Déployer son immunité est un acte engagé
Photographie Anne-Claire Griesser prise la semaine dernière où nous avons oeuvré à décupler notre immunité

Déployer son immunité est un acte engagé

Déployer son immunité est un acte engagé

Nous avons un pouvoir d’auto-guérison phénoménal et nous jouissons d’un système immunitaire qui peut constamment se déployer lorsqu’il est correctement stimulé. Vous trouverez dans cet article les piliers dont je me sers quotidiennement pour booster mon immunité, en espérant qu’ils vous inspirent autant qu’ils m’ont transformée.

La nature nous enseigne énormément sur l’immunité. Photographie Lili Barbery-Coulon prise pendant ma retraite yoga dans les Cévennes la semaine dernière

Je ne suis ni médecin ni diplômée en naturopathie. Sur ce blog, sur les réseaux sociaux comme dans mes cours ou en retraite, je ne transmets que ce que j’ai reçu et compris. Je ne sais pas parler de ce que je n’incarne pas dans mon quotidien. J’ai appris beaucoup sur le bien-être, l’épigénétique, la nutrition et la santé au cours de mes quinze années de journalisme spécialisé. J’ai acquis bien d’autres connaissances en pratiquant intensément le kundalini yoga puis en me formant à l’enseignement de cette discipline, à l’écoute thérapeutique, à la guérison énergétique, aux principes ayurvédiques et au fonctionnement des méridiens comme des chakras. Mais je ne suis arrivée nulle part. Mon apprentissage ne sera jamais achevé car mon chemin avance au rythme de mon niveau d’éveil de conscience qui ne cesse de croitre. Ce que je partage aujourd’hui dans cet article n’a pas mission de faire loi. Je voulais juste diffuser ce qui fonctionne pour moi et qui me rend pleinement active dans le déploiement de mon système immunitaire. Vous verrez que cette démarche ne conduit qu’à un seul endroit : mettre le « je » au service du « nous ».

Je modère ma consommation d’actualités

Je me félicite quotidiennement d’avoir arrêté de regarder la télévision après les attentats du Bataclan en novembre 2015. Je ne lis quasiment pas les journaux, je n’écoute pas la radio, je trie soigneusement les personnes que je suis sur Instagram afin que leurs publications m’inspirent et m’élèvent, je « mets en sourdine » toute connaissance diffusant un message déployant l’anxiété, la peur du manque, la haine ou le mépris de l’autre. Je le fais pour ma santé mentale, physique et émotionnelle. Ce qui ne m’empêche absolument pas d’être tenue au courant des informations « importantes » (qui finissent toujours par arriver jusqu’à moi) ni de lire des enquêtes fouillées lorsqu’elles me sont recommandées avec ferveur. Ce choix me permet de conserver une fréquence vibratoire élevée et de ne pas stimuler la réactivité émotionnelle à l’actualité colonisée par les mêmes sujets en boucle. Cette extraction du système d’informations classique fait-elle de moi une personne indifférente aux autres, aux grands faits de société, à ce qui se passe à l’autre bout du monde ou aux études concernant le dérèglement climatique ? Bien au contraire. Me préserver de ce qui met mes compteurs énergétiques à plat me permet de rester utile et disponible aux autres. Il existe de nombreuses façons de s’informer. Lorsque je vais marcher en pleine nature, je collecte des informations extrêmement précieuses qui me permettent de mieux comprendre les enjeux de l’époque dans laquelle je vis. Le silence et la méditation sont également deux sources d’informations indispensables pour me relier à la conscience universelle.

Je m’inspire de la longévité des ainés issus des « zones bleues »

Il y a quelques années, j’ai dû enquêter sur les « zones bleues » pour un texte que l’on m’avait commandé. Les « Blue Zones » sont des régions dans le monde où un grand nombre de centenaires vivent en bonne santé. On en trouve en Grèce, en Sardaigne, au Costa Rica, au Japon et même dans une minuscule parcelle de la Californie… Savez-vous ce que ces zones ont en commun ? Les personnes y ont tous accès à la nature et au grand air. Elles mangent peu ou pas de protéines animales, aucun produit transformé et ne connaissent pas l’alimentation industrielle. Leurs repas sont monotones et moins caloriques que la moyenne mondiale. Ils sont composés en grande partie de légumes et de fruits locaux, d’huiles végétales, de céréales et de plantes sauvages issues de leur environnement. Ces zones bleues ont un autre point commun : les personnes âgées qui y vivent en bonne santé font de l’exercice tout au long de leur existence. Autre élément de réflexion : les générations ne sont pas compartimentées ; le lien social entre les jeunes et les aînés est entretenu constamment. Les personnes qui vieillissent en bonne santé dans ces régions du monde consomment peu d’alcool (et du vin rouge uniquement). Elles ont donné un sens à leur vie et se sentent parties intégrantes du collectif. Enfin, tous ces terriens répartis dans le monde ont une activité spirituelle. Il existe de nombreuses études sur ces zones bleues et je me souviens que la naturopathe, autrice et cuisinière Angèle (créatrice de La Guinguette d’Angèle) est partie à la rencontre de ces populations pour une série de reportages diffusés sur France TV que vous devriez pouvoir regarder en ligne par ici. Plus on apprend sur ces populations, plus on s’aperçoit que tous ces savoirs étaient déjà à l’intérieur de nous. Le bon sens est une expression de notre conscience supérieure.

Mon pouvoir est souverain

Lorsque j’ai accouché de ma fille il y a treize ans, j’ai totalement délégué mon pouvoir au gynécologue obstétricien qui suivait ma grossesse. Je vibrais plus la peur que la confiance concernant ma santé à cette époque et je pensais bien faire en choisissant une clinique privée, toute proche de l’hôpital des enfants Necker à Paris. Je n’y ai rencontré que des hommes. Un premier gynécologue qui m’a reproché de vouloir connaitre le sexe de mon bébé et qui m’a envoyé chez un chiropracteur me faire manipuler violemment le dos en pleine grossesse. Un second gynécologue pas beaucoup plus aimable. Un anesthésiste qui m’a ri au nez lorsque je lui ai demandé des informations sur l’accouchement sans péridurale. Je n’ai aimé aucun de mes rendez-vous avec eux. Mes choix comme mes envies y étaient toujours piétinés. J’aurais pu partir, trouver une sage-femme et même une autre maternité capable d’honorer mes besoins. J’étais terrorisée et je n’ai pas osé imposer mes décisions. J’ai cédé à la panique et au programme de croyances qui était alors à l’œuvre et que je pourrais résumer en une phrase : « Les futures mères ne savent pas de quoi elles ont besoin. Celles qui s’écoutent et veulent faire différemment de ce qui est proposé au plus grand nombre mettent leur vie et celle de leur bébé en danger ». J’ai vécu mon accouchement comme un vol et je remercie la vie de m’avoir offert cette expérience car cela m’a permis de prendre conscience que j’avais totalement remis mon pouvoir à l’extérieur. Cette période ainsi que l’arrivée de ma fille ont agi comme des alarmes réveil : DRIIIIIIIIING, WAKE THE FUCK UP !!! C’est grâce à elle que j’ai arrêté de fumer (près de deux paquets par jour) et que j’ai commencé à m’intéresser vraiment aux thérapies alternatives et énergétiques. Cette curiosité m’a permis de rencontrer la reflexologue Gwenn Libouban. Mes problèmes de dos à la suite de mon accouchement m’ont obligé à prendre un chemin de guérison que la médecine classique n’a jamais réussi à me laisser espérer. La seule proposition qui m’était faite était l’opération et les médicaments. J’ai repris mon pouvoir de transformation en m’éduquant à la nutrition (et oui, on peut agir sur des douleurs de dos en changeant son alimentation !), en m’éveillant à la naturopathie, aux thérapies posturales, à la transformation des émotions avec l’EMDR, à la médecine chinoise, à l’ayurveda, au shiatsu, à la micronutrition, à l’ostéopathie, à l’acuponcture, à la sophrologie, à l’alimentation vivante, à la méditation, à l’aromathérapie et enfin au yoga. J’ai réalisé que mon pouvoir d’auto-guérison était illimité. Cela fait plus de quatre ans à présent que j’ai cessé de consommer du paracétamol et des anti-inflammatoires que j’avalais comme des bonbons inoffensifs dès que j’avais mal au crâne, au ventre ou aux lombaires. La seule fois où j’ai eu à prendre un traitement ces dernières années, c’était en novembre 2019 lorsque je me suis faite anesthésiée localement par mon dentiste pour une opération et qu’il m’a prescrit des antibiotiques afin d’éviter une infection suite à une implantation chirurgicale. Je ne suis « anti » rien du tout.  Mais les médecines parallèles tout comme le yoga répondent à 99,9% de mes besoins. Mon système immunitaire s’est totalement transformé. Alors que je ne cessais d’être malade, que j’enchainais les rhinites, les bronchites, les extinctions de voix, les lumbagos, les douleurs digestives et que cela me paraissait normal, ma santé s’est métamorphosée. Lorsque je « tombe » malade, j’écoute ce que le « mal » a à me dire. J’ai toujours à apprendre de cette manifestation dans mon corps. Mon réflexe est désormais d’accepter afin de comprendre puis de transformer. Je crois fermement en mon pouvoir souverain et c’est ce que j’essaie de transmettre à mon entourage comme à ceux qui assistent à mes cours.

Photographie Lili Barbery-Coulon, Cévennes

Je prends refuge en pleine nature

La nature recèle une source de vitalité incroyable. Une journée en plein air et en silence, loin des pots d’échappement et du bruit de la ville, à écouter l’eau des ruisseaux glisser entre les cailloux, à marcher sur la terre humide d’une forêt à l’automne, à serrer dans mes bras de grands chênes centenaires, à regarder le ressac de la mer comme une invitation à respirer plus consciemment ou à randonner dans les sommets pour ancrer ma stabilité suffit à changer mon énergie. Plus, je passe du temps au cœur de la nature, plus elle me parle et m’inspire. Plus je suis proche d’elle, plus j’ai envie de la protéger. Développer ma connexion à la Terre a un effet sur ma santé. Cela me permet d’être plus attentive aux saisons et de sentir leur écho avec mes propres cycles d’évolution. Cela modifie le rapport que j’ai avec mon alimentation et l’écologie. Plus je m’ouvre à recevoir ses innombrables cadeaux, plus j’ai envie de lui rendre hommage. Ma sensibilité au changement climatique a augmenté et je me sens portée par une force invincible afin d’œuvrer à la réduction des catastrophes annoncées. Du coup, mes comportements changent sans tragédie. Au contraire ! Chaque petit pas devient réjouissant, même s’il s’agit d’acheter des rouleaux de papier toilette sans chlore, issus du recyclage des briques alimentaires, eux-mêmes emballés dans du papier, un matelas en latex végétal qui sera compostable en un an le jour où je devrais m’en séparer (versus les matelas en pétrochimie qu’on enterre dans les sols des déchèteries parce qu’on n’a aucun moyen de les recycler), un liquide vaisselle dans un flacon de verre réutilisable et ressourçable, un shampooing solide sans emballage plastique… Plus j’œuvre sur le plan écologique en adoptant de nouvelles habitudes respectueuses, plus je protège la santé du collectif. Se promener à la campagne et aimer la contempler augmente l’immunité du « je » qui peut ainsi se mettre au service du « nous ». Si vous manquez d’énergie et que vous souhaitez vibrer la joie en action, suivez sur Instagram l’activiste Camille Etienne connue sous le nom de Graine de Possible. Elle vibre la joie, la bonne santé, le courage (= le cœur ouvert) et l’enthousiasme…

panier de fruits et légumes issu de la ferme Ognon le potager fleuri (qui ne propose plus de paniers pour le moment)

Je me nourris en conscience

En prenant soin de mon assiette, en la végétalisant, en valorisant l’agriculture bio sans pesticides, de saison et locale, la permaculture et les huiles de grande qualité, en consommant le plus souvent possible des céréales complètes et des produits non raffinés, en éliminant la viande de mon alimentation, j’ai certainement amélioré les fonctions de mon système immunitaire. Mais pas seulement. J’ai également agi contre l’élevage intensif et donc contre l’émission de gaz à effets de serre, j’ai aidé à mon niveau en préservant des sols, j’ai protégé des forêts ici et ailleurs (l’Amazonie est directement impactée par notre consommation en viande nourrie au maïs et au soja issus de ses parcelles brûlées) et j’ai soutenu efficacement des agriculteurs de ma région qui cherchent à proposer une autre voie. A chaque fois que l’on achète un légume issu d’un système éco-responsable, on soutient une nouvelle voie et l’on pousse ainsi ceux qui doutent encore à l’emprunter. Plus on sera nombreux à acheter à un prix conscient des céréales, des légumes et des fruits respectueux du sol et des humains qui les cultivent, plus on poussera les retardataires à prendre le train en marche. Je n’attends plus que les décisions viennent « d’en haut » ou de l’extérieur. Je crois dans le pouvoir de transformation de chacun. Nous sommes de plus en plus nombreux à nous interroger, à modifier nos assiettes et la manière dont nous faisons nos courses, à vouloir comprendre et à lire sur ces sujets. Démodons ensemble les marques et les industriels qui se moquent de la santé des sols et des plus fragiles à grand renfort de sel, de sucre, de gras synthétique, d’animaux malades et de légumes imbibés de chimie. Commençons là où nous pouvons. Chaque petit pas compte. Mon assiette est loin d’être parfaite (qui l’est ?) et je n’impose mes choix à personne (mon mari et ma fille mangent différemment de moi) mais je me réjouis du chemin déjà parcouru. Je reviens de loin, croyez-moi ! La route du changement n’est pas triste. Bien au contraire, elle est pleine de fous rires, de rencontres incroyables et d’espoir. Partout et chaque jour, des femmes et des hommes anonymes, des citoyen.nes, des agriculteur.trice.s, des chef.fe.s, des artistes, des auteur.trice.s, des journalistes, des entrepreneur.euses se mobilisent pour repenser notre alimentation. Et même dans les espaces collectifs ! Suivez par exemple l’école comestible sur Instagram, une initiative géniale portée par des gens que j’admire (je vous en reparlerai) qui veulent éduquer les enfants à se nourrir sainement, à l’entretien d’un potager implanté dans la cour de l’école et à l’éveil gustatif au travers de cours de cuisine… Encore une fois, tout est lié : nous ne faisons qu’un. Chaque action individuelle peut créer un mouvement massif sans précédent.

Photographie Fleur Monot

J’honore mon corps avec ma pratique quotidienne du yoga

Jamais je n’aurais imaginé donner des cours en ligne il y a quelques mois. Finalement, cette crise m’a obligé à repenser mon modèle économique et à faire preuve d’inventivité. Aujourd’hui, plus rien ne peut m’empêcher de transmettre ni de recevoir les outils dont j’ai besoin pour honorer mon corps. La pratique quotidienne du yoga et de la méditation, (qu’il s’agisse d’une vingtaine de minutes en plus des cours que je donne, de deux heures rien que pour moi le matin ou d’une vraie sadhana traditionnelle de deux heures trente), a changé mon rapport au monde. Je ne vais pas redire ce que j’ai déjà écrit dans mon livre La Réconciliation (Éditions Marabout, septembre 2019) au sujet de ma découverte du kundalini yoga. En Inde, le premier ministre a récemment recommandé le yoga à ses concitoyens, leur rappelant qu’il constituait un formidable outil pour impacter positivement leur système immunitaire. Le yoga agit sur le renforcement musculaire, l’harmonie énergétique, la résistance cardio-vasculaire, l’activation des systèmes glandulaires, la digestion… Il rééquilibre les fonctions d’élimination, si importantes lorsqu’on traverse un épisode viral ! Il permet de gagner en souplesse physique et mentale. Il y a tellement de postures que je ne pouvais pas faire lorsque j’ai commencé, de mouvements que je ne pouvais pas « tenir » dans la durée… Le yoga m’a appris à respirer, à vivre consciemment, à développer une écoute subtile de mon corps et donc à analyser finement ses messages. Il me permet de transformer mes émotions, mes frustrations ou mon anxiété lorsqu’elles se manifestent, il a déployé ma cage thoracique (qui s’est ouverte comme un accordéon en quatre ans), il a changé mon teint et me fait économiser de nombreux produits pour la peau devenus inutiles. Il est aujourd’hui indispensable à mon équilibre comme ma brosse à dents l’est à mon hygiène. Et plus on s’allège en charge mentale et émotionnelle sur son tapis, moins on la fait peser sur les autres. Transformons nos frustrations en transpiration, évacuons l’anxiété et le stress par les pores de la peau, stimulons la sécrétion d’hormones de joie pure, déployons les alvéoles de nos poumons, ouvrons nos cages thoraciques, allégeons nos épaules, redressons nos colonnes vertébrales… Encore une fois, je me répète : en cherchant à activer sa propre immunité, on agit positivement sur les autres.

J’apprends à relâcher l’énergie dissonante

Nous ne sommes pas que des corps physiques faits de chair, de gaz et de sang. Nous sommes aussi constitués de photons, c’est-à-dire d’énergie. Cette énergie circule à travers des canaux de manière plus ou moins fluide. Elle ne reste pas stagnante à l’intérieur de nous. Elle ne cesse d’émettre autour de nous des vibrations. Nous n’avons pas toujours conscience de la fréquence que nous émettons. On a souvent plus de facilité à percevoir celle des autres. Mais plus on travaille sur soi avec des outils comme le yoga, la méditation et la guérison énergétique, plus on prend conscience de cette vibration et des nœuds énergétiques à défaire. Je visualise souvent une main d’enfant accrochée à son ballon gonflé à l’hélium. Un joli ballon acheté une fortune dans une fête foraine. Difficile de le laisser s’envoler vers le ciel tant l’enfant y tient. Pourtant c’est si beau un ballon qui s’envole. Le fil ne nous menotte alors plus le poignet. On peut le regarder partir, retrouver une liberté totale de mouvement et se servir de ses deux mains pour se remettre à jouer et à explorer. Se libérer des énergies non résolues (que d’autres appellent karmas non résolus), relâcher les expériences passées, ne sert pas uniquement à retrouver une meilleure santé et booster son immunité. L’impact positif sur l’entourage est incroyable ! La moindre guérison agit sur l’humanité tout entière, c’est ma conviction la plus ancrée.

J’utilise la visualisation pour décupler mon immunité

Lorsque je me sens fatiguée ou fragilisée par une situation, je visualise mes cellules en bonne santé, lumineuses et vibrantes dans tout mon corps. Je les vois à la fête comme des milliards de paillettes en train de danser et de diffuser de la lumière, de la pointe des pieds jusqu’au sommet du crâne. Puis je pose mon attention au-delà des contours de mon propre corps et je projette cette lumière tout autour de moi dans tous mes corps énergétiques. Je focalise particulièrement sur le centre de ma poitrine et je visualise des rayons de lumière qui partent du centre du cœur jusqu’à plusieurs mètres devant moi, sur les côtés et derrière moi. J’imagine une sphère de protection gigantesque tout autour de ma poitrine et dans mon dos. Je me sens toujours régénérée et protégée après une courte visualisation de ce genre. Lorsque je suis épuisée, j’utilise une autre visualisation. Je m’allonge sur le dos en savashana, les paumes ouvertes vers le ciel et j’imagine une douche d’étoiles fines qui tombent sur mon corps comme des flocons de neige. La pluie d’étoiles est si délicate qu’elle peut entrer en fusion avec ma propre lumière. Je laisse l’énergie du ciel pénétrer chaque centimètre cube de mon corps dans un mouvement lent tandis que la douceur de la terre vient réchauffer mon dos. Irrésistible et très efficace lorsqu’on est malade.

J’accepte le fait que je ne contrôle rien 

Qui aurait pu prédire en janvier 2020 que nous serions enfermés chez nous pendant deux mois et demi au cours du printemps ? Qui aurait pu imaginer que nous serions contraints de porter des masques dans la rue après l’été ? Ces dernières années n’ont pas cessé de nous apprendre l’humilité face aux prédictions. Je n’ai aucune idée de ce qui va se dérouler dans les mois ou les années qui viennent. Les stratégies mentales et la logique sont désormais caduques. Ce n’est pas parce que je prends soin de développer mon système immunitaire que je ne vais pas tomber malade. Je ne sais absolument pas ce que la vie me/nous réserve. Le fait de l’accepter et de ne plus projeter me soulage. Inutile de planifier ou de lister les éventualités. J’ai compris que dès que je fais des suppositions sur l’avenir, j’active cette réalité dans mon présent. Imaginons que je sois, par exemple, obsédée par l’idée qu’il arrive quelque chose de grave à l’un de mes proches. A chaque fois que je l’envisage, je me projette dans un futur hypothétique. Pourtant, l’impact émotionnel de mon imagination est bien réel dans mon présent. Mes cellules (qui n’ont pas d’yeux pour savoir si l’information que je viens de leur transmettre est réelle) ont alors l’illusion que ma projection future est la réalité. Du coup, la peur se diffuse dans mon corps comme si l’événement était en train de se produire. Redouter l’avenir en permanence est donc le meilleur moyen de diminuer les fonctions de mon système immunitaire et d’appeler à moi les situations qui me font peur. Accepter que je ne contrôle rien est un véritable soulagement. Je ne suis propriétaire de rien d’autre que l’instant présent. Je peux m’y installer pleinement à l’intérieur comme on siègerait sur un trône. Je peux prendre soin de mon corps ici et maintenant, je peux prendre soin de la planète à mon niveau ici et maintenant, faire tout ce qui est en mon pouvoir pour rayonner la santé aujourd’hui, être pleine de gratitude pour chaque souffle qui m’est offert mais je ne peux pas contrôler ce qui va se passer par la suite. Les épreuves que j’ai traversées m’ont permis de comprendre qu’elles sont toujours porteuses d’enseignement et que ce qui apparait comme « le pire » à un instant T peut se révéler quelques années plus tard « le meilleur ». Vivre dans la crainte du futur me fait perdre mon pouvoir souverain d’agir ici et maintenant.

Photographie Bastien Coulon

Vibrer la joie est mon antidote

La joie est le médicament le plus puissant avec lequel aucune industrie pharmaceutique ne pourra jamais rivaliser. Ni le port du masque dans la rue, ni la fermeture des salles de yoga, ni le gris du ciel à Paris, ni les épreuves quotidiennes, ne peuvent atteindre ma capacité intérieure à me réjouir. Hier soir, j’ai médité avec des amis chers les plus proches pour la transition d’âme d’une amie incroyable qui vient de quitter son corps physique et que nous aimions infiniment. Nous avons pleuré, prié et chanté ensemble. Et nous avons ri. Oui, nous avons réussi à rire, aussi. Dans notre chagrin, la capacité à nous réjouir était encore présente. Cette fonction naturelle me fascine. Pour moi, c’est la manifestation ultime du divin en chacun. Comme une main qui viendrait sur l’épaule nous murmurer « souviens-toi que tout finira par aller bien ». La joie est un feu sacré dont je prends soin. Parfois il n’est que braises. D’autres jours, il est flamboyant et passionné. Vibrer la joie dans mon travail, dans mes engagements écologiques, à la maison, avec mes amis et dans toutes mes actions est mon antidote. Je ne me force pas à rire ou à sourire lorsque je n’en ai pas envie. J’accepte les émotions qui me traversent sans les rejeter. Mais dès que je m’éloigne trop longtemps de ma joie, dès que je m’identifie au contexte extérieur, je pense à tout ce qui me permet de la ressentir à nouveau : donner un cours de yoga, transmettre des enseignements, cuisiner, danser, écrire, regarder mon mari qui peint, écouter ma fille raconter les histoires du collège, allumer une bougie, partager un moment privilégié avec ceux que j’aime, préparer un repas en famille, lire un texte éclairant, voir un film qui me fait grandir, donner vie à mes idées, appeler mes copines, les faire rire…

Photographie Stéphanie Bessière

Me sentir utile augmente ma joie et donc mon immunité

Dans les zones bleues, les centenaires en bonne santé ont le même point commun : ils ont tous donné du sens à leur existence en se rendant utile au sein de leur communauté. Aider, transmettre, tendre la main, se rendre utile ou se mettre au service du collectif sont essentiels à mon équilibre. Et donc à ma santé. Évidemment, il faut trouver le bon curseur et ne pas s’oublier en chemin sinon on n’est plus utile à personne. C’est toujours l’image du masque dans l’avion qui me vient : d’abord je mets mon masque pour pouvoir respirer, ensuite j’aide mes voisins à mettre le leur. Si j’aide d’abord mes voisins, je meurs et je ne peux plus aider personne. Mon activité professionnelle actuelle que j’ai pleinement choisie et qui me comble de joie me permet de me sentir utile. Voir les visages s’illuminer au cours d’une heure trente de kundalini yoga, accompagner la guérison, transmettre des outils qui font du bien me remplissent de force. Je ne me sens pas vidée après avoir donné un cours. Je me sens rechargée. Il y a autant de manières de se rendre utiles que d’individus. On n’a pas besoin d’être soignant, thérapeute ou chercheur en maladies rares pour se sentir utile. Oser partager son talent et en faire profiter les autres, c’est se rendre utile. Dès lors qu’on active cette fonction, je suis certaine que le système immunitaire est impacté positivement.

Voilà, j’avais envie de partager ce que j’ai reçu. De parler d’immunité plutôt que de participer au déploiement de la colère et de la peur. N’hésitez pas à partager en commentaires les outils que vous employez pour booster votre immunité. Cette crise singulière nous permet de nous interroger sérieusement sur notre santé.  N’attendons pas que d’autres répondent pour nous à ces questions. Reprenons notre pouvoir. Ecoutons la sagesse de notre corps et donnons-lui ce qui le fait grandir, le fortifie et le protège. Om shanti shanti shanti