’oracle quel mantra peut vous servir à traverser une épreuve, relever un défi ou nourrir un projet ? Toutes les explications sont évidemment dans l’introduction du livret. Lisez la carte, son message et l’interprétation. Il y a forcément un trésor à récolter derrière le mantra. Une guidance à écouter.

Photographie Camille Hirigoyen

Combien ça coûte et où l’acheter ?

L’Oracle des Mantras publié chez Marabout est disponible dans toutes les librairies à partir du 10 novembre 2021 au prix de 25 euros. N’hésitez pas à le commander chez votre libraire préféré s’il ne l’a pas encore reçu. J’ai hâte d’avoir vos retours sur cet objet qui concentre tellement d’amour.

Merci à Camille Hirigoyen, talentueuse photographe et amie de toujours qui est venue chez nous un jour de pluie faire ces quelques images avec cette signature ténébreuse dont elle a le secret. Si vous souhaitez voir l’objet fini, rendez vous sur mon compte Instagram!

Les massages de Toinette Laquière

Les massages de Toinette Laquière

Les massages de Toinette Laquière

Si vous avez envie d’un massage ayurvédique profond avec une thérapeute incroyable dans un cadre raffiné à Paris, j’ai déniché une pépite…

J’ai la chance d’être souvent invitée à tester des soins et des massages gratuitement. Dans 99% des cas, je refuse. Soit parce que je manque de temps soit parce que le lieu ne m’inspire pas. Soit parce que les conditions du « test gratuit » impliquent que j’en parle sur les réseaux sociaux. Or, comment savoir à l’avance si le soin mérite que je le mentionne sur Instagram ? Je préfère payer et ne pas prendre le risque de vous envoyer là où je ne mettrais pas les pieds. D’autant qu’il m’est arrivé, lorsque j’étais journaliste, de me retrouver dans des situations vraiment embarrassantes : hygiène douteuse, thérapeutes complètement à l’ouest, allergies cutanées et efficacité inexistante… Ces presque deux dernières années, entre les différents confinements et mon engagement intensif dans le Vercors, le 1% restant s’est évanoui : je n’ai plus rien expérimenté de nouveau.

Photographie Lili Barbery-Coulon

En septembre, j’ai reçu un email d’une thérapeute ayurvédique qui souhaitait m’inviter à faire l’expérience d’un de ses massages. Elle ne me demandait rien en retour, n’avait ni photo, ni négo, ni site à montrer. Juste l’envie de me donner un soin complet pour me remercier de ce que mes textes et méditations lui ont inspiré. Son message tombait à pic, j’étais justement en train de chercher à m’offrir un massage profond et réparateur. Je n’ai pas vérifié son nom sur Google ni regardé si elle avait un compte Instagram. J’ai dit oui et on a fixé une date. Une fois en route vers sa salle de soin située à quelques mètres de la Place Contrescarpe dans le cinquième arrondissement, j’étais à la fois excitée par la perspective qu’on s’occupe de moi et un peu inquiète. Et si j’atterrissais dans une cave humide avec une masseuse dépressive ? Mon intuition a aussitôt chassé cette pensée.

Photographie Lili Barbery-Coulon

J’ai poussé la grande porte cochère et j’ai découvert une cour pavée toute fleurie. Un code, puis deux, quatre marches d’escalier et j’arrivais, un peu essoufflée. Toinette m’a ouvert la porte d’un nouveau monde. Alors que je sortais du métro, je me suis retrouvée au cœur d’un cocon délicat. J’étais époustouflée par la beauté du lieu. Partout où je posais mes yeux, la beauté émanait. Les petits plateaux en métal martelé sur lesquels étaient posées de jolies tasses remplies d’une tisane délicieuse. La tendresse du bois, les teintes douces, le livre de botanique poétique en face de moi, l’applique en origami, le linge déployé sur la table, des fleurs fraiches flottant dans un récipient au sol, la salle de bain au fond pour se changer, la porte coulissante comme au Japon, les petits pompons arc en ciel brodés en bas des rideaux… Et puis dans cet écrin idéal, Toinette. Cheveux relevés et légères boucles autour du visage, la peau nue et le regard bien planté dans mes yeux, le timbre de voix duveteux, le port de tête d’une danseuse. J’ai reconnu son visage sans savoir pourquoi. Je me suis sentie en terre familière comme si j’étais arrivée là où je devais être.

Photographie Lili Barbery-Coulon, les sublimes voilages de CARAVANE

Le massage a commencé. Allongée sur le ventre, j’étais tellement en confiance que j’ai prononcé mentalement la phrase « J’accepte de recevoir pleinement ce soin, je donne l’autorisation à Toinette de transmettre la guérison qu’elle a à m’offrir ici et maintenant. » Avant d’être formée à la guérison énergétique, je ne savais pas combien cette autorisation tacite est essentielle pour que la magie opère. Mon corps s’est immédiatement détendu et Toinette a démarré son soin par une série de pressions sur ma peau recouverte d’un drap. J’ai reconnu certains gestes mais au bout de quelques secondes, j’ai été surprise par la précision et les vibrations dans ma colonne. Sa manière de réveiller la zone du premier chakra comme un ordre que l’on donne à la base de se mettre en mouvement puis de repasser à des pressions dans le haut de la colonne m’a bluffée. En moins de cinq minutes, je savais que j’allais passer un moment d’exception. Les mains ne trompent pas. Le massage à l’huile qui a suivi était dingue. Pas un centimètre cube de ma chair n’a été laissé de côté. Le visage, mon crâne, l’arrière de ma nuque, mon ventre, mon foie, mais aussi mes extrémités avec une réflexologie plantaire ahurissante ainsi qu’un massage des mains à se damner. J’étais attentive à toute la chorégraphie des mouvements, aux différentes techniques, à la modernité, à l’énergie offerte et à l’authenticité. Pffff, quelle claque !

Après le massage, j’ai eu envie d’en savoir plus sur Toinette. Son visage vous est peut-être familier car avant de devenir thérapeute, Toinette Laquière a longtemps été comédienne. Elle a d’ailleurs joué dans de nombreux films et séries télévisées. Et puis, elle s’est un jour rendue compte qu’elle avait toujours massé. Ses mains se posaient naturellement sur sa grand-mère lorsqu’elle était petite. Adepte de yoga Iyengar depuis 25 ans, elle s’est formée à la réflexion plantaire ayurvédique auprès de Manorama Mulin et au massage amma-ampuku (une technique spécifique pour le ventre) auprès du thérapeute Nir Levi, mais elle connait bien d’autres techniques (elle s’est formée au massage ayurvédique avec Caroline Kayser chef de cure du centre Tapovan) et s’intéresse particulièrement au soin psycho sensoriel. Depuis quelques années, elle a relâché sa vie d’actrice pour se mettre au service de son don. Je me réjouis déjà pour toutes celles et tous ceux qui vont découvrir ses massages avec cet article. Il n’est pas impossible que vous m’y croisiez : je vais revenir !

Tarifs et réservation

80€ pour un soin Bol Kansu de 50 minutes pour libérer les tensions, de 90 à 95€ pour 60 ou 75 minutes de massage selon les propositions (réflexologie ayrvédique, massage à l’huile, massage du visage et du crâne, shiatsu amma…). Bien sûr, vous pouvez demander un devis pour un massage plus long. Sur réservation uniquement auprès de Toinette Laquière par téléphone au 06 87 40 29 53 ou bien via son compte Instagram @toinettelaquiere / le lieu qu’elle a créé se situe dans le 5e arrondissement près du métro Place Monge, elle vous donnera plus d’infos une fois la réservation établie.

Une expérience inédite avec moi au Crillon!

Une expérience inédite avec moi au Crillon!

Une expérience inédite avec moi au Crillon!

Jeudi 14 octobre, je vous propose une expérience exceptionnelle : un cours de kundalini yoga dans les salons les plus prestigieux de l’hôtel de Crillon, place de la Concorde. Accrochez vos ceintures, on va décoller…

Il y a plus d’un an, l’équipe du spa de l’hôtel de Crillon A Rosewood Hotel m’a fait une proposition vertigineuse : m’ouvrir les portes des salons historiques de ce lieu mythique pour y organiser un cours de yoga en tout petit comité. Je connais bien ces salons dont les plafonds sont tous ailés de feuille d’or. En effet, lorsque j’étais journaliste, j’ai eu la chance de me rendre à des événements privés dans ces espaces donnant sur la place de la Concorde. Jamais je n’aurais imaginé un jour pouvoir y donner un cours de kundalini yoga et de méditation… La vie est vraiment inattendue !

Photographie Adrian Houston

 

Après des mois de patience et de confinements divers et variés, je réalise enfin ce rêve le jeudi 14 octobre 2021. Au programme de cette expérience inédite : un cours de kundalini yoga et de méditation réservé à 15 participante.s seulement de 8h à 9h30 le jeudi 14 octobre. Inutile d’apporter un tapis, l’hôtel a tout prévu. A l’issue du cours, nous poursuivrons la matinée en partageant une collation saine et préparée au Crillon de 9h30 à 10h dans un autre salon avec vue sur la Concorde. L’occasion de nous rencontrer enfin ou de nous retrouver si vous faisiez partie de mes élèves avant mars 2020. En prime, et ça c’est un bonus ahurissant, les participant.e.s quitteront les lieux avec une invitation à découvrir les facilités du spa SENSE à une date ultérieure. Seuls les membres du spa et les clients de l’hôtel ont habituellement accès à la somptueuse piscine et au hammam. Vous allez adorer…

La piscine du spa Sense de l’hôtel de Crillon, photographie Reto Guntli

Comment s’inscrire ?

Le tarif du cours dans les salons historiques donnant sur la place de la Concorde, de la collation healthy partagée ensemble et de l’invitation ultérieure à découvrir le spa SENSE du Crillon est de 35 euros par personne. C’est sur inscription uniquement. Pour s’inscrire, il faut écrire à [email protected] Comme vous pouvez l’imaginer, il n’y aura pas de place pour tout le monde, j’ai demandé à l’équipe du spa qu’elle ouvre une liste d’attente une fois que les quinze premières places seront vendues. Les participant.e.s confirmées recevront une confirmation du spa par email. Leur inscription ne sera validée qu’une fois le montant réglée. Avant de vous précipiter, vérifiez bien que vous êtes disponible de 8h à 10h le jeudi 14 octobre 2021. Il faudra arriver en tenue de yoga (les vestiaires ne sont pas ouverts par mesure sanitaire) quinze minutes avant 8h pour que tout le monde ait le temps de s’installer et que nous commencions le cours à l’heure. J’ai tellement hâte de partager cette magie avec vous!

ATELIER VULNÉRABILITÉ AVEC CAMILLE SFEZ

ATELIER VULNÉRABILITÉ AVEC CAMILLE SFEZ

ATELIER VULNÉRABILITÉ AVEC CAMILLE SFEZ

La lecture du dernier livre de Camille Sfez m’a touchée dans mes profondeurs. Cela faisait longtemps que j’avais envie de collaborer avec elle. Son cheminement au sujet de la vulnérabilité et des trésors qui y sont dissimulés m’a donné envie de l’inviter à co-créer un atelier en ligne. Le vendredi 22 octobre, nous allons donc partager l’animation d’un atelier inédit afin que vous puissiez entrer en contact avec la puissance de votre vulnérabilité.

La plupart de nous avons été élevé.e.s avec l’interdiction d’exprimer nos émotions. De s’épancher. De montrer nos larmes. On a parfaitement appris à retenir nos colères entre nos mâchoires, à ravaler nos chagrins sous le diaphragme, à nous montrer fort.e.s, prêt.e.s à relever les défis, à viser le succès et à tout faire pour éviter d’échouer publiquement. Si l’on juge la réussite d’une vie au cumul des performances, cette formule pressurisante se montre parfois efficace. Souvent, elle conduit encore plus vite à l’auto sabotage. Mais si on se met à évaluer ces conditionnements sur le plan de l’épanouissement personnel, de la reliance avec sa propre essence, les résultats sont catastrophiques…

Psychologue, autrice du formidable livre La puissance du féminin (Editions Leduc), recueilleuse de paroles de femmes, Camille Sfez propose dans son dernier ouvrage Vulnérable (Editions Leduc) une autre voie. Elle ouvre un chemin de failles. Exactement là où l’on nous a appris à ne pas nous égarer. Pourtant c’est bien en acceptant de ressentir notre vulnérabilité que l’or liquide et chaud se met à coloniser ce qui était glacé et tendu en nous.

Le 22 octobre 2021, nous vous proposons une expérience inédite en ligne, sur Zoom: un atelier co-créé et co-animé ensemble sur la vulnérabilité. Après un temps d’échange et de présentation du travail de Camille Sfez, nous vous proposerons tour à tour des expériences, des exercices et des méditations. A travers un partage d’anecdotes personnelles mais aussi de réflexion par écrit de votre côté, vous verrez combien il est possible de se réconcilier avec sa propre vulnérabilité. Et contrairement à ce qu’on s’imagine, de cet espace, ce n’est pas la faiblesse qui apparait. C’est la douceur, l’acceptation et l’amour de soi, sans aucune limite….

Camille sfez, Photographie Baptiste Hauteville

QUAND?

Le vendredi 22 octobre, de 20h à 22h30 sur Zoom, replay envoyé automatiquement après l’enregistrement du direct et visionnable pendant 10 jours inclus, jusqu’au dimanche 31 octobre. POUR S’INSCRIRE C’EST ICI! 

COMBIEN?

29 euros par personne sur Zoom

FAUT IL ÊTRE UN ÉLÈVE ASSIDU EN YOGA POUR SE JOINDRE À NOUS?

Non. Cet atelier est ouvert à tous ceux qui sont intéressés par le sujet. Prévoyez une tenue confortable, une couverture pour la relaxation, un coussin de méditation. Nous ferons quelques mouvements mais rien de compliqué ni d’acrobatique.

puis-je regarder cet atelier en replay si je ne suis pas disponible le 22 octobre?

Oui! Autant de fois que vous le souhaitez et ce jusqu’au dimanche 31 octobre inclus (23h59 heure française). Nous vous enverrons un lien personnel par email juste après le direct afin que vous puissiez en profiter au moment de votre choix. Si vous ne recevez pas ce lien par email après le direct, merci de nous contacter (la plupart du temps, il est dans vos spams ). Il est très fréquent que les personnes ayant assisté à un atelier en direct ressentent le besoin de le revoir ensuite en replay. Profitez-en!

UNE MÉDITATION À LA PHILHARMONIE

UNE MÉDITATION À LA PHILHARMONIE

UNE MÉDITATION À LA PHILHARMONIE

Le 11 octobre 2021, je vous propose une expérience inédite: venez méditer avec moi au coeur de l’exposition Amazônia à la Philharmonie de 19h à 21h. Explications…

Amazônia n’est pas une exposition de photographies comme les autres. C’est une immersion. Une rencontre avec nous-mêmes. Installée à la Philharmonie de Paris, elle réunit sept années de voyages du photographe Sebastião Salgado connu pour ses argentiques en noir et blanc et son témoignage impactant du poumon de notre planète. Ces œuvres qui ressemblent à des tableaux ne sont pas de simples paysages. Elles racontent une biodiversité singulière. Des femmes et des hommes vivant très différemment de nous, en harmonie avec leur environnement. Des cris. Des larmes. Des appels au secours. Vous ne sortirez pas de l’exposition Amazônia comme vous y êtes entrés. Et c’est exactement pour cette raison que j’ai eu envie d’accepter la proposition de la Philharmonie de Paris en investissant les lieux le 11 octobre 2021 de 19h à 21h…

Photographie ©Sebastiao Salgado dans le cadre de l’exposition AmazÔnia à la Philharmonie

Deux cents photographies suspendues dans une jungle de lumières dessinant une géométrie sacrée au sol. On découvre l’exposition Amazônia en plongeant dans l’obscurité. C’est la lumière qui nous conduit à regarder la forêt brésilienne et le fleuve Amazone, les orages, les rituels sacrés et les visages maquillés. Au son d’une bande son créée spécialement pour l’exposition par Jean-Michel Jarre, on déambule vers ce bout du monde dont on a tant entendu parlé sans bien en saisir les contours. La nature n’est pas séparée des vivants qui l’occupent. Nous sommes la nature. Au fil de l’exposition et du fleuve qui se dévoile, le visiteur met ses battements de cœur à l’unisson avec ceux de la forêt amazonienne. Elle n’est plus si loin de nous. Elle est le reflet de nous-mêmes. Souillée. Sublime. Épuisée. Vulnérable. Foisonnante. Envoutante. Fragile. Puissante.

Photographie ©Sebastiao Salgado dans le cadre de l’exposition AmazÔnia à la Philharmonie

Le 11 octobre, je vous propose de me retrouver à 19h à la Philharmonie de Paris pour une expérience inédite ! Je préfère vous prévenir dès maintenant : les places sont limitées. Les participant.e.s de cette soirée s’installeront au sol (il faudra prendre un support de méditation, coussin ou brique) au milieu des photographies gigantesques. Puis je passerai parmi vous et vous guiderai dans une méditation spécialement imaginée pour résonner avec le travail de Sebastião Salgado et celui de Jean-Michel Jarre. La méditation durera une heure. Les participant.e.s pourront ensuite profiter de l’espace de l’exposition uniquement pour eux jusqu’à 21h. De 20h à 21h, je me tiendrai à votre disposition, à la sortie de la salle pour vous rencontrer, signer éventuellement mon livre si vous avez envie d’une dédicace dans votre exemplaire (que vous devrez apporter car il n’y en aura pas à vendre) ou répondre à vos questions. Le prix de cette soirée particulière est de 32 euros. Pour réserver votre place, rendez-vous sur la billetterie en ligne de la Philharmonie. J’ai tellement hâte, ce projet de méditation hors les murs me réjouit depuis des mois, je suis folle de joie de pouvoir enfin le partager avec vous ! 

Photographie ©Sebastiao Salgado dans le cadre de l’exposition AmazÔnia à la Philharmonie

LE RETOUR DE LA MÉDITATION AU CINEMA

LE RETOUR DE LA MÉDITATION AU CINEMA

LE RETOUR DE LA MÉDITATION AU CINEMA

Il y a pile un an, j’inaugurais une nouvelle proposition de méditation associée à une séance de cinéma au Pathé Wepler. La rentrée était difficile, on apprenait tout juste à vivre avec les masques dans la rue, nos enfants retournaient à l’école dans un climat inédit et j’avais souhaité vous proposer de regarder le film Matrix qui derrière son costume de film d’action fait partie de ces œuvres cinématographiques qui concentre, à mon sens, un nombre incalculable d’enseignements sacrés. Une machine à ouvrir le cœur. Avec Nathalie Cieutat qui dirige la programmation des cinémas Pathé Gaumont, on avait alors espéré proposer bien d’autres séances de ce type, à Paris et en province tout au long de l’année scolaire 2020-2021. Et puis, nous avons annulé tous nos projets les uns après les autres, au fil des confinements et de la longue fermeture des salles de cinéma. Nous avons continué à œuvrer ensemble, à regarder des films et à sélectionner ceux susceptibles d’élever notre niveau de conscience. J’ai eu la chance, au printemps, de voir en avant-première le prochain documentaire de Cyril Dion (auteur de Demain) qui s’appelle Animal. Comme les salles étaient fermées, je n’ai pu le voir que sur mon ordinateur et seule. J’ai été bouleversée. J’ai aussitôt eu envie de soutenir ce documentaire. Il n’est pas seulement pédagogique. Il nous bouscule – même lorsqu’on connait déjà la plupart des informations partagées dans le film. Il nous montre aussi qu’on aurait bien tort de réduire nos comportements à des jugements. Il n’y a pas les gentils d’un côté et les méchants de l’autre. Nous sommes interconnectés et nous sommes tous en train d’apprendre à faire différemment. Et c’est ce qui m’a plu dans ce film : il y a mille façons de faire sa part et croire qu’on fait plus ou moins que l’autre n’a aucun intérêt. Cela nous fige. Ce qui compte c’est juste de faire un premier pas, puis un autre… Et bien, c’est ce documentaire dont la sortie est prévue en novembre 2021 que je vais avoir l’honneur de vous dévoiler à Paris le 30 septembre prochain, à Lyon le 21 octobre puis à Marseille le 25 novembre.

Pourquoi méditer avant d’aller au ciné ?

Chacune de ces séances débutera par une méditation d’une heure que je guiderai. Vous serez confortablement installés sur le rebord de votre fauteuil et nous allons partir en voyage ensemble, comme nous l’avons beaucoup fait derrière nos écrans. Cette fois, vous aurez la chance d’entendre la respiration des autres spectateurs mais aussi le son de nos voix mêlées. J’en ai des frissons rien qu’à penser à cet égrégore. Mon intention est de vous permettre de faire l’expérience du cinéma différemment. En nous connectant au sujet qui est abordé, en nous ouvrant à recevoir et en mettant le mental au repos. L’idée n’est certainement pas de perdre son sens critique, son discernement ni de se retrouver sous l’emprise des images, mais d’ouvrir son cœur à regarder. A ressentir. La partie de nous qui a d’emblée envie de juger, d’évaluer, de dire j’aime/ j’aime pas, nous sépare de notre cœur. Elle nous focalise uniquement sur la réflexion mentale. Pourtant il y a tellement de manières d’expérimenter les images… Cette heure de méditation, de pranayama et de mantras chantés sera suivie de la projection du film. La soirée devrait durer par conséquent environ trois heures.

Quand et à quel prix ?

Le prix est de 29 euros par personne. Les séances auront lieu :

–       A Paris, au cinéma Pathé Wepler, 140 bd de Clichy dans le 18e, place de Clichy à Paris le 30 septembre 2021 à 19h45. Pour réserver, cliquez ici.

–       A Lyon, au cinéma Pathé Bellecour 79 rue de la République dans le 2e arrondissement à Lyon le 21 octobre 2021 à 19h45. Pour réserver, cliquez ici.

–       A Marseille, au cinéma La Joliette 54 rue de Chanterac dans le 2e arrondissement à Marseille le 25 novembre 2021 à 19h45. Pour réserver, cliquez ici.

J’ai reçu beaucoup de demandes d’internautes installé.e.s à Lille, à Toulouse, à Bordeaux et en Bretagne. Je serais très heureuse d’aller un peu partout en France partager de grandes méditations inspirées par un film de mon choix. Demande à l’Univers envoyée !

Atelier parentalité et conscience avec Nathalie Desanti

Atelier parentalité et conscience avec Nathalie Desanti

Atelier parentalité et conscience avec Nathalie Desanti

Le samedi 4 septembre 2021, j’animerai avec Nathalie Desanti – coach pour enfants et adolescents – un atelier en ligne spécialement conçu pour les parents, quel que soit l’âge de leurs enfants. Deux heures trente de partage d’enseignements, d’outils concrets avec évidemment du yoga et de la méditation.

Après des semaines sans devoirs ni pression, la rentrée scolaire fait chaque année grimper le niveau de stress dans la plupart des familles. Au-delà des listes de fournitures à acheter, de la course aux inscriptions diverses et variées et des nouveaux rythmes à intégrer, les parents sont projetés dans une dimension parallèle : alors qu’ils pensaient en avoir fini avec l’école, les voilà qui y retournent virtuellement avec leurs enfants. La parentalité nous ramène sans cesse à l’enfant que nous avons été, à ses rêves enfouis mais aussi à ses blessures et à tous les schémas limitants qu’il a intégrés sans broncher. D’où la nécessité d’avancer en conscience, d’identifier ce qui nous appartient, de faire le tri entre ce qui nous a fait du bien et ce qui nous a diminués afin de choisir pleinement ce que l’on souhaite transmettre.

un atelier co animé avec nathalie desanti

Coach pour enfants et adolescents, Nathalie Desanti est aussi l’auteure du livre Et un jour j’ai décidé de faire la tortue (Editions Albin Michel /Horay) dans lequel elle explique les vertus du ralentissement appliqué au domaine de la parentalité. J’ai rencontré Nathalie il y a trèèèèès longtemps lorsque j’étais attachée de presse et qu’elle était journaliste spécialisée dans le domaine du bien-être et de la psychologie. Puis, nous n’avons pas cessé de nous suivre lorsque je suis devenue journaliste à mon tour. Je l’ai d’ailleurs interviewée dans mon livre La réconciliation (Editions Marabout). Nathalie a toujours un pied dans la presse écrite mais son activité principale est désormais consacrée à l’accompagnement des enfants, des adolescents mais aussi aux parents qui ne savent plus comment répondre aux difficultés qu’ils rencontrent dans l’éducation. Elle a le don de déculpabiliser tout en soutenant. Ses méthodes sont concrètes et précieuses.

Photographie CAMILLE HIRIGOYEN

Au cours de cet atelier, nous verrons combien le domaine de la parentalité n’échappe pas aux croyances et aux programmes limitants. Ceux dont nous avons hérités dans nos familles comme ceux qui façonnent encore les barreaux d’un système en plein effondrement. Quels sont les enseignements spirituels qui peuvent nous permettre de distinguer ce qui sert le plus haut potentiel de ce qui étouffe et aliène ? Comment échapper à la comparaison, au jugement de soi et de l’enfant, tout en évoluant dans un contexte où l’évaluation est permanente ? Les questions posées par la parentalité sont des sources d’apprentissage sans limites pour les adultes. Une de mes enseignantes dit souvent que nos enfants sont nos maîtres spirituels car ce sont ceux qui nous confrontent le plus et nous obligent à regarder nos blessures non cicatrisées dans les moindres recoins…

au programme

L’atelier va se dérouler en plusieurs parties. D’abord et comme pour chaque atelier en ligne, une partie talk co-animée par Nathalie et moi : nous choisirons plusieurs situations récurrentes et problématiques rencontrées dans la parentalité (loin de nous l’idée de tout balayer, juste d’ouvrir des pistes de réflexion dans lesquelles beaucoup pourront se retrouver), puis nous vous proposerons des exercices pour identifier les codes auxquels vous vous soumettez (certains nous font du bien, d’autres non). Puis nous partagerons les enseignements (issus de la spiritualité pour ma part et du coaching/développement personnel du côté de Nathalie) qui peuvent nous inspirer au quotidien à soulager la pression dans le rapport parent enfant. Ensuite, nous ferons quelques mouvements de yoga et nous enchainerons avec de la méditation chantée (je partagerai des mantras pour les parents mais aussi pour les enfants !).

Photographie CAMILLE HIRIGOYEN

Pour qui ?

Tous les niveaux de yoga sont les bienvenus car l’atelier n’est pas centré sur la pratique. Cet atelier est pensé pour les parents mais si vous avez des difficultés avec vos parents, il devrait vous amener à mieux les comprendre. L’intention n’est pas de solutionner des problématiques ciblées du genre les terreurs nocturnes, l’échec scolaire ou les troubles du comportement alimentaire (qui méritent toutes un accompagnement thérapeutique adapté) mais d’offrir des clés de compréhension et de la hauteur dans une époque où règne la confusion. Vous ressortirez de cet atelier avec de nombreuses pistes de réflexion mais aussi des outils concrets que vous pourrez appliquer dans votre quotidien.

Prix et inscription

Jusqu’à présent les ateliers co animés coûtaient 34 euros. J’ai choisi d’aligner ce tarif avec celui des ateliers que j’anime en solo, c’est-à-dire 29 euros avec un replay de 8 jours jusqu’au 12 septembre 2021, 23h59 (heure française) ! Cet atelier a déjà eu lieu, vous ne pouvez plus vous inscrire mais il est encore disponible à la vente en replay au tarif de 29 euros, pour cela, merci de nous en faire la demande par email à l’adresse [email protected]. Le replay est disponible jusqu’à samedi 12 septembre inclus.

Photographie CAMILLE HIRIGOYEN

Merci à mon amie Camille Hirigoyen pour les photographies magnifiques qui accompagnent cet article!

Kavos studios à Sifnos

Kavos studios à Sifnos

Kavos studios à Sifnos

Situés au sommet d’une colline, au-dessus de la plage de Fasolou, à quelques minutes à pied de Faros sur l’île de Sifnos, les studios Kavos concentrent tout ce que j’aime : une vue spectaculaire, un calme absolu, beaucoup de simplicité et une équipe dévouée. Si vous aimez les ambiances de fête, le luxe et le room service, cet endroit n’est pas pour vous. Si vous ne supportez pas les familles avec des enfants riant autour de la piscine ou que vous rêvez de chaussons jetables emballés dans du film plastique, mieux vaut opter pour un autre hôtel. Mais si vous avez envie de fusionner avec les éléments et de lire sur votre terrasse privée, les orteils en éventail, en regardant les fleurs de bougainvilliers s’envoler vers la mer Égée, bienvenue à Kavos. Visite.

Maria à gauche et Vassiliki à droite les deux soeurs qui gèrent Kavos Studios

Un trésor bien gardé par Vassiliki et Maria

« Il n’y a pas de place dans mon hôtel habituel cet été, du coup j’ai réservé là, vois si ça te plait, ils ont l’air d’aimer le yoga d’après le site internet » m’a écrit mon amie Stéphanie le jour où j’ai décidé d’aller en Grèce sur un coup de tête. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre lorsque nous sommes arrivées à Sifnos avec ma fille. Kavos Studios n’est pas un hôtel. Cette série de petits studios indépendants et de maisons à partager sont gérés par deux sœurs, Vasiliki et Maria, dont les parents ont fondé cette propriété il y a plusieurs décennies. Toutes les deux tatouées, le visage nu et les cheveux aux vents, ces deux femmes de caractère sont aussi souriantes que déterminées à préserver l’âme de ce lieu. Elles s’étaient pourtant jurées qu’elles ne rejoindraient pas l’entreprise familiale et ont tout fait pour s’en éloigner dès qu’elles ont fini leurs études à Athènes. Pourtant, la vie les a finalement poussées à revenir et même à investir leurs deniers dans la rénovation des studios. Chaque année, elles réparent, rajeunissent et embellissent ce lieu qui a commencé par quatre petits studios au confort minimal, appréciés des hippies de passage qui squattaient l’ancienne plage nudiste juste en bas. Aujourd’hui, l’hôtel compte une dizaine d’habitations réparties autour d’une piscine avec vue panoramique.

la terrasse devant notre petit studio avec vue sur la plage de fasolou. Photographie lili barbery-coulon

Des petits studios tout équipés

Chaque studio dispose d’une kitchenette (frigo, plaques, vaisselle), d’une douche, d’un lavabo et d’un petit bureau. Dans les Cyclades, vous ne trouverez quasiment pas de baignoire, même dans les hôtels les plus luxueux, car l’eau manque. Les plus petits studios pour deux personnes font un peu plus de vingt mètre carré et jouissent tous d’une terrasse privée avec vue sur la mer. Certains appartements plus grands sont pensés pour des familles avec chambre double fermée et lits simples dans le salon mais il y a également des formats entre deux : lit double et deux lits simples dans la même pièce. Tous sont équipés d’air conditionné (mais on peut si on n’aime pas la climatisation comme moi, jouer avec les nombreuses fenêtres couvertes de moustiquaires pour aérer l’espace la nuit). En prime, une équipe de ménage adorable passe quotidiennement remettre la chambre au carré.

Photographies Lili Barbery-Coulon: notre lit double dans une chambre entièrement blanche avec tout ce qu’il faut + le Dakos du petit-déjeuner. Miam!

À table, autour de la piscine

L’offre servie au bar de la piscine est limitée mais délicieuse. Le matin, on prend son petit déjeuner près des transats sous un haut vent. Je vous recommande de tester leur Dakos, une spécialité locale : des morceaux de pain croustillant plongés dans une purée de tomates fraîches avec de la fêta, des câpres et de l’huile d’olive ; les amateurs de fruits frais apprécieront la salade servie sur du yaourt grec avec une cuillère de miel et quelques flocons d’avoine. On trouve aussi des œufs brouillés à la tomate servis sur du pain noir frotté à l’huile d’olive et une sélection de pains et confitures pour ceux qui préfèrent les tartines sucrées. Le bar est ouvert de 9h à 21h et l’on peut commander tout au long de la journée les plats proposés au petit déjeuner tout comme des club sandwichs, une salade grecque, une tarte fine aux épinards ou une quiche au fromage de brebis… D’autres clients préfèrent se préparer un frichti dans leur chambre ou aller dans l’un des restaurants de Faros. Ne vous arrêtez pas au restaurant sur la plage de Fasolou qui est toujours vide, montez la côte puis prenez le petit chemin jusqu’au port de Faros (10 minutes à pied max en partant de Kavos) et allez chez Limanaki, l’expert du poisson frais (pêche locale évidemment) et des aubergines grillées. À Faros, si vous traversez la plage, vous trouverez encore de nombreuses tavernes sans prétention. Elsa Wolinski qui est une habituée de l’île recommande celle de Dimitri (les tables bleues sous les arbres au bord de l’eau au bout de la plage). « Ce n’est pas le restaurant le plus raffiné de l’île mais impossible de résister à la gentillesse de Dimitri » dit-elle. On m’avait recommandé le restaurant Flaros tout près de Limanaki, j’ai été déçue par la cuisine mais l’équipe est absolument adorable. À droite de Faros, une petite épicerie très pratique attire tous les touristes de Faros qui disposent d’une cuisine dans leur chambre.

Photographies Lili Barbery-Coulon: en haut le bar où l’on déjeune près de la piscine, en bas les terrasses avec transats devant les chambres

A faire absolument lorsqu’on séjourne à Kavos

D’abord, prenez rendez-vous avec Maria pour un massage. Maria n’est pas seulement en charge des studios, elle est thérapeute, formée au reiki et au massage ayurvédique. Sa salle de soin est installé sous la piscine. J’ai écrit sur notre rencontre et les soins qu’elle propose dans cet article. Vous pouvez la contacter en direct via le site de l’hôtel ou bien via Instagram. Un soin coûte 65 euros et je ne sais pas combien de temps il dure habituellement. J’ai passé deux heures avec elle, c’était magique. Attention : elle ne donne pas plus de deux soins dans la journée donc réservez en amont. Si vous aimez la marche, partez très tôt ou bien avant le coucher du soleil vous promener sur les sentiers côtiers. Surtout, ne manquez pas la promenade qui mène au monastère de Chrisopigi : c’est l’église blanche qu’on aperçoit au loin, en face de Kavos Studios. Il faut une trentaine de minutes pour la rejoindre à pied et le chemin est splendide. Pour les marcheurs plus motivés, vous pourrez aller beaucoup plus loin. En une heure trente de l’autre côté de Kavos, vous serez à Kastro, le village forteresse avec la chapelle des sept martyrs plantée au sommet d’un rocher comme une presqu’île. Une merveille. Les amateurs de sport nautique trouveront probablement de quoi louer des paddles sur la plage de Faros (j’avoue, je n’ai pas cherché, je n’ai rien fait de la semaine à part glander sur mon transat).

Photographies Lili Barbery-Coulon: ce monastère est situé au bout de la terrasse avec piscine des studios Kavos, chaque matin, j’y suis descendue à pied pour ma pratique

Faut-il savoir conduire pour séjourner à Sifnos ?

Non ! Mais c’est hautement recommandé. Je n’ai pas mon permis de conduire (je sais, c’est honteux… don’t driving-licence-shame-me please !). Donc on a tout fait à pied et en taxi (mais on a très peu bougé). Comme il n’y a que dix chauffeurs sur l’île, ils ont le monopole niveau tarif… Quasiment tous les trajets coûtent 20 euros si bien que c’est devenu une blague avec ma fille « twenty euros » (en roulant le R) est devenu notre phrase du séjour à chaque fois qu’on tentait d’évaluer le moindre objet. Il y a aussi des bus mais pas toujours pratiques niveau horaires et tous les chauffeurs ne parlent pas anglais ce qui crée quelques surprises niveau destination. Reste les locations de scooter qui ne nécessitent pas d’avoir le permis de conduite (ça m’a fait trop peur) et les quads (pas pour moi). Dans tous les cas, ne manquez pas Kastro et sa chapelle dont j’ai parlée dans la paragraphe précédent (ça vaut largement les 40 euros aller retour!), la baie de Vathi si vous aimez les plages paradisiaques et sa taverne Tsikali (surtout connue pour sa sélection de fromages). À Vathi, il y a un louer de bateaux qui organise des croisières autour de l’île et louent des paddles, je n’ai pas eu le temps de tester mais leur site est très bien fait. Ils s’appellent Bloomarine. Mon amie et artiste Julie Safirstein m’a dit qu’il y avait au bout de la baie à gauche lorsqu’on regarde la mer un céramiste qui fait un travail exceptionnel… mais le jour où nous étions à Vathi, il faisait si chaud qu’on a eu la flemme de ressortir de l’eau. Ma copine Juliet Lancelot qui adore Sifnos m’a aussi parlé du restaurant Omega 3, bien connu de toutes les Cyclades pour ses préparations de poisson cru ultra frais et sa sélection de vins. Ma fille n’aimant pas le poisson, je n’y ai pas mis les pieds. J’irai la prochaine fois pour voir si ce que dit Gwyneth Paltrow sur Goop est vrai 🙂 Dans tous les cas: réservez! Un soir, allez faire un tour à Apollonia, la « capitale » de Sifnos. En août, j’imagine que c’est blindé de monde. Là, c’était très doux, joyeux et truffé de clichés grecs comme on les aime. Les sœurs de Kavos m’avaient recommandé le café tout simple Drakakis (tout près de la jolie boutique Colorès) mais j’ai fait plaisir à mon ado en allant chez Mamma Mia, l’italien en contre bas qui a une jolie vue sur la vallée. C’est assez bruyant car au bord de la route mais les pizzas sont bonnes et les légumes croquants (il y avait quelques italiens qui se régalaient, c’est toujours bon signe). En sortant du restaurant, remontez vers le village d’Artemonas, en prenant le chemin de pierre à travers la campagne. Vingt minutes plus tard, vous vous retrouverez au cœur d’un petit bijou blanc et ses maisons début XXème abandonnées au grand bonheur des chats errants. Ne comptez pas sur moi pour une liste exhaustive des activités ou bonnes adresses à Sifnos : j’ai surtout squatté le Kavos où j’ai réussi à lire avec bonheur, ce qui ne m’était pas arrivé depuis des mois.

Photographies Lili Barbery-Coulon: en haut le monastère de Chrisopigi à 30 minutes de l’hôtel à pied, en bas le port de Faros et ses tavernes

Est-ce que je retournerai à Kavos? ça coûte combien?

Oui! Et très bientôt d’ailleurs… J’ai eu un véritable coup de coeur pour cet anti-hôtel où je me suis sentie chez moi. Alors, combien ça coûte: 120 euros la nuit pour un petit studio pour deux personnes en juillet, celui que nous avions. J’ai payé près de 300 euros une nuit dans une chambre d’hôtel à Mykonos dont je n’ai pas parlé sur Instagram pour ne pas risquer de leur faire de la promo. Malgré le confort, la jolie vue et la gentillesse de l’équipe sur place (difficile de trouver un grec désagréable en fait, ils sont tellement gentils!), ça n’arrivait pas à la cheville de Kavos. Je ne sais pas combien coûte les plus grandes habitations la nuit ni si vous pouvez négocier une réduction si vous restez plus d’une semaine: contactez Vassiliki et Maria via leur site. Bon, pour cet été 2021, c’est râpé, c’est complet mais suivez l’hôtel sur Instagram car il arrive qu’elles aient des annulations de dernière minute. L’hôtel ferme de fin septembre jusqu’au mois de mai. D’après Maria, les mois les plus délicieux pour découvrir les Cyclades sont mai, juin et septembre. Pour la carte du restaurant, comptez 8 euros le plat.

Une autre vue de Kavos Studio. Photographie Lili Barbery-Coulon

comment rejoindre sifnos?

De Paris, il faut s’envoler pour Athènes et prendre le bateau du Pirée, le port d’Athènes. Sinon, il existe des vols directs pour Mykonos et même pour Paros l’été, mais attention les prix sont souvent très élevés et il y a moins de choix pour les transferts en bateau. Si vous avez le mal de mer, choisissez les gros ferrys et évitez les petits bateaux qui foncent à toute blinde. On a failli mourir asphyxié par l’odeur du vomi avec ma fille lorsqu’on a quitté Sifnos sur un seajet ultra rapide, un jour de mer démontée. Notez aussi qu’il peut y avoir du retard dans les bateaux, ils ne sont pas toujours pile à l’heure et quand la mer est trop forte, ils sont carrément annulés. Mieux vaut en avoir conscience avant d’acheter ses billets. Pour les horaires de bateau, comparez toutes les compagnies sur le site Open Seas. Si vous avez d’autres questions concernant l’organisation d’un voyage dans les Cyclades, je vous recommande de missionner Thedda que j’ai découverte grâce à vos recommandations sur Instagram. Son compte s’appelle Oohmygreece , elle ne gère pas les réservations d’avion, je l’ai contactée pour m’aider à fluidifier les trajets de bateau d’une île à l’autre (nous sommes allés à Antiparos juste après), elle est super réactive et comme elle est grecque et qu’elle connait par coeur ces îles qu’elle aime plus que tout, cela facilite beaucoup les échanges en amont avec les locaux. Ah oui, j’oubliais, une location de voiture coûte environ 20 euros par jour lorsqu’on s’y prend à l’avance, c’est nettement moins cher qu’un aller retour en taxi, donc pensez à réserver votre véhicule…

Remember who you are

Remember who you are

Remember who you are

Les enseignements sacrés sont partout. A chaque instant. Hier midi, j’ai encore reçu une confirmation d’un de ces fondements. Une histoire de massage qui pourrait paraitre banale. Pourtant, elle donne une toute autre dimension à mon séjour à Sifnos. Récit.

Je suis soutenue. Je suis guidée. Même lorsque je me sens abandonnée ou oubliée. Je suis constamment guidée. J’en reçois des preuves en permanence. Je n’ai qu’à ouvrir mes yeux pour m’en apercevoir. Je demande et je reçois. C’est manifeste. Voilà ce que j’enseigne dans mes cours de kundalini yoga. Or, hier, j’ai vécu un instant qui ressemblait à une confirmation bouleversante de ce principe fondateur.

Photographie Lili Barbery-Coulon, sur le mur de la salle de soin de la thérapeute Maria Fota à Sifnos

Mon séjour en Grèce n’était pas prévu. Il y a un mois pile, je ne savais pas que je viendrai dans les Cyclades. J’étais débordée par la rédaction d’un projet dont je n’ai pas encore le droit de parler, par une longue période de recrutement chronophage, par l’organisation de plusieurs événements et la charge d’emails reçus quotidiennement qui ne désemplissaient pas, sans parler de mes cours hebdomadaires. Je retrouvais des sensations que j’ai décrites dans le chapitre « ralentir » de mon livre La réconciliation (Editions Marabout). J’étais d’ailleurs exaspérée par ce vieux schéma de retour. Mais la vague était irrésistible, il y avait tant à faire et l’énergie en présence me portait. Elle me permettait aussi de ne pas trop m’attarder sur le deuil difficile d’une maison à laquelle je me suis profondément attachée et dans laquelle il ne m’est plus possible d’aller, pour le moment. Un matin, alors que je partais rejoindre des élèves pour une sadhana sauvage improvisée à la dernière minute sur les quais de Seine, j’ai tapé mon pied dans un tapis. Sans m’en apercevoir immédiatement, je me suis cassée une petite articulation à la racine d’un orteil. Le soir même, j’ai dû annuler tous mes rendez-vous et me soumettre à l’exigence de mon corps qui réclamait du repos. J’étais furieuse de m’être faite « prendre » comme une débutante. « Il faut lever le pied » a suggéré mon entourage comme mes abonnés sur Instagram. J’avais bien compris et cela m’agaçait ; comme un retour sur une case du jeu que je connais déjà. Je médite quotidiennement, j’écris quotidiennement, mes journées sont entièrement dédiées à la guérison sous toutes ses formes. J’étais totalement consciente du mécanisme en marche et de l’état de séparation dans lequel je me trouvais.

Photographie Lili Barbery-Coulon. Sifnos.

C’est en écoutant des élèves devenues mes amies me parler de leurs vacances en Grèce que l’idée a germé. Noyés dans ma longue liste de choses à faire, il y avait ces trois points : trouver un cadeau spécial pour ma fille, aller visiter de nouveaux lieux pour des retraites de yoga, ne pas oublier d’utiliser mon avoir last minute.com avant qu’il ne soit périmé. Allongée sur mon lit, l’ordi sur les genoux, une idée m’a traversée comme une étoile filante. Et si je partais une semaine dans les Cyclades au tout début du mois de juillet ? Cette fulgurance était si folle et si joyeuse que j’ai aussitôt reconnu les battements de mon cœur exalté. Et ça, je le sais, c’est précieux. Lorsqu’une telle joie apparait, je sais que je dois m’incliner devant elle et la laisser faire. Même si ça n’a aucun sens au regard de ce qui raisonne en moi. J’ai appris à l’identifier et à l’écouter. C’est un GPS, un système d’autoguidance, un signal cosmique qui bastonne mes cellules : « Ding Ding Ding, alerte à toutes les voitures, la joie vient de parler, inclinez-vous sans broncher ». Ça n’avait aucun sens de partir début juillet alors que mes vacances sont prévues en août et que je pars former des élèves la deuxième quinzaine de juillet. Ça n’avait aucun sens d’embarquer ma fille dans ce délire à deux et c’était sans doute un cadeau démesuré. Ça n’a aucun sens d’alourdir mon bilan carbone avec un trajet en avion . J’ai choisi de privilégier l’intuition de ma joie à l’écoute de mon mental et je me suis souvenue de cette citation : “Act on your highest excitement, to the best of your ability, with zero insistence on the outcome, trusting that your Highest Mind will manifest what you truly need. And then, whatever manifests, know that: that’s what serves you in the best possible way”. Cette citation de Bachar – un esprit éveillé – canalisé par l’américain Darryl Anka (même principe que le livre Conversations avec Dieu de Neale Donald Walsch pour ceux qui connaissent mais dans un genre très différent) signifie : « Agissez à partir de votre plus grande exaltation, faites de votre mieux, sans le moindre attachement au résultat, en faisant confiance à votre esprit le plus élevé afin qu’il manifeste ce dont vous avez véritablement besoin. Puis, quelle que soit la manifestation, rappelez-vous que c’est ce qui sert votre plus haut potentiel ». En dix minutes chrono et dans une grande fluidité, j’avais nos billets d’avion, une réservation confirmée dans un lieu inconnu à Sifnos recommandé par mon amie Stéphanie (« je n’y suis jamais allée mais ça pourrait te plaire, ils organisent des retraites de yoga là-bas ») et un sourire béat scotché sur mon visage.

Photographie Lili Barbery-Coulon. L’église au bout de la colline où sont installés les Kavos studios

Dimanche, sur le port de Mykonos, en attendant notre bateau pour Sifnos, j’ai regardé les bleus intenses de la mer et j’ai ressenti un premier soulagement corporel. J’identifiais un nœud cadenassé en moi dont je n’avais pas encore cerné les contours. Une petite prison verrouillée à double tour. Je ne fais pas partie de ceux qui ont été sévèrement impactés par la crise sanitaire. Je n’ai pas été malade, ma famille non plus, aucune personne de mon entourage proche ou lointain n’a été hospitalisée, je n’ai pas perdu mon emploi ni fermé mon entreprise et si les confinements ont été difficiles à Paris, je ne peux pas me plaindre d’habiter dans une chambre de bonne seule ni de subir un environnement violent. Cependant, en regardant la mer qui m’inspirait une liberté illimitée, j’ai eu envie de pleurer. J’avais oublié ma propre insouciance. Je la retrouvais. Une fois à bord du bateau, j’ai eu l’impression de me blottir dans les bras de la mer. Une mère universelle qui berce inlassablement. Tout m’a paru tranquille. En suspension.

Photographie Lili Barbery-Coulon. Dans la salle de soin de Maria Fota

Lorsque j’ai découvert Kavos Studios où nous séjournons, il ne m’a pas fallu trente secondes pour savoir que j’avais déniché une pépite. Vassiliki et sa sœur Maria nous ont accueillies avec une soupe fraiche de pois chiche devant la piscine qui surplombe ces petits appartements loués avec un service hôtelier. J’ai échangé quelques mots avec Maria et j’ai aussitôt compris que nous avions mille choses en commun. Maître reiki, masseuse ayurvédique, Maria est formée à des techniques de guérison qui me sont toutes familières. Nous partageons le même vocabulaire. Je pourrais finir chacune de ses phrases et vice versa. Ses mots, sa manière d’être, sa complicité avec sa sœur, tout comme le lieu familial qu’elles ont rénové avec la fraicheur de leur trentaine : tout me mettait en joie. « Ding ding ding, tu es au bon endroit » !

Photographie Lili Barbery-Coulon. La salle de soin balayée par le vent de Maria Fota à Kavos Studios, Sifnos

Hier, après trois jours à sillonner l’île, ses plages et ses tavernes sans prétention, j’ai pris rendez-vous avec Maria pour un massage. Elle m’a conduite dans une pièce sous le bar de la piscine. Sur l’un des murs, les mots « Remember who you are ». C’est exactement ce que l’on signifie lorsqu’on chante Sat Nam à la fin d’un cours de kundalini yoga : souviens-toi de la vérité de ton essence. Le parfum de la sauge, celui des essences de plante, les bougies et l’encens, chaque détail m’a mise à l’aise. Lorsque Maria m’a demandé quelle était mon intention pour le massage, j’ai entendu clairement en moi : « C’est pour ça que tu as été guidée jusqu’ici ». Alors, je lui ai parlé d’un événement très intime, un recouvrement de mémoire traumatique survenu début 2020 au cours d’une méditation. Je lui ai dit que j’étais engagée depuis dans un processus de guérison très profonde, pas toujours très confortable, mais résolument nécessaire. Tous les mots qu’elle a ensuite posés sont ceux que j’emploie lorsque j’accueille ce genre de témoignage. J’étais si émue de m’ouvrir à recevoir cette douceur à mon tour. Le massage a commencé et j’ai relâché les armes que je tenais encore. J’étais dans un demi sommeil rythmé par des visions et des sensations très courtes de chute libre, la chair totalement abandonnée aux mains de Maria. A la fin du soin, huilée de la tête au pied, j’ai entendu à nouveau « tu as été guidée jusqu’ici ». Dans l’une des pages de mon journal quelques semaines plus tôt, j’avais écrit : je m’ouvre à recevoir le soutien et la guérison dont j’ai besoin. J’ai alors partagé le message reçu avec Maria. Nous nous sommes serrées dans les bras. C’était indescriptible.

Photographie Lili Barbery-Coulon. Sifnos

« Agissez à partir de votre plus grande exaltation, faites de votre mieux, sans le moindre attachement au résultat, en faisant confiance à votre esprit le plus élevé afin qu’il manifeste ce dont vous avez véritablement besoin. Puis, quelle que soit la manifestation, rappelez-vous que c’est ce qui sert votre plus haut potentiel ». Promis, je consacrerai bientôt un article à Kavos Studios afin que vous ayez les informations dont vous avez besoin si vous choisissez de venir un jour jusqu’à Sifnos.

La plantation: une oasis végétale dans le bitume

La plantation: une oasis végétale dans le bitume

La plantation: une oasis végétale dans le bitume

De l’espoir et de l’amour : voilà ce que j’ai reçu en visitant la ferme urbaine La Plantation au début du mois de juin 2021. Une oasis de permaculture située Porte de la Chapelle à Paris. Un pied de nez au bitume et au chaos de la ville. Visite.

La saison des éclipses qui a précédé le solstice d’été m’a donné l’impression d’entrer dans un extracteur à jus émotionnel. La sensation d’être plaquée contre les parois d’une machine à une vitesse élevée pour me délester de mes propres épluchures et récolter l’essence. J’étais rincée et je ressentais une tristesse en dissonance avec la réouverture des terrasses et la fin tant attendue du confinement. J’observais la précipitation générale à retrouver son rythme et ses habitudes « d’avant » avec à la fois de la joie et une crainte intérieure : et si tout retournait à la « normale » ? Et si la perspective d’une issue nous faisait oublier toutes les prises de conscience que cette épreuve nous a offertes ? Alors, ça y est, on repart avec nos rythmes déchainés, allez hop fini le télé travail, tout le monde au bureau, tout le monde en bagnole, rien à foutre de la planète maintenant qu’on n’en est plus privé, on n’va pas en plus déprimer avec le rapport du GIEC, foutez-nous la paix avec l’immunité, on s’en cogne de prendre soin de nous, c’est fini, circulez y’a rien à voir… Je sais que ce n’est pas parce que l’énergie s’accélère à nouveau à l’extérieur que cela signifie qu’on a tiré la chasse sur les découvertes que nous avons douloureusement faites sur nous-mêmes ces quinze derniers mois. Je sais que je ne suis pas la seule à appeler de mes vœux l’émergence d’un nouveau monde. Je sais aussi que cette peur m’appartient et qu’elle parle plus de moi que des autres. En tous cas, c’est l’état dans lequel je me trouvais lorsque j’ai découvert La Plantation.

Photographie Lili Barbery-Coulon

tout quitter pour planter un jardin dans la ville

La veille, Marie Chavarot – qui a rejoint la famille d’agriculteurs créateurs du réseau Le Bon Plant – et la journaliste Camille Labro avaient toutes les deux réagi à une annonce que j’avais publiée sur Instagram, demandant à mes abonnés de m’aider à trouver un grand espace pour organiser un cours de yoga en plein air. Alertée par ces deux expertes de l’alimentation consciente, j’ai contacté Sarah Msika la fondatrice et nous nous sommes rencontrées le lendemain après-midi dans la ferme parisienne qu’elle a créée. Le long des voies ferrées et des chantiers à l’extrême Nord de Paris, se trouve un paradis insoupçonnable. Sur les toits de bureaux fraichement construits, un potager en permaculture, une serre gigantesque remplie d’herbes fraiches cultivées en bioponie, une grange en verre, une terrasse vertigineuse donnant sur le Sacré Cœur et les trains de banlieue. La peau tannée par le potager et la silhouette gracile, Sarah s’est avancée vers moi et m’a fait visiter les sept mille mètres carré où elle a construit son projet en octobre 2020. Nous avons commencé la visite par la serre en verre made in France (suffisamment rare pour le noter) de 1200m2 où des variétés hallucinantes de basilic, aneth, coriandre, persil, de micro pousses, de tagette et d’herbes variées poussent sur des tables à l’abri du vent. L’énergie utilisée provient du data center sur lequel la serre est installée : on récupère la chaleur des ordinateurs et des bureaux pour faire pousser des plantes fragiles ! Saviez-vous que la plupart des herbes fraiches que nous consommons sont importées de l’étranger ? Ne comprenant pas cette hérésie, Sarah a quitté une vie professionnelle confortable pour monter ce projet fou : faire pousser des plantes sur les toits afin de les distribuer aux urbains qui ont perdu le goût du bon produit.

Photographie Camille Hirigoyen

créer de l’impact positif à tous les niveaux

Immédiatement repérées par les plus grands chefs parisiens, les produits issus de La Plantation ne se contentent pas d’être bons pour l’environnement et la santé de ceux qui les mangent. Ils sont délicieux. Et Sarah Msika comme son associé Sidney Delourme qui l’a rejoint dans cette aventure n’ont pas l’intention de réserver ces produits aux seuls chanceux qui fréquentent des restaurants étoilés. En plus de distribuer ces plantes dans des épiceries conscientes, ils se sont battus pour diffuser leurs herbes fraiches chez Monoprix et Franprix à Paris. Pourquoi ? Parce que l’accès aux bons produits ne devrait pas être exceptionnel mais évident. Restait à solutionner le problème du packaging qui permet de conserver la fraicheur de ces plantes biberonnées aux algues et aux minéraux : « Nous avons développé un emballage en sucre de canne qui est totalement compostable, répond Sarah. Je précise que le sucre n’est pas cultivé pour la production de ces packagings, nous utilisons un résidu de la culture du sucre de canne. » Chaque étage du projet est pensé pour avoir un impact positif sur le vivant, qu’il s’agisse de la santé du consommateur ou celle de la planète. Le potager de 1500m2 qui se trouve derrière la grande terrasse en est un autre exemple : certes la parcelle est minuscule mais les principes de la permaculture lui offrent un rendement d’une abondance incroyable.

Photographies Lili Barbery-Coulon (ci-dessus, la serre où sont cultivées les plantes en bioponie)

retrouver l’espoir

Alors que des grues transportent des dalles de béton à quelques mètres de là, que les trains crissent sur les voies ferrées au rythme des marteaux piqueur tentant de percer un sol déjà bien torturé, les pois gourmands et les framboisiers se dressent vers le ciel. Ils ne sont pas impressionnés par la folie des hommes entassés dans des boîtes de béton. Ils ne les jugent pas. Ils semblent débordés de générosité et d’affection. Ce matin-là, j’avais commencé ma journée par une sadhana (pratique matinale de kundalini yoga) sauvage improvisée avec quelques élèves sur les quais de Seine. J’avais besoin d’air et d’espoir. Je me suis cassée une minuscule articulation du pied juste avant de partir les rejoindre, en tapant mes orteils contre un tapis. J’étais agacée par la symbolique (parfois les signes envoyés par l’Univers ne sont pas ceux que l’on attendait), je m’en voulais d’être aussi brutale. Et puis le chant de nos voix mêlées m’a réconfortée. Ré-unie. Or, lorsqu’on vibre cette fréquence d’unicité, on ne peut qu’attirer des situations en relation avec cette énergie. La découverte de la Plantation l’après-midi même est arrivée comme un cadeau. Une main posée sur mon épaule qui murmure : « Garde espoir. Nourris-le. Ne te laisse pas coloniser par tes ombres. La beauté existe. La lumière est toujours là. Cesse de focaliser sur ce qui ne te convient pas. Regarde tout ce qui est déjà là. Observe les miracles, les cadeaux. Investis toute ton énergie à diffuser ce message. Contamine par ta joie et ton enthousiasme. »

Photographies Camille Hirigoyen

quand tout est fluide…

Assises sur les marches devant la terrasse, j’ai regardé Sarah et je lui ai confié combien la rencontrer et visiter son projet m’avaient fait du bien. Elle avait l’air troublé à son tour. C’était vraiment un instant suspendu. Imaginez combien elle a bataillé pour faire construire cet espace et lui permettre d’exister. Imaginez les montagnes à déplacer et l’argent à trouver. Imaginez tous les sacrifices personnels et financiers mais aussi le courage qu’il a fallu pour surmonter le jugement de ses proches la prenant pour une cinglée de se lancer dans la culture du basilic Porte de la Chapelle ! Mon émotion a résonné avec la sienne. Elle n’en revenait pas que je sois aussi touchée. Alors, on est resté là avec nos deux cœurs grand ouverts et on a imaginé un atelier yoga et présentation du lieu. La météo semblait plutôt clémente. On s’est précipité sur la date du 16 juin, j’ai écrit le texte présentant l’atelier le lendemain, Sarah l’a publié et mis en vente aussitôt et nous avons vendu les 90 places en moins d’une heure. Tout était fluide, simple, facile. A 6h du matin, avant l’arrivée des élèves le 16 juin, j’étais seule (enfin pas tout à fait, un voisin nu comme un vers me regardait de son balcon saluer le soleil avec mes asanas) sur la terrasse. Je n’arrêtais pas de répéter : « merci la vie, merci, merci, merci, merci ». La suite de la matinée s’est déroulée sous le signe de la gratitude. Mon intention était de mobiliser l’énergie du groupe au service de la terre, celle du potager derrière nous, celle des plantes sous la serre mais aussi celle qui sommeille sous le béton parisien. Nous avons chanté le bhakti mantra (Adi shakti namo namo…) afin de nous incliner devant cette force de vie qui fait battre nos cœurs, hisse les pousses vers le soleil et fait tourner les planètes sur elles-mêmes. C’était magique.

Photographies Camille Hirigoyen

promis, il y aura d’autres événements à la plantation…

Il y aura d’autres ateliers à La Plantation. J’ai organisé dans la grange de verre une sadhana le 21 juin pour le solstice d’été, la salle est incroyablement belle, la sonorité idéale et le volume suffisamment grand pour accueillir un large groupe, ce qui me donne l’espoir de vous y retrouver en toutes saisons. Je vous tiendrai au courant dans mes prochaines newsletters (pour s’inscrire, c’est sur ce site, barre latérale à droite si vous lisez sur un ordi, ou scrollez tout en bas pour trouver la boite ad hoc). La porte de la Chapelle, c’est un peu le bout du monde pour beaucoup de Parisiens et de banlieusards installés au Sud ou à l’Ouest. Mais le lieu vaut le détour. Quant à ceux qui voudraient goûter aux produits de La Plantation, allez faire un tour sur le site de la ferme ou écrivez à [email protected] pour connaitre les lieux où sont distribués leurs légumes. Vous ne le regretterez pas : je suis en train de préparer un déjeuner avec leurs petits pois et j’ai l’impression d’avoir de l’or dans les mains. Le nouveau monde est bel et bien là.

Sarah msika Photographiée par Alain Sevias

Merci infiniment à Camille Hirigoyen pour son talent extraordinaire et ces photos (vous ne devriez pas avoir de mal à distinguer les siennes dans cet article!) qu’elle a saisies le 16 juin 2021 au matin. 

Nabhi Kriya challenge: comment s’y mettre ?

Nabhi Kriya challenge: comment s’y mettre ?

Nabhi Kriya challenge: comment s’y mettre ?

Marre d’entendre parler du “nabhi” sans comprendre de quoi il s’agit? Cet article est pour vous!

Vous m’avez sans doute entendu en parler sur les réseaux sociaux et vous ne savez pas ce qu’est « le nabhi ». Nabhi signifie nombril. Serait-ce un kriya pour ne plus s’intéresser qu’à son nombril ? Disons plutôt qu’il permet de réveiller la réserve d’énergie vitale qui se trouve en dessous du nombril. Ce centre puissant est reconnu dans toutes les traditions mais porte des noms différents. Les yogis s’en servent pour ouvrir et activer le 3e chakra, ce vortex énergétique qui nous permet de concrétiser nos rêves et nos idées dans la matière. Le nabhi kriya le plus connu est un set de seulement 6 postures. Je les ai enseignées en format express dans la dernière méditation enregistrée sur Instagram afin que vous puissiez la pratiquer au quotidien en vous levant. Le vendredi 28 mai, j’ai commencé à enseigner des versions plus longues dans mes cours sur Zoom. Nous avons démarré en tenant la moitié des timings des postures 1, 2, 3 et 4 (mais nous avons gardé les durées complètes pour les deux derniers exercices). Nous avons augmenté un peu les temps le mercredi 2 juin. Nous passerons une nouvelle étape le mercredi 9 juin. L’idée est de construire une structure musculaire abdominale solide pour arriver à tenir les durées complètes, c’est-à-dire 10 minutes pour la première posture, 5 minutes pour les deux suivantes, 15 minutes pour la 4e (les deux dernières n’étant pas particulièrement difficiles à traverser). Il existe une variation du nabhi proposé dans l’école où j’ai été formée qui corse un peu la donne. Elle aurait été enseignée de cette manière par Yogi Bajhan, le maître indien qui a introduit le kundalini yoga en Occident. Les durées complètes sont de 12 minutes pour la première posture et de 16 minutes pour la 4e (bon à ce stade, une minute de plus ou de moins, pas de problème), mais surtout on décolle la tête et le buste du sol en disant Wah (contraction de wahe) en remontant et on revient s’allonger au sol en disant Guru.

Pourquoi s’engager dans 40 jours de nabhi kriya ?

Pourquoi pas ? Je plaisante bien sûr. Rien ne vous y oblige et vous pouvez tout à fait continuer à vivre normalement sans cycle de 40 jours de nabhi kriya. La première fois que j’ai fait 40 jours de nabhi kriya c’était en 2017. Puis c’est devenu un genre de rituel chaque printemps. Sauf l’an passé… j’avais trop à faire avec les méditations en direct sur Instagram pour m’engager simultanément sur un challenge de 40 jours le matin. Chaque cycle a été différent. Mes motivations pour m’engager sur ce chemin ont été différentes. Les bénéfices ont tous été différents. C’est pourquoi lorsque vous me demandez sur Instagram quelles vertus ce kriya peut vous apporter (en dehors d’une sangle abdominale en béton), vous répondre vous priverait de vos propres découvertes. La répétition quotidienne ancre l’enseignement dans les cellules. Le corps s’habitue aux mouvements et nous ouvre ainsi de nouvelles manières de percevoir. Mais la partie physique est minuscule comparée aux enseignements énergétiques. Le nabhi kriya redistribue l’énergie et c’est frappant dès les premiers jours. Il active le feu digestif (c’est-à-dire votre propre capacité à métaboliser, à transformer et à digérer les aliments comme les émotions), le rééquilibre lorsque c’est nécessaire, agit comme de la vitamine C sur les organismes apathiques et donne envie de manifester ses projets et cesser de procrastiner. Il me donne aussi la sensation que tout est possible et que je suis aussi gracieuse qu’un oiseau en plein envol (sans doute grâce à la quatrième posture).

Pour trouver ces images, tapez nabhi kriya sur votre navigateur!

Est-ce trop tard pour commencer ?

NON!  Vous pouvez vous ouvrir à l’aventure d’un cycle de 40 jours quand vous le souhaitez. Vous pouvez commencer par la version express en utilisant ma dernière vidéo sur IGTV. Puis augmenter les durées de chaque exercice petit à petit pour arriver aux durées totales recommandées. J’ai aussi expliqué ce kriya dans l’une de mes stories mises à la une sous mon profil Instagram « Kundalini tips » : regardez et en avançant  Mercredi 9 juin 2021 à 7h30 (avec un replay valable pendant 48h), nous nous rapprocherons des durées complètes. Une marche après l’autre. Mais le but n’est pas d’atteindre 10 minutes de levers de jambes alternées. Il n’y a rien à gagner. Personne ne viendra vous offrir une médaille. Peut-être que cinq minutes vous enseigneront bien plus sur vous que n’importe quel autre exercice. Le kundalini yoga n’est pas de la gym tonique. L’idée est de pratiquer en conscience et d’observer, de ressentir ce qui est en train de se dérouler dans le corps, dans le mental, dans le corps émotionnel et dans vos corps énergétiques.

attention au bas du dos dans cette posture, si c’est trop difficile, les bras tendus, glissez les mains sous les fesses pour les rehausser

Quelles sont les contre-indications ?

Si vous êtes enceinte, ce kriya n’est pas adapté à votre état. Évidemment, si vous êtes une yogini chevronnée et que vous avez l’habitude de pratiquer beaucoup de kundalini, que vous connaissez votre corps et que vous êtes à un stade de grossesse qui vous permet encore ces mouvements, dans la douceur et dans l’écoute, pourquoi pas… Mais dans ce cas, parlez-en à votre sage-femme, votre doula ou le référent médical en qui vous avez confiance et qui vous accompagne dans cette grossesse. Sachez aussi que si vous souffrez de cycles menstruels extrêmement abondants, le nabhi peut avoir des effets sur le flux en l’augmentant (n’hésitez pas à faire une version express les deux premiers jours du cycle si vous vous engagez dans un challenge de 40 jours). Si vous avez le dos très cambré et que vous ne savez pas rétroverser légèrement votre bassin, c’est à dire absorber le nombril dans les exercices pour protéger vos lombaires, je vous recommande de placer systématiquement vos mains sous les fesses (y compris et surtout dans la posture n°2). Si vous sentez que vous avez de plus en plus mal dans le bas du dos en pratiquant, ne forcez pas comme une brute. Faites-en moins, ralentissez, vérifiez votre positionnement et empêchez la chute brutale des talons dans le sol en déroulant le dos lorsque vous posez chaque jambe au sol. Dans le tout dernier exercice, engagez le périnée en serrant les fesses (surtout lorsque vous remontez les bras vers le ciel) pendant toute la durée du mouvement. Si les douleurs persistent et qu’elles ne sont pas liées aux courbatures, il vous faudra peut-être renoncer à ce challenge. Enfin, c’est complètement normal d’avoir des courbatures aux abdominaux, aux ischio jambiers (les muscles à l’arrière des cuisses), parfois au psoas et aux muscles lombaires.

Est-ce que c’est grave si on loupe un jour sur les 40 ?

Ce n’est pas grave mais il faut recommencer depuis le début : 40 jours d’affilée sans interruption, c’est vraiment sans aucune interruption.

Est-ce que je vais enseigner uniquement le nabhi kriya dans mes prochains cours ?

NON. Aujourd’hui, j’ai fait mon 10e jour sur 40, soit un quart. Je vais probablement enseigner ce kriya une fois par semaine jusqu’à début juillet. Mais j’agis au fil de ma joie et je n’ai pas de plan précis donc on verra bien. Si vous détestez ce kriya (ha ha ha c’est que vous en avez absolument besoin !) ne vous inquiétez pas, je change sans arrêt de proposition dans mes cours hebdomadaires et je spécifie lorsqu’il s’agit du nabhi dans la page planning.

Est-ce qu’on doit méditer après le nabhi kriya ?

On ne DOIT rien du tout. Mais quelle récolte merveilleuse dans le temple du cœur lorsque cette réserve d’énergie vitale a été redistribuée harmonieusement ! Ce serait dommage de ne pas savourer le nectar que vous avez généré par vous-même. Toute l’agitation du kriya (qui signifie action) permet de neutraliser les attaques du mental mais surtout d’éveiller la conscience. Or c’est dans cet état d’éveil que la méditation est la plus facile à expérimenter, pas lorsque vous sortez du boulot la tête remplie de votre to do liste interminable. A la fin du nabhi kriya, chantez le mantra qui vous appelle (si vous êtes engagés dans un cycle de Mul Mantra, vous pouvez le chanter avant ou après votre relaxation). Le nabhi kriya est un socle solide. Une fois cette fondation posée, l’espace du cœur est prêt à s’ouvrir et à recevoir : n’importe quel mantra aura un écho particulier après cette pratique.

Rendez-vous mercredi 9 pour ceux qui ont envie de monter en puissance niveau Nabhi. Quant à tous ceux qui me réclament un cours tonique d’une heure pile à l’heure du déjeuner, je propose ce jeudi 10 un cours test qui s’appelle KUNDALINI FIX: 30 minutes de sueur, 15 minutes de méditation et une relaxation pleine d’énergie de guérison. A ce soir pour un cours ouvert à tous les niveaux lors duquel nous allons travailler notre 6e sens, c’est à dire notre 6e chakra, porte de notre conscience et troisième oeil qui vous permet de voir ce que vos yeux ne vous diront jamais. LOVE AND LIGHT!

Communiquer avec le Soi ou avec le Moi

Communiquer avec le Soi ou avec le Moi

Communiquer avec le Soi ou avec le Moi

Samedi 3 avril 2021, j’ai encadré un atelier sur Zoom baptisé « Instagram et Conscience » dans lequel j’ai expliqué comment j’applique les enseignements issus du yoga dans mon quotidien et en particulier, sur ce réseau social. Il a duré deux heures trente. On n’a pas chômé ! Si nous avions été réunis dans une salle, j’aurais probablement prolongé la séance une heure de plus pour répondre à des problématiques individuelles. Cet atelier n’avait pas pour intention de faire la promotion d’Instagram. Il n’était pas pensé pour les enfants. Je l’ai imaginé pour les adultes qui ressentent l’envie d’utiliser ce réseau, d’y créer des contenus et qui se sentent empêchés par leurs propres limitations.

Ce post n’est pas un résumé de ce que j’ai transmis (si vous souhaitez avoir accès à l’enregistrement actif jusqu’à dimanche 11 avril 23h59, c’est encore possible cette semaine : écrivez-moi à [email protected] et je vous donnerai la marche à suivre pour le rachat en ligne) mais une extension qui peut être appliquée à n’importe quelle action du quotidien. Je pratique cela intensément. C’est très exigeant mais une fois que l’on a goûté à cette mécanique, il est impossible de revenir en arrière tant c’est libérateur.

Comprendre de quel endroit on agit

Si vous avez déjà fait l’expérience d’une méditation profonde qui vous a conduit à ressentir l’unité dans tout votre être, vous savez qu’il existe un accès vers la totalité de tout ce qui existe. Vous l’avez peut-être déjà vécu ou cours d’une randonnée ou devant un paysage à couper le souffle. L’impression d’être une partie intégrante des montagnes, de l’océan, de la terre et des arbres. Vous l’avez sans doute déjà ressenti au cours d’un effort physique, un concert, un bain de gong, un cours de kundalini yoga, une relation sexuelle épanouie ou même sans rien faire de particulier en contemplant un instant de silence. Dans ce « lieu » non géolocalisé et serein, on peut observer ses émotions et ses pensées se mouvoir puis se dissoudre. Dans cet espace sans contour, la temporalité telle qu’on la connait n’existe plus. Inutile d’être sous substance pour connaitre cet état d’être ni avoir un don particulier. Je ne suis pas en train de décrire des phénomènes hallucinatoires. Je suis convaincue qu’on a tous déjà eu une expérience de cet ordre. Mais il est possible qu’on l’ait oubliée ou qu’on ne l’ait pas encore identifiée. Plus on médite, plus vite on peut rejoindre cette fusion avec notre conscience supérieure. Beaucoup en font l’expérience de manière fugace. Les mots qu’on utilise pour décrire ce que l’on ressent dans le « un » ont tendance à réduire cette plénitude extatique. C’est un état de non-séparation. Les comparaisons et les jugements n’existent plus à cet endroit. On se sent parfait tel que l’on est. Le « je » en tant qu’identité se fond dans le « Soi illimité ». Le « deux » dans le « un ». Il n’y a aucune séparation entre les terriens, animaux ou humains, entre les végétaux et les minéraux, le plein et le vide, les planètes et le cosmos tout entier. Ni la Terre ni la Lune ne sont séparées de nous lorsque nous atteignons ce bliss. Nous ne faisons qu’un avec tout ce qui est. Et nous prenons alors conscience que nous sommes bien plus grands que l’identité étriquée à laquelle nous sommes tant attachés. Un flot d’amour et de lumière traverse chacune de nos fibres, de nos cellules et bien au-delà de ce que le mental est capable de saisir. Il n’y a d’ailleurs plus rien à comprendre dans l’unité. Plus besoin de convaincre ni d’argumenter, toute la connaissance semble offerte abondamment sans effort. Dans cet état d’être, le manque n’existe pas. On se sent submergé par tellement d’amour qu’on a le cœur qui explose. On ne ressent plus l’amour, on l’est complètement.

Plus on pratique, plus cet état d’être, cette relation avec la conscience qu’on appelle supérieure (pour schématiser l’idée qu’on aurait grimpé d’un étage mais qui au fond est juste la conscience pure) va se déployer. Même quand les circonstances extérieures sont merdiques, lorsque l’on est serré comme une sardine dans le métro, que l’on est bloqué dans les embouteillages ou que l’on traverse une épreuve difficile. La répétition à travers la pratique (ou ce que vous avez trouvé pour ressentir l’unité) va, au fil du temps, permettre à la fois de s’apercevoir lorsqu’on est séparé de cet état et d’y retourner aussitôt.

Or, lorsqu’on prend nos décisions en nous laissant guider par le Soi, tout s’aligne. On se sent soutenu et aimé, on a confiance en la vie et en l’avenir. Et le plus fou, c’est qu’en se faisant, on se met naturellement et authentiquement au service du collectif. L’impact des actions pilotés par le Soi supérieur est incroyablement bon à la fois pour soi-même et pour les autres, quel que soit le nombre de personnes que nous sommes susceptibles d’inspirer.

Où est-on lorsqu’on est « hors de Soi » ?

Je viens de décrire de manière grossière le « Soi ». On ne navigue pas toute la journée dans cet espace. On en sort hyper facilement. C’est amusant de voir d’ailleurs que les mots le traduisent très bien : lorsqu’on est en colère, on dit qu’on est « hors de soi ». En dehors du Soi. Alors, où est-on lorsqu’on est séparé de Soi ? On est dans la dimension tridimensionnelle du « moi ». Cette dimension, on la connait tous très bien. Elle a des contours, elle fonctionne avec le temps et l’espace bien définis, avec un début, une fin et des objectifs. A l’étage du « moi », c’est le mental qui pilote alors qu’à l’étage du Soi, c’est le cœur et l’enthousiasme qui mènent la danse. Le « moi » est toujours en mode survie. Il évalue, juge, argumente, se défend dès qu’il se sent attaqué, se compare, a un agenda précis dont le but est de palier à tous les manques qu’il ressent. Ces manques correspondent à des croyances très fortes que nous avons ingurgitées au cours de la petite enfance, en classe, au travail et dans la société toute entière, dont nous avons héritées au sein de notre lignée, ou à travers l’histoire de l’humanité que nous portons dans notre ADN (et peut-être aussi dans des vies antérieures si vous croyez en la réincarnation…). Elles sont répétées si fréquemment qu’on n’arrive même plus à les distinguer. En voici quelques exemples (j’ai volontairement choisi des spécimens phosphorescents pas très subtils) : « Si l’on ne travaille pas dur à l’école, on devient un bon à rien ». « Il faut se battre pour réussir sa vie ». « Il ne faut pas gagner trop d’argent sinon on ne va pas au paradis ». « La beauté est proportionnelle à la minceur ». « Je vaux plus qu’un autre humain si j’ai plus de pouvoir que lui ». « Une femme doit être douce et élégante ». « Un garçon ne doit pas pleurer en public ». « Il faut être propriétaire d’une maison pour se sentir en sécurité ». « Il n’y a pas assez pour moi sur cette planète ». « Je ne mérite pas d’être aimé.e ». « Seuls les chanceux rencontrent l’amour ». « Je ne suis pas assez tel.le que je suis »… etc… Plus on va cultiver notre lien avec le Soi, plus on va prendre conscience de l’absurdité des programmes limitants contre lesquels le moi (ou l’ego) se bat en permanence. C’est probablement une de mes croyances – ha ha ha – mais là où j’en suis aujourd’hui, je trouve que prendre conscience de ce qui me limite encore n’est pas si simple et demande beaucoup de discipline quotidienne. Heureusement, c’est aussi ce qui me passionne le plus dans la vie 🙂

Le Moi peut-il se mettre au service du Soi ?

Spoiler : YES ! Comment ? Ha ha ha, venez dans mes cours de kundalini yoga ou dans les ateliers que je donne… Plus sérieusement, il y a tellement de moyens que je ne saurais les énumérer ici. Le kundalini yoga est loin d’être le seul outil pour y arriver. Prendre quelques secondes pour respirer consciemment permet déjà de mettre une légère distance avec une situation rencontrée. Un autre moyen très rapide consiste à suivre l’élan de sa joie car elle joue toujours le rôle de petit caillou blanc sur le chemin du Petit Poucet. En tous cas, lorsqu’on cultive une relation quotidienne avec le Soi, on est tellement comblé que la course de l’ego après des gratifications éphémères parait bien fade. Le moi abdique et s’aligne alors avec le Soi, acceptant de se soumettre à l’enthousiasme du cœur et aux fréquences vibratoires les plus élevées. Il met alors toute son intelligence et ses aptitudes (il en a énormément !) au service d’une mission bien plus grande que lui.

Quel rapport avec Instagram ?

En apprenant à faire la différence entre le Grand Soi qui, je le rappelle, ne connait pas le manque, et les actions de survie menées par l’ego (ou le moi) pour lutter contre les croyances qui nous limitent, on communique tout à fait différemment. Prenez une photo de ciel accompagnée d’une citation de Saint Exupéry : « Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder dans la même direction ». Imaginez que vous ayez ressenti l’envie de partager cette photo et ce texte parce qu’ils cristallisent un instant d’harmonie totale. Vous vous sentez en joie, enthousiasmé.e par ce ciel splendide et vous avez simplement envie de partager cet élan du cœur. Il n’y a pas d’attente en retour de votre part car vous êtes déjà comblé.e. Et vous vous sentez si bien que vous êtes heureux d’envoyer une énergie d’amour dans le champ collectif.

À présent, prenez la même publication mais imaginez un contexte complètement différent. La journée a été mauvaise, vous scrollez sur Instagram sans but et vous voyez plein de publications « d’amis » qui vous agacent. Des micro piqûres répétées. Vous percevez à peine l’attaque, pourtant au bout de quelques minutes, vous avez l’impression que votre vie est moins intéressante que celle des autres qui sont confinés dans des lieux beaucoup plus exotiques que votre appartement et votre mental s’est déjà mis en mode : « Je n’ai vraiment pas de chance, j’ai même carrément une vie de merde, si j’avais plus d’argent, j’aurais pu louer une maison sympa… franchement ces gens ne devraient pas étaler leur bonheur dans une situation aussi critique, quel manque de respect pour ceux qui n’ont pas leurs moyens ». Vous en voulez brusquement aux réseaux sociaux et même à ceux que vous avez choisi de suivre, que vous ne connaissez pas personnellement mais que vous jugez responsables de votre mauvaise humeur. Pour claquer le bec de votre mental qui vous envoie des saloperies en rafale, vous choisissez de vous battre contre ce qu’il vous dit et de publier une image qui prouvera à tout le monde que vous êtes bien au-dessus de la mêlée des photos qui vous font envie et que même si vous êtes confinés dans un studio, vous savez apprécier la beauté d’un ciel urbain. Vous êtes alors totalement pilotés par la fonction « survie » (l’ego) et par la croyance limitante qui est « je ne suis pas assez tel.le que je suis ». Vous choisissez cette photo du ciel archivé dans votre téléphone et une citation de Saint Exupéry. L’intention parait bonne, vous n’insultez personne et le message semble bienveillant. Vous publiez le contenu en espérant inconsciemment prouver à votre croyance limitante qu’elle a tort et que vous avez de la valeur. Vous récolterez probablement quelques « likes » qui vous réconforteront momentanément après cette journée pourrie… Been there ? done it ? Cela vous rappelle quelque chose ? Tout s’est passé si vite que seul l’ego a eu le temps d’agir.

Ma communication est-elle toujours guidée par ma conscience ?…

J’adorerais pouvoir dire que je ne me laisse plus mener par mon ego défensif et que tout ce que j’écris, publie, communique est aligné avec ma guidance la plus élevée. Ce serait faux. Mais sur Instagram comme dans mes communications publiques, je suis de plus en plus vigilante. C’est en tous cas l’intention que je pose chaque jour et c’est une sacrée randonnée. Les jours de découragement, je me souviens que je ne peux transmettre que ce que j’ai compris, à l’endroit où j’en suis aujourd’hui. Dès demain, j’aurais continué à avancer et à prendre conscience de ce que je ne voyais pas encore hier. Je me rendrai peut-être alors compte que mes actions de la veille étaient guidées par le manque, contrairement à ce que je pensais initialement. Et je pourrai affiner à nouveau mes choix, revenir au centre. Parfois, on met plusieurs années à identifier une croyance limitante qui pilote toutes nos actions… C’est le temps d’enseignement dont on avait besoin pour comprendre et évoluer.

Le nombre de likes ne détermine ni la valeur d’un post ni sa vibration énergétique

Que la photo de ciel avec sa légende de Saint-Exupéry ait obtenu un grand nombre de « cœurs » ou non, sa portée énergétique ne sera pas du tout la même dans les deux situations décrites précédemment. Dans le premier cas, la publication communique la joie sans attente en retour, l’authenticité, la non-limitation, l’instant présent où tout est accessible. Dans le second cas, la même photo vibre le manque, la quête de validation, le besoin d’être rassuré et aimé. A un niveau subtil et quantique bien sûr. La plupart des abonnés ne s’en rendront peut-être pas compte. Mais à un niveau subtil, le même impact énergétique a été envoyé.

Quelles conséquences ? Sur Instagram, il se peut que ça ne change pas grand-chose à court terme sur le nombre de likes ou le nombre de followers. Ce ne sont d’ailleurs pas, à mon sens, des critères pour évaluer la valeur d’une publication. Il existe de nombreux comptes qui disposent de plusieurs millions d’abonnés et qui pourtant ne vous intéressent pas du tout. Leur succès ne détermine pas la valeur que vous leur accordez. En revanche, l’impact vibratoire des deux publications, alignées avec le Soi ou avec le Moi, sera totalement différent à la fois pour vous et pour les abonnés. Dans le premier cas, l’intention alignée avec la joie sans attente sera saupoudrée comme de la poussière d’étoiles. Vous élargissez l’accès à l’harmonie que vous avez ressentie. La partager vous fait du bien et propage ce bien-être autour de vous. Dans le second cas, sans vous en rendre compte, la publication porte l’énergie de votre sensation de manque du coup, elle va démultiplier le manque pour vous-même et pour tous ceux qui résonnent avec cette énergie non alignée avec le Soi. Même si vous récoltez des « likes », ils ne vous offriront qu’un réconfort de courte durée et vous ne vous sentirez jamais rassasiés par cette validation éphémère. Ainsi, la croyance « je ne suis pas assez » va encore grandir.

De l’ombre à la lumière : Wahe Guru !

On tombe tous dans les méandres de notre ego en mode “survie”. Lorsqu’on est down, les soirs de rage où l’on a envie de hurler, les jours où la fréquence vibratoire est très faible et qu’on a envie de déverser sa plainte sur les réseaux sociaux, de juger les comportements des uns et des autres, c’est simplement le signe qu’on est sorti de notre alignement avec notre Soi. L’accepter et ne pas dénigrer ce qui est en présence offre un premier soulagement. Faire semblant d’aller bien n’est jamais efficace pour moi, au contraire. Les jours où je me sens séparée de ma conscience, je n’ai en général ni envie de méditer, ni envie de me reconnecter à un état harmonieux. Le mode auto-sabotage est en marche et j’ai envie de dire « fuck » à tout ce qui pourrait me permettre de revenir au centre. Si je choisis d’agir ou de communiquer publiquement avec cette énergie, je sais que je risque de lui donner encore plus d’amplitude. Dès lors qu’une intention non alignée est à l’œuvre, on se prend les pieds dans le tapis. Faut-il se fouetter lorsque l’on s’en aperçoit ? Je crois que les situations générées par les états de séparation avec notre conscience sont déjà suffisamment coûteuses pour ne pas rajouter, en bonus, un jet acide de culpabilité. Le désalignement attire à nous des difficultés de toutes sortes. Se laisser piloter par le manque peut nous mener à un auto sabotage extrêmement douloureux. S’en apercevoir est une étape cruciale. Le passage de l’ombre à la lumière : Wahe Guru ! Reconnaitre que l’on a agi sous l’emprise d’une blessure, d’une limitation ou d’un manque, cela demande beaucoup de courage. Identifier la croyance cachée exige de l’humilité. Abandonner le combat qui nous conduit à fomenter mille stratégies pour obtenir un gain éphémère qui au fond ne fait que nourrir la croyance illusoire, cela demande aussi beaucoup de tendresse pour nous-mêmes. Il arrive qu’on s’en veuille d’avoir été pris au piège de son ego, qu’on se déteste d’avoir trahi la guidance de notre cœur battant, qu’on s’insulte de ne pas avoir été à la hauteur de notre conscience. Et si l’on relâchait la culpabilité ? Et si l’on apprenait à se pardonner ? Et si l’on acceptait que l’on n’a pas pu faire autrement ? Et si tout était parfaitement orchestré pour que l’on en prenne conscience ici et maintenant ?

Finalement, à quoi peut-on se fier sans crainte ?

La réponse qui me guide est la joie ! L’enthousiasme. Le « flow of excitement » comme le nomment les anglophones. Est-ce que je suis en train de nourrir l’amour sans condition ou bien est-ce que je suis en train d’agir pour lutter contre un manque (de pouvoir, de sécurité, d’amour, d’estime, de reconnaissance, d’argent…) ? Éros ou Thanatos comme dirait Edgar Morin ? Du coup, si l’on ressent cette unité absolue lorsque l’on fait son métier, un hobby, un gâteau, une photographie, un sketch ou que l’on se regarde dans un miroir, pourquoi ne pas la partager ? Pourquoi faudrait-il s’empêcher de promouvoir ce qui nous lifte le cœur vers le ciel, qu’il s’agisse d’une découverte que l’on a faite ou de quelque chose que l’on a créé ? Quel que soit ce qu’en pensera une partie des abonnés (qui passeront le contenu créatif au tamis de leurs croyances limitantes ou bien de leur alignement avec leur conscience) !

Partager une fréquence vibratoire élevée, en silence, par écrit, sur les réseaux sociaux ou dans n’importe quelle action est toujours un cadeau. Libre à chacun de s’ouvrir à la ressentir.

Prochain atelier de 2h30 le 2 mai sur l’abondance… l’occasion de creuser en profondeur dans ce qui nous empêche de croire que nous méritons pleinement de recevoir…. Plus d’infos ici !

Atelier Instagram et Conscience

Atelier Instagram et Conscience

Atelier Instagram et Conscience

Comment appliquer les enseignements du yoga lorsque nous utilisons un réseau social comme Instagram ? Est-il possible de communiquer en conscience et de créer un impact positif en utilisant un outil que l’on croit responsable d’un grand nombre de maux de la société ? Est-ce seulement compatible ? Réponses dans un atelier exclusif en ligne qui aura lieu ce samedi 3 avril à 10h…

Appliquer les principes du yoga sur Instagram

Pendant mes cours, je dis souvent que le yoga commence au moment où l’on range son tapis. On trouve d’ailleurs des déclinaisons de cet enseignement dans la plupart des studios de yoga à travers le monde. Cela signifie que les prises de conscience qui surgissent au cours d’une séance de respiration, de mouvements corporels et de méditation n’ont d’intérêt que si nous les appliquons dans les gestes et les actions les plus banales de notre quotidien. Même dans nos comportements sur les réseaux sociaux… et vu le temps qu’on leur consacre, s’inspirer de ce que nous apprend le yoga pourrait bien nous adoucir le quotidien.

un atelier conçu à votre demande

Dimanche dernier, mon amie journaliste, autrice et experte des réseaux sociaux Géraldine Dormoy m’a proposé de participer à un nouveau rendez-vous en direct sur Instagram qu’elle a baptisé « Instagram et moi ». Vous pouvez regarder le replay de ce live en duo en cliquant sur ce lien. Géraldine connait bien Instagram. Elle propose d’ailleurs du coaching digital personnalisé pour les marques et les particuliers qui n’ont pas trouvé leur mode d’expression. C’est elle qui a été la première à me recommander d’ouvrir un compte lorsqu’elle s’est aperçue de l’ampleur qu’il prenait. La conversation que nous avons eue et que vous avez été nombreux à suivre a suscité énormément de messages. En effet, beaucoup d’abonné.e.s m’ont demandé un accompagnement sur mesure pour déverrouiller leurs freins. N’ayant pas le temps de répondre positivement à tous, je me suis dit que j’allais regrouper les grands principes de ce que j’applique dans un atelier.

avoir un impact positif sur instagram?

Ces cinq dernières années, j’ai vu les yogis les plus rétifs à Instagram se transformer et s’approprier l’outil. Beaucoup de ceux qui en parlaient comme d’un virus répugnant auquel il ne fallait pas toucher au risque d’être infecté par un narcissisme dégoulinant ou de perdre leur temps ont fini par se détendre et publier leurs premiers posts. Certains y ont même pris goût et ont vu leur clientèle s’élargir, leurs messages bienveillants se déployer, leurs propositions de retraites ou de programmes se remplir avec une grande fluidité. Parallèlement aux yogis décomplexés, j’ai observé toute une série de métiers et de professions peu enclines à ce genre de réseaux se défaire de leurs résistances et développer leur communauté.

que va-t-on faire au cours de cet atelier?

Cet atelier n’est pas un long cours de yoga classique. Cependant nous allons quand même méditer (et mettre le corps physique en mouvement : donc prévoyez des vêtements souples et confortables). Nous débuterons l’atelier par une harmonisation des énergies afin que chacun soit branché sur le même canal de communication. Ensuite, je vais décrypter une série de blocages qui cadenassent ceux qui aimeraient partager leurs talents. Cela devrait vous permettre d’identifier vos propres résistances. Préparez de quoi noter ! Je vous montrerai comment on peut déployer les enseignements du yoga dans notre manière d’aborder Instagram afin de traverser les blocages et éviter le piège classique : le développement du moi (ou de l’ego) au détriment du développement du Soi (c’est-à-dire de la conscience). Je vous montrerai, avec un exercice appliqué, comment observer l’intention cachée derrière une publication. Créons-nous plus de chaos ou plus d’harmonie ? Est-ce qu’on est en train de nourrir le manque ? Ou l’amour sans limitation ? Quelles conséquences pour nous-même ainsi que pour celles et ceux qui nous suivent ? Est-on en train de servir le « je » ou le « nous » ? Et que faire lorsque l’on se rend compte qu’un post déjà publié vibre le manque ? Une fois toute la partie « talk » terminée, nous mettrons le corps en mouvement (inutile d’avoir des compétences en yoga pour participer) et nous chanterons un mantra puissant pour activer sa pleine créativité. Nous terminerons par une relaxation qui viendra sceller les prises de conscience et activerons la transformation des blocages identifiés !

Pour qui ?

L’objet de cet atelier n’est certainement pas de convaincre ceux qui n’ont pas besoin d’Instagram ou qui n’ont pas le désir d’employer ce media de l’utiliser ! L’atelier s’adresse à ceux qui ont un talent qu’ils veulent partager (quel que soit le talent !), qui ont un message à impact positif à diffuser ou qui ont envie de s’exprimer mais qui n’arrivent pas à sortir du bois. Il est également intéressant pour ceux qui souffrent lorsqu’ils sont sur les réseaux sociaux parce qu’ils se sentent diminués par leurs jugements (des autres, et donc d’eux-mêmes). Cet atelier n’est pas un cours de marketing ni un moyen de craquer l’algorithme : je n’ai aucun secret de ce type à partager avec vous. Je ne vous apprendrai pas non plus à faire un selfie réussi ou à choisir les bons filtres 🙂 Ce qui m’intéresse est de vous montrer combien les enseignements sacrés peuvent être appliqués à n’importe quel domaine de la vie. Et c’est beaucoup plus facile à expérimenter que cela n’y parait, même sur Instagram !

Tarifs et inscription

29 euros l’atelier de deux heures trente qui aura lieu ce samedi 3 avril de 10h à 12h30. Il sera disponible en replay (c’est-à-dire qu’il sera enregistré sur l’espace de stockage de Zoom) jusqu’au dimanche 11 avril 23h59 heure française : vous aurez donc la possibilité de le regarder une ou plusieurs fois pendant 8 jours ! Pour obtenir votre lien privé vers le replay, inscrivez-vous dès aujourd’hui au cours en direct en cliquant sur ce lien, puis envoyez-moi par email à [email protected] votre preuve de paiement (reçu paypal ou lien de confirmation zoom). N’hésitez pas à m’envoyer en amont vos questions par email s’il y a un sujet que vous avez identifié et qui vous bloque.

De la réaction à la guérison…

De la réaction à la guérison…

De la réaction à la guérison…

Samedi 13 mars 2021, je partagerai sur Zoom un atelier exceptionnel de 2h30 pour apprendre à identifier ce qui nous fait réagir et à s’en servir comme d’une matière première de réflexion. Le but : déloger les blessures enfouies et les transformer. Des outils concrets à appliquer au quotidien. Par ici le programme…

« Triggers » : de quoi s’agit-il ?

Chez certains, il suffit d’un bouchon de dentifrice abandonné sur le rebord du lavabo pour que leur plexus solaire soit téléporté à Verdun en 1915. Pour d’autres, lire « Happy Woman’s day » tous les 8 mars comme si c’était la fête des mères leur colle des envies de meurtre. Parfois, il s’agit d’une petite phrase qui parait anodine aux yeux de notre entourage. Une scène de film, un échange un peu musclé au bureau, un email envoyé à la dernière minute par un collègue de travail, la découverte d’un bulletin désastreux camouflé par votre ado ou une allocution présidentielle qui annonce de nouvelles restrictions… En anglais, on les appelle les « triggers », c’est-à-dire les gâchettes qui provoquent une réaction à la fois émotionnelle et hormonale. D’un seul coup, notre épiderme si doux se transforme en porc-épic, nos mécanismes de défense et d’attaque se mettent en marche et même si l’on ne s’exprime pas et que l’on réussit à garder son calme, la biochimie corporel comme l’énergie se métamorphosent brusquement.

 

Les trésors cachés…

Et si ces « triggers » étaient porteuses d’un trésor essentiel pour nous ? Et si elles étaient capables de nous conduire droit vers nos blessures cachées ? Des croyances illusoires dont on peut se libérer… Au cours de cet atelier d’une durée de 2h30, nous allons d’abord nous harmoniser puis je vous expliquerai comment ces gâchettes fonctionnent et à quoi elles sont reliées. Je partagerai avec vous des outils qui ne demandent pas d’aller s’enfermer dans une grotte au Népal pour être utilisés. Je vous donnerai des exemples précis afin que vous puissiez les décliner au travail, en famille comme avec vos amis. Ensuite, nous ferons du kundalini yoga pour transformer ce qui nous fait autant réagir et nous terminerons par une méditation chantée et une relaxation avec toute l’énergie de guérison que nous aurons co-créée ensemble.

 

Quand ? Cet atelier d’une durée de 2h30 aura lieu sur Zoom le samedi 13 mars de 10h à 12h30 mais vous pourrez le regarder à votre guise après le direct, en format différé, grâce au lien replay qui sera prolongé jusqu’au dimanche 21 mars 23h59, c’est-à-dire pendant 8 jours ! Pour obtenir ce replay, merci de nous en faire la demande, idéalement dès que vous recevrez votre confirmation d’inscription et nous vous l’enverrons après l’enregistrement samedi prochain. Je précise que vous pouvez également demander le replay même si vous comptez être présent.e.s le 13 au matin : ce n’est pas plus cher, il faut juste en faire la demande par email à [email protected] en nous envoyant votre reçu paypal qui prouve le bon fonctionnement de votre paiement.

 

Le tarif : 29 euros par personne. N’hésitez pas à faire cet atelier à plusieurs en vous réunissant chez l’un ou l’une d’entre vous, vous pourrez ainsi partager le coût du direct (en revanche, le replay sera uniquement envoyé à la personne qui a acheté le cours). Ce genre d’ateliers donne lieu à de nombreux échanges qui nous font avancer ensemble vers plus de conscience….

 

Pour s’inscrire : c’est par ici !