Comment cesser de trahir sa conscience supérieure?
Photographie Lili Barbery-Coulon

Comment cesser de trahir sa conscience supérieure?

Comment cesser de trahir sa conscience supérieure?

Impossible d’écrire ces dernières semaines. J’ai à peine pu griffonner quelques notes alors que je bouillonne d’idées et d’envies à partager. J’étais occupée par un chantier mental colossal dont je vous reparlerai bientôt. J’en suis aux finitions ce qui signifie que je vais pouvoir, je l’espère, reprendre une activité normale. Je ne voudrais cependant pas vous donner l’impression que je suis stressée ou surmenée. J’aurais fini par l’être si j’avais continué à nourrir le blog et les réseaux sociaux à un rythme soutenu, si j’avais accepté les dîners et les diverses soirées auxquelles j’étais invitée. J’ai renoncé, renoncé et encore renoncé. Et c’est ce qui m’a permis de ne pas retomber dans la suractivité à laquelle je me suis droguée pendant de nombreuses années.

Les dernières semaines ont été riches d’enseignements et de prises de consciences. J’ai mis le doigt pendant les vacances de la Toussaint sur un comportement que j’avais déjà identifié chez moi mais dont je n’avais pas bien évalué les dommages collatéraux. J’ai mis du temps à savoir comment j’allais aborder ce sujet sur le blog car il faudrait, pour bien l’illustrer, raconter à la fois des anecdotes personnelles qui n’impliquent pas que moi mais aussi décrire mon tout dernier module de formation à l’enseignement du kundalini yoga dont le thème majeur était la mort. Du coup, j’ai décidé de prendre une autre voie et de commencer par la fin : la synthèse !

Ce n’est pas agréable de déplaire mais c’est bien moins douloureux que de trahir sa conscience

Voilà, le post est terminé. Not really. Vous avez quelques minutes devant vous? Je vous préviens, c’est long 🙂

Photographie Bastien Coulon: mes méditations les plus belles, en Cévennes l’été

Apprendre à entendre sa propre guidance

Combien de fois dans le mois, la semaine ou la journée refusons-nous d’écouter les messages de notre conscience ? Je ne parle pas des négociations issues du mental qui sous-pèse toutes les éventualités, élabore des scénarios dans le futur avec les émotions non résolues des expériences passées. Notre conscience supérieure nous livre toujours des messages clairs. Un ordre au service du « grand » de nous. Une sorte de guidance intuitive qui dissout toute forme de doutes. Parfois, on l’entend distinctement. Elle s’impose naturellement comme une pomme mûre tombée de l’arbre sur la tête d’Isaac Newton.  Souvent, elle est noyée dans le bruit des pensées limitantes… tous les « il suffirait », « il faudrait », « il n’y a qu’à », « tu aurais dû », « si j’avais su »… Plus on neutralise son mental, plus on fait silence, plus on crée de l’espace en méditant, plus les messages viennent à nous sans effort. Plus on s’exerce, plus on distingue leur empreinte singulière. C’est le matin, au réveil, que je reçois ces injonctions bienveillantes. Elles sont limpides. Elles ne comportent aucun reproche ni le moindre jugement des autres. Elles ne connaissent ni le regret, ni la honte, ni le ressentiment. Elles incarnent l’amour de soi, le pardon, la guérison, l’apaisement et la compassion. Elles ne sont pas au service des stratégies de réussite de mon ego. Elles sont intemporelles et illimitées. Depuis que je pratique avec beaucoup de régularité, j’entends ces messages. Lorsqu’ils ne surgissent pas pendant mes méditations, je les reconnais comme des trésors enfouis dans la banalité du quotidien. Il m’arrive par exemple de poser une question à mon soi supérieur le matin, puis, un peu plus tard ou le lendemain, j’ouvre un livre au hasard pour d’autres raisons et je tombe sur une phrase qui incarne la réponse parfaitement formulée à mon interrogation. Je suis toujours émerveillée par ces synchronicités. Lorsque je médite, je me transforme en antenne de réception. J’observe. J’autorise ce qui est, à émerger à la surface de ma loupe. Il me faut de moins en moins de temps pour me placer dans ce centre de réception. A la fin de mes méditations, je récolte un genre de Google map spirituelle avec le chemin à suivre et les voies dégagées bien indiquées. Reste encore à matérialiser ces messages dans la vie quotidienne…

Photographie Lili Barbery-Coulon. Au milieu du silence, surgissent des messages essentiels, des injonctions bienveillantes au service du grand de nous

La négociation entre l’ego et la conscience

Si je commence à questionner le chemin proposé comme on reproche à un chauffeur de taxi d’avoir pris à droite alors qu’habituellement on tourne à gauche, si je cherche le raccourci qui m’arrange, si je manipule le message, cela se termine toujours de la même manière : je me prends un tronc d’arbre dans le virage. Exemple : une personne que vous aimez beaucoup vous propose une mission professionnelle qui ne vous intéresse pas. La réponse corporelle est claire : la proposition vous donne aussitôt mal au ventre. Inutile de méditer ou de tergiverser, vous savez que ce n’est pas pour vous. Sauf que le mental prend le relais et commence à vous murmurer « Oui mais j’ai besoin d’argent en ce moment ? Et puis je vais être dégoûtée si mon concurrent accepte ce travail à ma place et s’en vante ? Et si on ne me proposait plus jamais rien après ce refus ? Au fond, elle est sympa cette personne, je l’aime bien. Elle n’a pas arrêté de répéter que j’étais indispensable à ce projet. Même si sa proposition n’est pas alignée avec mes valeurs, je suis sûre qu’on va bien se marrer à bosser ensemble. Et puis, bon, c’est pas ma conscience qui paie les factures, allez je vais dire oui, ça me donnera de la latitude pour bosser la prochaine fois sur un truc qui m’intéresse vraiment ». BING ! On décide donc de ne pas écouter la guidance qu’on a reçue, on se donne du temps pour réfléchir et finit par accepter la mission qui est pénible du début à la fin et sur laquelle on passe beaucoup plus de temps que prévu. On s’en veut de ne pas s’être écouté ; d’avoir perdu du temps et de l’énergie et d’avoir finalement gagné peu compte tenu de l’investissement fourni. Pire : on se refait le film de ce qu’on aurait pu dire ou faire si seulement on s’était écouté dès le début. Est-ce que vous vous reconnaissez dans ces mécanismes autodestructeurs ?

On excelle à pulvériser les guidances précises que nous recevons quotidiennement. En ce qui me concerne, il y a certains domaines où je n’ai plus aucun mal à appliquer ce que mon « Soi supérieur » me dicte. Dans le travail par exemple, je ne me sens plus contrainte par des peurs de manque d’argent ou de reconnaissance. Je réponds sans détour. J’ai choisi de traverser ces peurs en conscience ces dernières années, en particulier ces dix-huit derniers mois, en me laissant guider uniquement par mon intuition. L’expérience m’a prouvé que j’avais raison d’avoir confiance en ma conscience. Je ne me suis pas retrouvée dans les situations catastrophiques que je projetais avant de me jeter à l’eau. Bien au contraire. Mon mental était bien trop limité pour imaginer ce qui s’est finalement déroulé. D’où l’intérêt de signer un pacte avec son soi supérieur et de se mettre pleinement à son service.

Photographie Lili Barbery-Coulon. C’est aussi dans le chaos qu’émerge la beauté. Tout est toujours parfait.

Sauf que… ce n’est pas si simple

En effet ce n’est pas si simple. On sait par exemple que manger trop sucré ou trop gras (ou fumer, boire avec excès… rayez les mentions inutiles…) ne nous fait pas du bien. On a beau avoir vécu un milliard de fois l’expérience du trop-plein, du malaise digestif ou des conséquences de nos choix alimentaires sur notre énergie, notre corps, notre peau ou nos cheveux, le saboteur en nous hurle beaucoup plus fort que notre conscience. Idem pour la cigarette, la drogue, l’alcool ou tous les comportements excessifs qui nous conduisent à lâcher notre guidance intérieure pour une compensation immédiate. Faut-il se fouetter lorsque cela nous arrive ? SURTOUT PAS. J’écoutais l’excellent podcast Vlan de Grégory Pouy qui a récemment invité le psychologue et Docteur en Neurosciences Albert Moukheiber pour expliquer pourquoi la culpabilité ne marche pas en matière d’éveil écologique (et pour info, puisque vous me le redemandez régulièrement, voici le lien vers l’épisode de Vlan dans lequel Grégory m’a interviewée). Je n’ai fait qu’acquiescer pendant tout leur échange : se reprocher de ne pas avoir écouté sa conscience est sans doute le meilleur moyen de repousser le jour où l’on se remettra à le faire. La honte est un poison. La culpabilité improductive et paralysante. Donc, première chose à faire si on n’a pas réussi à écouter sa conscience alors qu’on n’avait bien reçu son message : se pardonner. On ne pouvait pas faire autrement. On avait sans doute encore besoin des conséquences inconfortables de nos erreurs pour apprendre. On en prend acte et responsabilité. Puis, on choisit solennellement de déployer tous les outils de soutien qui vont nous permettre : 1) de rester connecté à notre conscience (méditation ou l’outil de votre choix…) 2) pour ainsi écouter ses messages (en les notant dans un journal) 3) et les matérialiser en alignant nos actions avec eux. Quand je parle d’outils de soutien, il ne s’agit pas uniquement de pratiquer ou de méditer sur un tapis. Un ancien fumeur qui vient de s’arrêter va par exemple avoir besoin d’augmenter sa dose d’exercices physiques hebdomadaires pour sécréter les hormones qui le soutiendront dans cette épreuve et peut-être adapter son alimentation pour être parfaitement rassasié. Une personne qui cherche à manger plus sainement aura plus de chance d’entendre les messages de sa conscience à table si elle prend le temps de mastiquer et si son repas lui fait envie… On peut aussi trouver du soutien auprès d’un.e thérapeute, auprès des personnes bienveillantes de notre entourage, auprès d’inconnus qui ont réussi à sortir des mêmes comportements limitants ou bien grâce à certains lectures. Au fond, on sait ce qui pourrait nous faire du bien. Néanmoins il arrive qu’on ait besoin de “toucher le fond” pour pouvoir rebondir. Plonger dans la souffrance pour décider enfin de faire autrement. Personnellement, lorsque je commence à beaucoup négocier avec ma conscience, je sors la mallette à outils : je fais le ménage ou je range ma paperasse (cela m’allège aussitôt le mental), je prends un bain pour signifier à mon corps que je suis prête à laisser partir tout ce qui m’a encombré (ça passe même parfois par un gommage vigoureux du corps), je vais faire les courses en achetant de bons légumes que j’ai envie de cuisiner, j’annule des rendez-vous dans mon emploi du temps pour aller prendre un cours de yoga ou un rendez-vous avec un thérapeute. Et je médite encore plus que d’habitude. Cela peut prendre quelques jours mais ça finit toujours par marcher.

Photographie Lili Barbery-Coulon

Identifier ses résistances

Si je ne ressens plus vraiment de difficultés à appliquer ce que ma conscience me dicte dans le domaine professionnel et dans tout ce qui est relié à l’abondance, j’ai beaucoup plus de mal à le faire dans une situation particulière dont je connais les contours. Il m’arrive de trahir mes guidances par peur de déplaire ou de faire de la peine. Pire : d’être rejetée. Dans certaines situations, en particulier lorsque je suis face à quelqu’un qui fait autorité sur moi, soit parce qu’elle est plus âgée, soit parce que je l’admire, soit parce qu’elle me semble détenir un savoir que je ne maitrise pas, je me transforme. Au lieu d’être pleinement moi-même, je tais mon ressenti, y compris et surtout si la personne fait quelque chose qui me déplait. Je n’ai pourtant absolument aucun mal à défendre mes valeurs et à parler en public. Pourtant, dans des cas bien identifiés, je me transforme en bonne élève qui cherche à être rassurée par son professeur, je dis que quelque chose me convient alors que je ressens exactement l’inverse. Je laisse l’autre prendre l’ascendant sur moi et je finis par lui en vouloir. Au lieu de laisser ma conscience prendre les manettes, c’est mon ego insatiable qui contrôle alors mes réactions. Pas question pour lui de renoncer à l’amitié, l’amour ou l’attention de la personne qui se trouve devant lui. Tant pis pour les dommages collatéraux. Une petite trahison après tout, personne ne s’en rendra compte. Je connais très bien les raisons de ce manège. Elles ont toutes été décortiquées en psychanalyse et en thérapies variées il y a des années. Pourtant, le fait de connaitre l’origine familiale de ces résistances ne les empêche pas de se manifester. Ces derniers mois, ce fut si rare que je m’étais imaginée qu’elles s’étaient évaporées sans décision de ma part. J’ai le regret d’admettre que NON. Cette fin d’année 2019 nous met tous face aux boucles que nous n’avons pas encore réglées. Ces arrangements que nous faisons avec notre soi supérieur, ils nous explosent désormais à la figure (avec, pour ma part, une sensation de climax à la fin du mois d’octobre). Exactement à l’image de la terre qui ne peut plus tolérer que l’on repousse le moment où l’on va prendre soin d’elle : elle brûle, elle suffoque, elle gronde sous les continents de plastique… Elle n’en peut plus. Elle nous le dit. Elle exige que l’on prenne soin d’elle. Qu’on écoute les messages qu’elle tente de nous livrer. Et qu’on les applique. Notre conscience fait la même chose dans nos vies. Elle exige de nous qu’on honore le sacré en nous. Alors pourquoi ne pas choisir dès aujourd’hui de cesser l’auto-sabotage ?

Photographie Bastien Coulon

Bonnes ou mauvaises intentions ?

Parmi les raisons « apparentes » qui m’empêchent de dire simplement mon besoin ou d’être authentique en toutes circonstances, il y a celle qui parait bien intentionnée : ne pas vouloir faire de la peine inutilement. C’est déjà s’accorder beaucoup de pouvoir (reLire Les quatre accords toltèques et se rappeler de deux d’entre eux: ne faire aucune supposition + ne rien prendre de manière personnelle) mais imaginons que ce soit le cas. Voici un exemple assez courant : vous êtes invité.e à une soirée à laquelle vous n’avez pas envie d’aller. La personne qui vous a invité.e est une bonne amie mais vous n’avez aucun plaisir à être en contact avec sa bande. Pire, vous passez toujours un moment désagréable lorsque vous croisez ses copains. Plutôt que de lui dire immédiatement que vous n’êtes pas disponible (et de lui en expliquer la raison véritable), vous acceptez parce qu’elle insiste beaucoup. Commence alors la négociation interne : « Après tout pourquoi pas ? C’est juste une soirée ! Et puis si ça se trouve, ce sera sympa cette fois »… Finalement, le jour J arrive et vous n’avez absolument pas envie d’y aller. L’idée de croiser Trucmuche qui est homophobe et antisémite vous donne la nausée. Vous y allez avec l’envie de vous pendre. Sans surprise, les discussions vous agacent, la moutarde vous monte au nez et vous finissez par exploser de colère devant les invités car Trucmuche vient de déclarer que les actrices qui se plaignent d’avoir été violées l’ont bien cherché. Votre amie est furieuse contre vous d’avoir gâché sa fête et vous vous sentez coupable d’à peu près tout. De ne pas avoir décliné l’invitation quand vous en aviez l’occasion. De ne pas lui avoir dit la vérité. D’avoir ruiné son anniversaire… avec en prime un sentiment d’injustice puisque c’est vous qui passez pour le « trouble fête » alors que vous tentiez de défendre des valeurs nobles. Une de mes enseignantes spirituelles me dit toujours que lorsqu’on se connecte à l’espace du cœur, lui-même relié avec son soi supérieur et qu’on se contente de canaliser les messages de notre conscience, les mots choisis ne peuvent pas créer de chaos. Bien au contraire. Dire simplement la vérité du cœur (à bien distinguer des désirs de l’ego), guidé.e par notre conscience nous conduit à avoir des relations plus inspirantes avec notre entourage. Si l’on reprend l’exemple de l’invitation à la fête et que l’on creuse en profondeur, l’argument « je ne voulais pas faire de la peine » ne tient pas la route. Il y a une autre peur qui se cache derrière cet alibi: ” Je ne veux pas risquer de déplaire à l’amie qui organise son anniversaire, je ne veux pas risquer d’être confrontée à son rejet”. Si la vérité avait été énoncée dès le départ (je préfère ne pas venir car je ne suis pas à l’aise en présence de Trucmuche et de plusieurs de tes amis qui tiennent des propos qui me blessent), cela aurait sans doute provoqué une discussion importante. Un moment confrontant qui aurait permis de faire évoluer cette amitié vers une relation authentique et pourquoi pas d’initier une prise de conscience chez l’organisatrice de la fête au sujet de son entourage. Ou bien de révéler la fin d’une amitié déjà enterrée depuis longtemps. Finalement était-ce vraiment à elle que l’on voulait éviter d’expérimenter de la peine ? Ou bien à nous-mêmes?

Photographie Lili Barbery-Coulon

Vous reprendrez bien une dose instantanée d’amour extérieur ?

On voit bien la perversion du mental qui arrive à nous mettre dans des situations foireuses alors qu’écouter notre conscience nous aurait épargné bien des tracas. Pour des raisons liées à mon histoire familiale, j’ai développé très tôt une dépendance aux marques d’amour extérieur. Enfant, j’ai compris que je pouvais compenser ce dont je manquais en me faisant aimer de mes enseignants ou de mes camarades. Je n’ai jamais cherché consciemment à compenser quoi que ce soit ni à me mettre en mode séduction. C’est avec du recul aujourd’hui et un gros travail sur mon enfant intérieure que je m’aperçois de l’héroïnomane que j’ai développée en grandissant. Je n’ai jamais testé de drogues dures mais je suis longtemps restée accro aux marques de reconnaissance extérieure, aux preuves d’amour extérieur… J’en parle dans mon livre car il m’aura fallu plus de quarante ans pour faire l’expérience d’une autre forme d’amour. L’amour inconditionnel de soi. Est-ce que je m’autorise à recevoir cet amour au quotidien ? Pas tous les jours, non. Je suis reliée à cet espace d’amour inconditionnel lorsque je change de fréquence vibratoire et que je prends de la distance avec mon quotidien à l’occasion de certaines séances plus longues de yoga. Enfin pas forcément. Cela m’arrive parfois à des moments inattendus. Je touche alors au bliss, cette béatitude où tout devient lumière, où tous les doutes sont dissous, où il n’y a plus de manque de rien du tout, où le mot amour ne se conjugue même plus : on est amour pur. Je sais que cela peut paraitre illuminé pour beaucoup. Mais tous ceux qui en ont déjà fait l’expérience le savent : aucune marque d’amour extérieur, même la plus époustouflante des déclarations, ne peut rivaliser avec l’amour inconditionnel qui vibre à l’intérieur de nous. Lorsqu’on est connecté à cette zone d’amour inconditionnel, la journée se remplit de marques et de preuves d’amour inattendues. C’est la loi de l’attraction: on aimante à l’extérieur ce que l’on vibre à l’intérieur de soi. N’empêche qu’il y a encore une partie de moi terrorisée à l’idée de se sentir à nouveau rejetée. Et c’est de cette partie (de cet “aspect” énergétique) dont j’ai décidé de prendre soin depuis le mois de septembre. Au lieu de faire comme si elle n’existait pas, je la regarde. Et je choisis de ne pas lui donner la dose d’amour extérieur instantané qu’elle me réclame. Je lui montre que j’ai bien mieux à lui proposer. Est-ce que cela marche à tous les coups ? Non. Mais je sens que je progresse et en conscience.

Un petit pas après l’autre

Comment peut-on réussir à ne plus trahir les messages de notre conscience ? D’abord en identifiant la résistance et la répétition. Exemple en cas d’addiction au chocolat : si je n’identifie pas le manque profond que je tente de combler avec le chocolat et que je fais de la tablette le bouc-émissaire de tous mes autres problèmes, je risque de remplacer cette addiction par une autre. Blamer ses parents ou citer tous les drames que l’on a traversés n’est pas non plus la solution. Au contraire, cela cultive le ressentiment et cela attire à nous d’autres situations qui vont faire grandir la colère. Il s’agit plutôt d’identifier l’énergie non résolue (qui provoque elle même une émotion), un peu comme on traquerait une fausse note au milieu d’un orchestre. De loin, ça parait harmonieux mais si on isole chaque instrument, on finit par dénicher la dissonance. Chercher le pourquoi ne m’a jamais permis de me délester de mes symptômes. Identifier le trou dans la trame énergétique me parait beaucoup plus intéressant. Quel est le gain pour moi lorsque je me trahis ? Dans mon cas : de l’amour immédiat et l’évitement du rejet potentiel ou du conflit. Donc, quel est le besoin que je n’arrive pas à me donner à moi-même ? De l’amour inconditionnel. Comment est-ce que je peux me donner de l’amour de soi ? En commençant par en faire le choix officiel (pourquoi pas en écrivant une déclaration à lire à haute voix) puis en utilisant tous les outils de l’amour de soi (ex: prendre soin de son corps, puisque tout commence à l’intérieur de cette enveloppe). En cultivant ma relation à ma conscience supérieure via la méditation quotidienne car elle sait me guider vers mes propres ressources. Et enfin en matérialisant les injonctions de ma conscience. La vie nous propose tellement de situations où l’on peut s’exercer ! Cela fait quelques semaines que je fais l’effort de dire simplement les choses lorsqu’elles ne me conviennent pas en prenant le risque de déplaire à ceux à qui je m’adresse. Encore une fois, je n’ai pas cette difficulté avec tout le monde. Mon handicap se manifeste dans des conditions précises que j’ai bien identifiées. Quand elles se présentent à moi, j’applique ce que je me suis promis. Les résultats sont incroyables: une fois la peur dépassée, ce qui se produit ensuite est magique. Ce n’est pas très agréable de déplaire mais c’est bien moins douloureux que de trahir sa conscience. Quel soulagement! Quelle liberté retrouvée.

Et vous, comment honorez-vous les messages issus de votre essence sacrée?

PS: Pour prolonger sur tous ces sujets de développement du soi qui me tiennent à coeur, je serai ce soir, mardi 19 novembre, à la librairie Folies d’Encre à Montreuil avec Géraldine Dormoy, auteure du livre Un cancer pas si grave (Editions leduc) pour échanger autour de nos deux récits (le mien s’appelle La réconciliation, éditions Marabout, paru le 4 septembre 2019. La rencontre commence à 18h30 et sera suivie d’une séance de signatures. Voici l’adresse de la librairie: 9 avenue de la Résistance, 93100 Montreuil.

Jeudi 21 novembre de 18h à 20h30, je serai à la mairie du 1er arrondissement, 4 place du Louvre à Paris, pour parler de mon livre et des outils de transformation à notre disposition, dans le cadre d’un événement organisé par l’association des femmes du premier arrondissement Elles in Louvre. Il y a 50 places seulement et l’événement sera suivi d’un cocktail. Pour vous inscrire, allez sur cette page de cette élue du premier arrondissement, membre de l’association. Les places sont réservées en priorité aux membres de l’association mais elles sont aussi ouvertes à tout public. Donc n’hésitez pas, je suis certaine qu’on va passer un super moment d’autant que cette soirée est à l’initiative de Nathalie Rozborski qui m’a invitée. Vous la connaissez peut-être déjà sur Instagram, elle est Deputy CEO de l’agence Nellyrodi.