Maison Aribert

Maison Aribert

Maison Aribert

Il en faut du courage pour créer un lieu respectueux de chaque cellule du vivant. Du courage et sans doute un peu de folie. La semaine dernière, j’ai passé trois jours dans la nouvelle Maison Aribert, un espace à peine ouvert par le chef étoilé originaire du Vercors, Christophe Aribert. Une adresse à Uriage, à vingt minutes de Grenoble, qui réunit à la fois un restaurant gastronomique, un café plus accessible, un espace bien-être, quelques chambres d’hôtes et une immense salle sous les toits pour réunir de grands groupes. Un lieu qui n’a qu’un seul désir : créer un impact positif sur le vivant. Sur tous les vivants.

photographies lili barbery-coulon

Une visite en avant-première

C’est mon amie Laetitia Debeausse qui a été la première à me parler de cette Maison il y a quelques mois lorsque nous avons entamé ensemble notre formation à l’enseignement du kundalini yoga. Elle travaillait déjà avec Christophe sur ce projet vertigineux et elle me l’a présenté peu de temps après notre rencontre. Très gentiment et bien que je ne sois pas une journaliste experte en gastronomie, Laetitia et Christophe ont accepté que je découvre Maison Aribert en avant-première alors que les chambres n’étaient pas terminées et que les ouvriers du chantier s’affairaient comme des abeilles dans une ruche à bâtir. Cette escapade m’a tellement enthousiasmée que j’ai eu envie de tout vous raconter. Attention, post fleuve, accrochez vos ceintures !

Photographies Lili Barbery-Coulon. Le patio avec le totem de la maison et le Café A

Du Vercors à Uriage en passant par le Crillon

Christophe Aribert n’est pas né à Uriage. Il a grandi un peu plus loin, dans le Vercors, entouré d’arbres et de montagnes. Mais aussi de casseroles et de vapeurs de gratins. Avec un arrière-grand-père agriculteur-maraîcher, un grand-père boulanger et un père cuisinier et hôtelier, il a passé les mercredis de son enfance à faire et refaire des milliers de fois une recette de génoise au chocolat, dénichée au hasard, afin qu’elle devienne aussi légère que la poudreuse sur laquelle il aimait déjà skier l’hiver. Bien plus tard, un déjeuner chez Pierre Gagnaire lui fait l’effet d’une épiphanie : sa voie sera celle d’une cuisine construite comme un haïku. Simple, surprenante et émouvante. Il fait alors ses classes dans de nombreuses maisons étoilées. Il passe par la Tour d’Argent ou encore Le Crillon à Paris avant de prendre les commandes du restaurant Les Terrasses à Uriage au début des années 2000. C’est dans ce lieu qu’il remporte ses deux macarons. Et puis, il y a un peu plus de quatre ans, il décide de se lancer dans une aventure d’une toute autre envergure : ouvrir sa propre maison à quelques pas du restaurant dans lequel il a aimanté toute l’attention. Connue pour son eau thermale et rendue célèbre par la marque éponyme de cosmétiques vendus en pharmacie, la commune d’Uriage cherchait justement un porteur de projet pour réhabiliter l’ancien grand-chalet au centre du parc de la commune. Un bâtiment né au XIXe siècle que Christophe décide de transformer avec l’aide de Joëlle Personnaz, une architecte bio-géologue qui étudie les forces telluriques et les énergies en présence pour concevoir les lieux. Le dialogue entre l’ancien et le contemporain mais surtout entre la nature et les hommes a alors démarré.

photographie Anne-Emmanuelle Thion

Photographie Lili Barbery-Coulon. A deux pas du centre de la commune d’Uriage, Maison Aribert est installée dans le parc d’Uriage mais son jardin n’est pas encore prêt

Comment avoir un impact positif aujourd’hui ?

Aujourd’hui, tout le monde se dit sensible à l’avenir de la planète et à l’écologie. On colle des labels bio et des étiquettes eco-friendly ici et là mais dès qu’on se met à gratter le vernis émeraude, on est souvent bien déçu. En octobre 2017, alors que Christophe Aribert travaille déjà avec l’architecte Joëlle Personnaz, une discussion avec Laetitia Debeausse lui fait prendre conscience que le respect de la planète doit être décliné dans les moindres interstices de son projet. L’enjeu n’est pas de faire de Maison Aribert une adresse vertueuse aux yeux des autres mais de créer un impact positif sur le vivant. Passionnée par le projet de Christophe, Laetitia l’aide alors à conceptualiser une charte qu’il va pouvoir décliner de manière transversale. Ensemble, ils poussent le curseur du respect des humains et de la planète aussi loin que l’époque l’exige.

PHOTOGRAPHIES LILI BARBERY-COULON: LE RESTAURANT GASTRONOMIQUE DE MAISON ARIBERT

Artisanat, autonomie et permaculture

Alors évidemment, tout ce qui est servi en cuisine, qu’il s’agisse de la carte du Café A ou du restaurant gastronomique deux étoiles est bio, de saison, sourcé avec la plus grande éthique et de préférence localement. En plus d’entretenir une relation étroite avec les maraîchers et les producteurs qui fournissent la cuisine, Maison Aribert est en train de créer une ferme de quatre hectares à Uriage dans le respect des nouvelles techniques de permaculture et d’agroforesterie pour devenir parfaitement autonome et fournir les collectivités (école, maison de retraite) de la commune. Ils ont même un projet encore plus ambitieux : une ferme de plusieurs dizaines d’hectares dans le Vercors qui devrait se développer avec l’aide de Fermes d’Avenir dans le Trièves. L’eau servie dans les restaurants est filtrée à deux reprises par de nouveaux systèmes intelligents et coûteux afin d’éviter l’achat de bouteilles d’eau minérale. Les céramiques à table (Jars, Three Seven Paris, Patricia Vieljeux), les couteaux ou encore la lampe gigantesque du café (Boboboom) sont fabriqués par des artisans français dont chaque histoire mériterait d’être racontée. La brigade qui prépare les repas aux côtés de Christophe a aussi été sensibilisée à la naturopathie grâce à une formation sur mesure. Pourquoi ? Parce que respecter le vivant c’est avant tout respecter les cellules des clients. Pas seulement en leur servant des produits sans pesticides mais aussi en respectant leurs organes de digestion. On peut faire l’expérience d’apothéose gustative sans avoir le ventre en vrac à la fin du repas.

PHOTOGRAPHIES LILI BARBERY-COULON ET LAETITIA DEBEAUSSE

L’extrême poésie de Christophe Aribert

Dans l’assiette, on écoute la mousse des bouillons fouettés en nuage, on observe les métamorphoses des légumes devenus nobles, on redécouvre la saveur d’un champignon qu’on prend pour une truffe, on frissonne de plaisir comme des enfants qui marcheraient dans la neige pour la première fois. C’est d’un grand raffinement sans jamais tomber dans le piège de la démonstration. Christophe donne l’impression que tout est simple, à l’instar des danseurs étoiles qui font l’illusion de l’aisance sur la scène. Le ballet des assiettes minimalistes s’enchaine au rythme des mmmmmh et des aaaaaahhh autour de la table. J’ai eu la chance de déjeuner à « la table du chef », juste devant la cuisine où l’on voit Christophe et la brigade s’affairer dans un calme surprenant. Je vous recommande cet espace bien que tout le reste du restaurant gastronomique qui donne sur le parc et le jardin intérieur des mousses est magnifique également. Le café A qui est beaucoup plus accessible en terme de tarifs (33 euros le déjeuner entrée plat dessert sans les vins par personne) est moins formel. On s’installe autour de la grande table en bois sous le lustre de lampes en opaline ou en amoureux devant un cake maison à l’heure du thé. C’est aussi dans cet espace que les clients de l’hôtel prennent leur petit-déjeuner.

en haut, photographies Lili Barbery-Coulon de la table du chef et de la cuisine ouverte, puis photographie Anne-Emmanuelle Thion de Christophe Aribert au travail

Éthique sur chaque millimètre carré

Quand on commence à dérouler le fil conducteur de la conscience, il devient impossible de restreindre son champ d’action. C’est ce que j’ai appris ces derniers mois en observant Laetitia Debeausse travailler. Je veux et je vais vous la présenter dans un article dédié car cette femme de l’ombre est l’une des personnes qui m’a le plus inspirée ces derniers mois. Chacune de nos conversations sur l’avenir de la planète, la réalité actuelle du changement climatique, l’économie de demain, la démocratie participative, l’école à inventer m’a nourrie et transformée en profondeur. Et le plus dingue avec cette visionnaire c’est qu’elle réussit toujours à vous donner l’impression qu’elle n’a rien fait et que tout vient de vous. Elle se dit « accoucheuse de projets » mais sa mission est bien plus vaste. Sa participation active à la création de Maison Aribert se sent dans les moindres recoins si on a la chance de bien la connaitre. C’est d’ailleurs elle qui signe le design intérieur des espaces de la maison. Elle a le don pour soigner les détails comme le diffuseur d’huiles essentielles qui accueille les clients dans les chambres aux teintes douces (mélanges sur mesure de peintures Ressource), la ligne de gels douches bio Ma Thérapie dans les douches, les éclairages subtils dans tous les espaces… Même la literie est vertueuse ; elle est suédoise, fabriquée à la main sans latex ni fibre synthétique, à base de crin de cheval reconnu pour ses vertus anti bactériennes et anti acariens. Personnellement, c’est le confort du matelas qui m’a donné envie de m’intéresser à cette marque (Hästens). Oubliez la télévision, il n’y a pas d’écran dans les chambres mais vous pourrez demander une tablette avec un abonnement Netflix si vous vous ennuyez.

PHOTOGRAPHIES LILI BARBERY-COULON. LES CHAMBRES N’ÉTAIENT PAS ENCORE COMPLÈTEMENT DÉCORÉES MAIS ON VOIT DÉJÀ L’ESPRIT. CI-DESSUS, LE GEL DOUCHE BIO MA THÉRAPIE QU’ON TROUVE DANS LES CHAMBRES

Une saveur de Kyoto à Uriage

A chaque étage, la question posée est : « Est-on, oui ou non, en train de respecter la nature et les humains ? » Dans les escaliers qui mènent aux chambres, on découvre une partie de l’exposition Hatarakimono Project du duo de photographes franco-japonais K-Narf présentée à Kyoto lors du festival Kyotographie sur des formats gigantesques en pleine ville. Chez Maison Aribert, on peut voir les tirages de cette série pléthorique de portraits de travailleurs japonais dans leurs uniformes. L’idée est de nous sensibiliser au travail de ces femmes et ces hommes indispensables au quotidien des Japonais. Valoriser le savoir-faire de l’expert en légumes saumurés, du poissonnier, de la pâtissière, du charpentier ou encore du peintre en bâtiment. Imaginez leur émotion lorsqu’ils se sont découverts grandeur nature sur le marché de Kyoto ! Cette exposition a tellement touché Christophe Aribert et Laetitia Debeausse de passage au Japon au même moment qu’ils ont décidé de contacter les artistes pour collaborer avec eux. En plus des tirages, on peut également acheter le livre issu de ce projet (en vente à l’hôtel) qui est une pure merveille.

PHOTOGRAPHIES LILI BARBERY-COULON. L’EXPOSITION HATARIKIMONO PROJECT ET LE RESTAURANT GASTRONOMIQUE

Valoriser chaque métier

Respecter le vivant, ça ne peut donc pas se faire sans valoriser les humains qui font de ce lieu ce qu’il est en train de devenir. Toutes les entreprises qui ont participé à la rénovation du bâtiment sont bien évidemment engagées dans une démarche écologique. Je ne vais pas les citer car la liste est longue mais je trouve incroyable que l’hôtel communique leurs noms pour faire connaitre leurs savoir-faire. Je ne suis pas une experte en tourisme, mais j’ai rarement vu une telle valorisation des métiers. Ils sont allés tellement loin qu’ils ont même fait un rituel énergétique solennel très sérieux pour demander au sol d’accueillir ce projet avant même de le démarrer. Certains trouveront peut-être cette démarche farfelue ou anecdotique. Je la trouve d’une modernité folle.

PHOTOGRAPHIES LILI BARBERY-COULON, LA PARTIE HÔTEL AU DEUXIÈME ÉTAGE ET SES CINQ CHAMBRES

Et à part manger ?

Bon, mais qu’est-ce qu’on vient faire à Uriage si l’on n’est pas de la région ? Du ski (Chamrousse est à quelques minutes en voiture), de la marche, du vélo… L’hôtel sera d’ailleurs bientôt équipé en vélos électriques disponibles pour ses clients. Une chambre entièrement dédiée au bien-être accueillera d’ici peu un co-working de thérapeutes – naturopathe, kinésiologue, masseuse ayurvédique reiki, éthiopathe…- afin de proposer une série de soins en lien avec l’esprit de la maison. Enfin, au dernier étage, il y a une immense salle pour organiser des événements plus festifs, des séminaires ou encore des cours de… YOGA ! Euh, vous avez remarqué que je n’ai quasiment pas parlé de kundalini yoga dans cet article et que c’est une première 🙂 … Parenthèse refermée, ça me donne beaucoup d’idées pour l’avenir et pour mon projet de transformative journey. Je vous en reparle très bientôt !

Photographie Lili barbery-coulon: la station de ski Chamrousse à quelques minutes en voiture d’Uriage

De l’espoir pour l’avenir

Si vous passez chez Maison Aribert avant l’arrivée des premières pousses dans le jardin, soyez patients et faites preuve d’imagination. L’espace vient à peine d’ouvrir et le jardin ressemble encore à un terrain vague. Normal : il n’était pas question de forcer la terre ni les saisons. Dans quelques mois, le paysage aura beaucoup changé et j’y retournerai pour vous le montrer. Même dans la gadoue et les bruits de perceuse fixant les dernières appliques, j’ai adoré mon séjour. Il m’a donné de l’élan pour faire mieux à mon tour et relever le défi de notre époque : respecter chaque cellule du vivant. Celles de notre corps. Celles de la terre sur laquelle on vit. Celles de ceux qui nous entourent. Nous ne sommes qu’un. Et le challenge est vertigineux. Hauts les cœurs !

Photographie Lili Barbery-Coulon: imaginez comme ce sera beau dans quelques mois lorsque les herbes hautes et la pelouse auront poussé…

Maison Aribert, 280 Allée Jeune Bayard, 38410 Saint-Martin-d’Uriage, Tel : +33 4 58 17 48 30. 33€ le menu entrée/plat/dessert au Café A, 28€ la formule entrée/plat ou plat/dessert. De 120 à 189€ le menu par personne au restaurant gastronomique deux étoiles (ce qui est archi raisonnable et je peux vous dire que pour obtenir ce prix juste et accessible, Christophe Aribert fait des efforts de folie compte tenu de la qualité de son offre). Quant à l’hôtel, il est en « soft opening » : la maison étant encore en rénovation, le jardin en construction, les tarifs actuels sont plus avantageux qu’habituellement (195€ la nuit au lieu de 390€, petit-déjeuner inclus), malgré le fait qu’on soit en haute saison pour le ski

Premières parutions de 2019

Premières parutions de 2019

Premières parutions de 2019

Un podcast en anglais, un entretien sur mon rapport à la santé, une émission de cuisine avec Chloé Saada, toujours plus d’articles et même un livre… mais quelle folie pour commencer l’année !

simple things – numéro #31 février-mars 2019

Merci au magazine lifestyle Simple Things qui met en avant ma recette du bol Matcha Kasha (issue de mon livre Pimp My Breakfast) dans son numéro de février-mars, encore en kiosque. Deux pages! Quelle joie, merci!

podcast “bouge ton curcuma”

J’ai déjà parlé de Curcumabox sur Instagram et sur cette weeklist, Cindy Montier a changé de vie le jour où elle a appris qu’elle avait un cancer du sein. Alors maman d’une petite fille, elle décide de ne pas être dans une énergie de combat mais plutôt de recevoir les enseignements précieux dont cette épreuve est porteuse. Elle devient actrice de sa propre santé, s’intéresse aux médecines alternatives et à tous les accompagnements pour mieux vivre son traitement comme la naturopathie, le yoga etc. On s’est rencontré à plusieurs reprises et je dois avouer que j’aime infiniment cette personne. Elle a su développer une curiosité incroyable et s’est engagée sur un chemin d’éveil de conscience qui exige beaucoup de courage. Cindy a fait de ce cancer sa chance. Une opportunité d’aller à la rencontre d’elle-même. Et des autres. En plus de ses granolas et de ses curcumabox qu’elle prépare dans sa cuisine, Cindy prend aussi le temps d’aller interviewer les gens qui l’inspirent au sujet de leur vision de la santé. Ces interviews sont disponibles sur son podcast « Bouge ton curcuma ». Elle a diffusé le onzième épisode qui m’est consacré il y a peu de temps et j’ai été très touchée par vos retours et tous les messages que j’ai reçus suite à la diffusion de ce podcast. Merci pour tous ces témoignages de vie si émouvants. Et merci à Cindy pour sa qualité d’écoute.

l’officiel.com JANVIER 2019

Ne vous fiez pas au titre de cet article. D’ailleurs je suis certaine que la journaliste Sophie Rosemont n’y est pour rien (les personnes qui font les titres ne sont pas toujours celles qui écrivent les articles et sur Internet, il faut de la “titraille” qui accroche les moteurs de recherche). Aucune des femmes interviewées dans cet article – dont je fais partie – n’a fait un burn-out. En revanche, nous avons toutes la passion du yoga en commun. Sophie Rosemont met en parallèle mon changement de vie avec celui d’Anne Bianchi ou de Sybille Grandchamp. Nous nous connaissons toutes les trois et nous avons toutes les trois été (Sybille l’est toujours, il me semble) journalistes avant de nous épanouir dans le domaine du yoga. Nous ne sommes pas les seules. Le yoga, la sophrologie, le coaching, la naturopathie, la permaculture sont des domaines colonisés par d’anciens journalistes et autres experts de la communication. Sophie s’est intéressée aux raisons qui nous ont fait quitter nos jobs et nos postes qui cochaient pourtant toutes les cases de la “réussite sociale”. Et c’est à lire juste ici

Kids – numéro #30 hiver 2018-2019

Merci à la journaliste Noélie Viallet pour ces cinq pages d’interview (elles ne sont pas toutes photographiées ci-dessus) publiées dans le magazine Kids. L’occasion de discuter de mes habitudes le matin, de mon livre Pimp My Breakfast, de ma transformation et des changements de vie que je traverse ou encore de ma relation avec ma fille.

Mon appartement photographié par tomoko yasuda, extraits du livre Chez Les Parisiens par My Little Paris

chez les parisiens, un livre my little paris

Un grand merci à toute l’équipe de My Little Paris qui a choisi de mettre en avant mon appartement dans leur dernier beau livre baptisé Chez Les Parisiens aux Editions Flammarion (2018). Clémence Barbier qui est directrice artistique et la photographe Tomoko Yasuda sont venues shooter chez moi cet été. J’avais briqué l’appart comme jamais et enfermé tous les cartons qui trainaient dans la chambre de ma fille (on prévoyait déjà les travaux de mon bureau) … J’adorerais vivre dans les images de ce livre mais la réalité est bien différente 🙂 et puis, surtout, il manque Saturne, notre nouveau chat noir qui aurait fait péter les plombs de la photographe à s’incruster dans le champ à chaque prise de vue;-) Une précision cependant: on m’a posé tout un tas de questions et le texte au final est assez court (normal, c’est la loi de l’édition). Mais du coup, un de mes propos a été légèrement modifié et je tiens à le rectifier. J’adore les tapis marocains et à chaque fois que j’ai eu la chance d’aller au Maroc, j’ai été à deux doigts d’en acheter un. Ils connaissent un franc succès à Paris. Presque tous mes amis en ont un. C’est aussi le cas à Manhattan puisque lors de mon dernier séjour, j’ai remarqué que la folie du tapis marocain s’était également emparée des New-yorkais. Bref, le texte donne l’impression que je snobe cette mode : ce n’est pas le cas! Un jour, je trouverai une pépite pour habiller mon parquet mais pour le moment je suis en mode écureuil des bois pour réussir à financer la fin des travaux interminables de mon studio/bureau. En tous cas, merci Tomoko pour ces jolies photos qui me réjouissent!

podcast savoir vivre by jj & lili barbery

JJ Chase enseigne le yoga et est experte de tous les courants “healthy”, elle vient de New York et vit à Paris. Sur son blog, elle livre des astuces pour gagner en bien-être en s’inspirant d’entrepreneurs et de créateurs qu’elle interroge sur leur “savoir-vivre”. Elle en fait un podcast anglophone. C’est elle qui m’a fait découvrir l’espace Sayya à Paris (où je donne mes cours tous les vendredis)  fin octobre 2018 lorsqu’elle m’y a interviewée. Je lui ai raconté toute ma vie professionnelle. Je pensais qu’elle allait couper un peu mais pas du tout. Donc, là, vous avez la full story in English please. Je venais tout juste de commencer à enseigner chez Anne Bianchi au moment de l’interview et j’étais encore assez timide sur le sujet. Je me rends compte en le réécoutant que j’ai encore évolué puisqu’il y a des points sur lesquels je répondrais différemment aujourd’hui. En tous cas, merci JJ pour ta curiosité. Enjoy! Pour écouter, c’est par ici!

cuisine plus avec chloé saada

éMISSION TÉLÉ CUISINE PLUS – LA PÂTISSERIE DE CHLOÉ, ÉPISODE 8, LE PETIT-DÉJEUNER DE LILI – 30 DéCEMBRE 2018

Diplômée de l’Ecole Supérieure d’Arts Graphiques Pennighen, Chloé Saada s’est d’abord intéressée à la photographie de mode avant de se tourner vers la cuisine et la pâtisserie. Vous l’avez sans doute découverte grâce à son salon de thé à Pigalle où elle a été la première à importer les fameux cup cakes des Etats-Unis jusqu’en France. Un dessert pur sucre qui a fini par lasser cette diabétique condamnée à goûter avec les yeux toutes ces pâtisseries qu’elle ne peut pas manger. Passionnée par la cuisine orientale, elle a dédié ses deux derniers livres de recettes à la tradition gastronomique Israélienne (Shalom Shalom et Paris Tel Aviv aux Editions Hachette) et anime depuis peu une émission de télévision sur la chaine numérique My Cuisine: La Pâtisserie de Chloé. Elle a eu la gentillesse de m’inviter à partager un petit-déjeuner dans sa cuisine fifties. On a partagé nos recettes de petit-déjeuner et on s’est régalé. La chaîne est disponible sur abonnement mais miracle, j’ai réussi à trouver le lien pour regarder la vidéo de l’émission. C’est par ici! Merci Chloé pour ton accueil et ta gentillesse. Pour info: ne cherchez plus la pâtisserie de Chloé à Pigalle. Elle l’a transformée en restaurant où elle sert désormais une cuisine orientale généreuse et gourmande avec l’envie de nourrir ses clients comme s’ils faisaient partie de sa propre famille. Et quand elle n’est pas derrière une caméra ou un fourneau, on la retrouve chez des particuliers où elle gère le catering de A à Z.

musca paris – article du 5 décembre 2018

Créée par mon amie Constance Lacorne, Musca est une marque de t-shirts et sweat-shirts en coton bio pour hommes, femmes et enfants. Constance est venue tester un cours de kundalini yoga que j’ai donné au début du mois de décembre. Elle était très agitée pendant le cours, a eu beaucoup de mal à se concentrer les yeux fermés et j’ai vraiment cru qu’elle avait détesté, ce qui peut arriver. Lorsqu’elle m’a demandé si elle pouvait publier un texte au sujet de cette expérience, je me suis demandée ce qu’elle allait écrire. Elle est de nature moqueuse et elle est aussi très intelligente. Elle m’a envoyé son texte et m’a demandé si je voulais y apporter une modification. Il m’a beaucoup, beaucoup émue. Merci infiniment Constance de partager ton ressenti avec une telle pureté. Ce moment où tu bascules du scepticisme à l’abandon, c’est un GRAND cadeau. Merci.

PODCAST MADAME FIGARO, « LES CHAKRAS, ON LES OUVRE OU ON LES ALIGNE ? » – 29 NOVEMBRE 2018

Un immense merci à la journaliste Marion Louis d’avoir pensé à moi pour son podcast sur les chakras. Interviewée aux côtés d’Elodie Garamond, la créatrice du Tigre Yoga Club , de Xavier Chabeur du Centre Element et de Kiran Vyas du centre ayurvédique Tapovan, j’y parle d’énergie et d’alignement. L’enquête de Marion Louis est vraiment riche, c’est très intéressant à écouter!

Merci à Fleur Monot pour son aide précieuse!

Retour sur The Transformative Journey #1

Retour sur The Transformative Journey #1

Retour sur The Transformative Journey #1

Déjà huit jours depuis la première édition de The Transformative Journey qui a eu lieu le 3 février dernier et je me sens encore portée par la douceur de cette journée. Retour sur une parenthèse suspendue avec l’espoir qu’il y en ait beaucoup d’autres au cours de l’année 2019…

Photographie Fleur Monot (et comme vous me l’avez demandé: je porte un pull sezane et un legging outdoor voices sur cette photo)

Dimanche 3 février, j’ai invité la coach Zeva Bellel – experte en développement de projets professionnels – et Caroline Wietzelauteure de nombreux livres de cuisine, styliste culinaire et créatrice de cuisine consciente – à me rejoindre dans les bureaux de la marque de cosmétiques clean Seasonly pour animer avec moi une journée un peu spéciale. Une journée pour provoquer des déclics et revenir à soi. Je vous en avais parlé dans ce post. Nous avons été submergées par les demandes d’inscription. J’aurais voulu satisfaire tout le monde mais nous n’avions que douze places et la journée a été vendue en quelques minutes… Je vous promets que je vais tenter de décliner cette première édition, je vous en dirai plus à la fin de ce post. En attendant, voici quelques tips recueillis au cours de la journée.

Photographies Lili Barbery-Coulon pour les deux premières et par Fleur Monot pour celle du cours de yoga

La légèreté de l’être par le corps physique

J’ai proposé un atelier kundalini yoga avec un cours de deux heures. L’idée était de gagner en légèreté sur le plan physique avec une série de postures axées sur la flexibilité de la colonne vertébrale. Sentir ses jambes en apesanteur à l’issue d’une séance de yoga, se sentir soutenu.e en découvrant le génie des muscles situés dans le dos, gagner quelques millimètres de souplesse et sortir de ses propres limitations : tous ces messages vécus dans le corps ont une action sur notre équilibre émotionnel et notre mental. On vient ainsi neutraliser les messages habituels, gagner en « légèreté d’être » et changer de fréquence vibratoire. L’idée n’est pas d’activer l’énergie du combat pour y arriver, ni celle de la rage de tenir une posture le plus longtemps possible. Au lieu de tenter de casser l’obstacle qu’on a l’impression d’avoir devant soi, on prend de la hauteur pour s’apercevoir qu’il y a plein d’autres chemins possibles derrière le mur. Des voies qu’on n’avait pas imaginées. Cette sensation planante qu’on a souvent à la sortie d’un cours de kundalini yoga peut nous servir à prendre de la distance avec ce qui nous apparaissait comme une limitation, un empêchement. Or, bien souvent et sans s’en apercevoir, on est très attaché aux « obstacles ». On place toute notre attention sur eux. On les raconte en détails (ce qui crée encore plus d’attachements à la situation) comme s’ils étaient des ennemis extérieurs à nous-mêmes. Je suis fascinée par les résultats obtenus grâce au travail sur le corps physique. Ce corps qui, contrairement au mental, ne ment jamais et nous livre quotidiennement des enseignements précieux si l’on veut bien l’écouter… Je ne peux pas vous raconter le cours que j’ai donné ce jour-là mais si je n’avais qu’un seul conseil à partager, ce serait : DIX MINUTES PAR JOUR. Juste dix minutes chaque matin. Commencez par offrir dix petites minutes à votre corps en vous levant. Quatre salutations au soleil ou trois minutes d’ego eradicator, 26 grenouilles… choisissez ce que vous voulez, du footing, du vélo, mais faites-le en conscience. On méprise encore beaucoup trop l’intelligence du corps physique versus le bla bla du mental qui adore décortiquer en boucle les mêmes symptômes. Évidemment, si vous pouvez glisser en plus dans votre routine du matin quelques minutes de respiration, vous allez rapidement sentir des changements…

Photographies Lili Barbery-Coulon et Fleur Monot. Caroline Wietzel en plein atelier cuisine et les petites merveilles qu’elle avait préparées en cadeau pour les participantes ci dessus.

L’alimentation consciente avec Caroline Wietzel

J’ai demandé à Caroline qui cuisine divinement bien de partager avec nous les éléments de son épicerie de base. Comment manger sainement sans se prendre la tête ni passer des heures en cuisine ? J’ai remarqué que les deux problèmes régulièrement cités sont : 1) « J’ai pas le temps » 2) « J’ai pas d’idées ». Caroline n’utilise que des produits frais et bio (ou agriculture locale et raisonnée), elle n’utilise ni conserves ni produits surgelés. Alors comment fait-elle pour gagner du temps ? « Préparer un repas, ça ne peut pas se faire en deux minutes, a répondu Caroline. Sans que cela nous prenne une heure, il faut investir le temps de l’épluchage comme un temps pour soi, un peu comme une méditation. Offrir ses meilleures intentions aux ingrédients que l’on est en train de découper. Plutôt que de vivre ce moment comme une contrainte – voire une corvée – on peut décider d’être présent.e à soi-même et profiter d’une pause. Et puis, c’est la simplicité qui va nous faire gagner du temps. » Je suis tellement d’accord ! Ces dernières décennies, on nous a vendu l’idée qu’il fallait que la préparation d’un repas soit la plus rapide possible. Fast food, fast digestion, fast everything. Vers quoi tente-t-on de courir si vite ? Cette pressurisation du temps peut virer au cauchemar quand on a bossé toute la journée, qu’on s’est tapé trois quart d’heure de transport, qu’on a des tous petits dans les pattes qui réclament à manger et qui ne s’intéressent ni aux brocolis ni à l’épeautre. Je n’ai pas de solution miraculeuse à vous proposer. Personnellement, j’ai arrêté de lutter pour que nous partagions tous le même plat à table. Mon mari et moi préparons chacun ce que nous avons envie de manger (souvent, ça diffère beaucoup) et les plats se retrouvent en libre-service au centre de la table. Notre fille est grande et j’essaie de ne pas faire de la nourriture un sujet de conflit donc je la laisse faire ses expériences en espérant que les graines que je sème lui donnent un jour envie de s’alimenter plus sainement. L’astuce de Caroline pour gagner du temps : le Vitaliseur de Marion (vous allez croire qu’on est payé pour en parler – I WISH 🙂 ) car il cuit très rapidement les légumes. Si vite d’ailleurs qu’il faut bien surveiller la cuisson avec la pointe d’un couteau (on peut même y préparer des flans et des gâteaux à la vapeur). J’ajouterais à cet ustensile, un rice cooker ! J’en ai un depuis plus d’un an et je ne peux plus m’en passer pour préparer les céréales : on n’a rien à surveiller, la cuisson s’arrête toute seule, et les céréales cuites restent chaudes tant qu’on n’a pas éteint la machine. Parfois, je me prépare du riz complet pour deux ou trois repas (sa cuisson est plus longue que le riz blanc) et je n’ai plus qu’à penser aux légumes frais et aux légumineuses (que je cuis à l’avance dans une casserole classique le week-end car il faut les laisser tremper toute la nuit). Bon, moi, contrairement à Caroline, j’ai toujours des conserves bio de pois chiche et de haricots rouges car ça dépanne les soirs où je manque d’idée… Rayon idées justement, Caroline n’en manque pas. « Je sale assez peu mes préparations. J’ai besoin d’une épicerie avec au moins deux ou trois huiles différentes (pas trop sinon elles risquent de rancir avant que vous ayez le temps de les finir), du tamari, des épices que je mélange dans mon moulin à poivre (cardamome, graines de coriandre, cumin…), du gomasio, des purées d’amande, de noix de cajou ou de sésame (le fameux tahin), du concentré de tomates bio que je glisse même dans certaines vinaigrettes… » explique Caroline. Elle nous a fait goûter son « dukah » : un mélange de noisettes grillées, de pistache, de sésame, de cumin et de coriandre en poudre qu’elle utilise pour « pimper » les soupes, les salades ou les légumes vapeur. Enfin, dernier point essentiel : si l’on veut être conscient au moment où l’on mange, il ne faut pas hésiter à se faire une jolie table. Soignez la présentation, le dressage, les couleurs dans l’assiette. « D’ailleurs, au sujet des couleurs, c’est amusant de constater que bien souvent les associations d’aliments d’une même couleur – lentilles corail et courges butternut par exemple – fonctionnent au niveau gustatif et digestif » ajoute-t-elle. Si vous avez des questions sur les points évoqués, n’hésitez pas, Caroline vous répondra dans les commentaires !

C’est dans la pièce où je suis assise (Photographie Fleur Monot) que les participantes ont pu découper les photos de leur vision board. Quelques exemples ci dessous (photographie Lili Barbery-Coulon)

Transformer une idée en une action avec Zeva Bellel

La coach Zeva Bellel s’est installée dans la pièce qui ressemble à un cocon rose bubblegum juste en dessous. Elle a organisé deux ateliers « Vision Board » dans la journée, un le matin, l’autre après le déjeuner. Trois heures pour redéfinir nos projections en découpant des photos dans des magazines et des phrases. On commence toujours l’atelier en se disant « Bof, c’est du collage, qu’est-ce que ça va m’apporter ? » et chacun.e en ressort systématiquement avec une prise de conscience. Zeva booste notre spontanéité et notre intuition et nous demande ensuite d’analyser en binôme notre création. On s’aperçoit brusquement de nos zones d’ombre ou bien de ce qui nous manque pour franchir la prochaine marche de notre vie professionnelle. Les questions pointues de Zeva qui surveille tous les binômes avec beaucoup de bienveillance permettent de transformer nos questionnements en actions concrètes. La parole des unes vient renforcer la conviction des autres. Les aveux de vulnérabilité nous relient et nous rendent encore plus puissantes ensemble. On n’est pas dans la comparaison. Au contraire, on se soutient. Et ça change tout. (Si vous souhaitez faire appel à Zeva ou lui poser des questions sur ses prochaines séances de Vision Board, je vous recommande de la contacter par email ou de vous abonner à sa newsletter sur son site).

Les fameux tapis Baya dont je vous ai parlés dans ma weeklist, la posture de l’enfant (l’une de mes préférées pour intégrer) et la vue de la terrasse du bureau de Seasonly. Photographies Lili Barbery-Coulon

Alors c’est quand la prochaine édition ?

J’espère très bientôt. J’ai promis à toutes celles qui étaient en liste d’attente pour la première édition de les avertir avant de publier la prochaine date sur les réseaux sociaux et je m’y tiendrai. J’aimerais aller en province et pas seulement rester à Paris (j’ai quelques idées pour Paris). Vous êtes nombreuses à me réclamer ce genre de journées à Marseille, à Lyon, à Bordeaux et à Strasbourg. J’en rêve également. Je suis certaine que ça va se faire. Pour l’instant, je cherche des lieux inspirants avec une salle suffisamment grande pour faire du yoga ainsi qu’une cuisine pour déjeuner. J’ai déjà plusieurs intervenants que je voudrais vous présenter pour nous aider à cheminer et évoluer ensemble. Si vous êtes propriétaire d’un espace dont vous souhaitez faire la promotion, à Paris ou ailleurs, qui pourrait accueillir un « Transformative Journey » pour une journée, deux jours ou un long weekend, n’hésitez pas à me contacter par email ([email protected]). Si vous êtes créateur ou bien que vous vous occupez d’une marque consciente (une marque engagée dans le respect de l’environnement et de l’humain) et que vous souhaiteriez m’accompagner dans cette aventure et m’aider à produire ce type d’événements, contactez-moi. J’ai ressenti tellement de joie à préparer cette journée et à la vivre que je sais que ces transformative journeys vont se multiplier. La joie est devenue mon seul baromètre pour savoir si je me dirige dans la bonne direction. Et tous les vents m’accompagnent dans ce sens donc je vous dis A TRÈS VITE 🙂

Photographies Lili Barbery-Coulon. La fameuse huile de nuit 100% naturelle de Seasonly qu’ils viennent de lancer, leur cocon rose à l’aube et les jolis gobelets de My Little Day (photographies Lili Barbery-Coulon)

Merci mille fois à Seasonly pour son accueil et ses huiles de nuit offertes en cadeau aux participantes, à Fleur Monot pour son aide indispensable pendant cette journée, à Baya qui a eu la gentillesse de me prêter les tapis de yoga, à My Little Day pour sa vaisselle en papier si pratique quand on est nombreux et à La Ruche Qui Dit Oui pour ses bons produits.

Lili’s Weeklist #19

Lili’s Weeklist #19

Lili’s Weeklist #19

Des cierges mystiques non parfumés pour la pratique du matin, mon épiphanie autour de la vapeur douce, un tapis astral et éthique pour le yoga, un coussin chauffant pour relâcher les épaules, un baume au jasmin sambac, une collection de lessives naturelles et délicatement parfumées, les trousses upcyclées de Rive Droite: rien que du bon qui fait du bien dans cette nouvelle #lilisweeklist !

1. Le tapis en caoutchouc naturel BAYA

Georgia Horackova, yogi et créatrice de la collaboration “Gemma” avec la marque de tapis Baya

Chaque semaine, vous me demandez où acheter un tapis de qualité. Je suis souvent bien ennuyée car je ne connais pas toutes les marques et je pratique bien souvent sur une peau de mouton (un ancien tapis de la chambre de ma fille rapporté de Suède il y a quelques années). Dans les studios, il y a déjà des tapis donc pendant mes premiers mois de yoga, je n’ai pas investi dans un mat. Mais en devenant addict au kundalini, j’ai eu envie d’avoir le mien. On m’en a offert beaucoup et je connais mieux mes besoins. En ce qui concerne ma pratique de kundalini yoga qui inclut des salutations au soleil, j’ai besoin d’un tapis avec un bon “grip”, c’est à dire qui ne glisse pas. Je n’aime pas les tapis de Pilates trop épais et trop mous dans lesquels on s’enfonce. Je recherche des tapis pas trop volumineux qui se roulent facilement (il existe des modèles pratiques ultra légers qui se plient dans une valise mais ils ont souvent l’air cabossés une fois dépliés). Enfin, j’ai besoin de les nettoyer facilement (certains se lavent en machine) ET s’ils sont fabriqués avec éthique, c’est mieux! Créée en 2016 par deux amies – Agnès Gardelle et Hortense Bourgois – la marque Baya propose des tapis qui comblent un grand nombre de mes exigences. Leurs mats sont d’ailleurs adorés des yogis. Attirée par les couleurs sobres et les références astrales, c’est leur collaboration avec la yogi Georgia Horackova qui m’a séduite. Déjà en rupture de stock depuis son lancement fin 2018, cette collab revient en mars 2019 et est déjà disponible en pré commande. Elle est déclinée en trois versions: soit en caoutchouc naturel avec un revêtement tout doux en microfibres (encres à l’eau) – celui que j’ai choisi – idéal pour les pratiques intenses où l’on transpire car le tapis devient antidérapant avec l’humidité des extrémités. Je l’adore, il se roule facilement très serré mais attention il pèse assez lourd donc c’est plutôt le tapis que vous allez garder pour votre pratique à la maison. Il y a aussi une version “travel”: le même tapis que le premier mais plus fin donc plus léger. Ils l’ont aussi sorti dans leur gamme soft (en PVC et en relief en surface). Il est antidérapant en toutes circonstances, un peu plus volumineux mais beaucoup plus léger que le mien. En revanche: pas de douceur microfibre à la surface. La nouvelle production de ces trois tapis arrive en mars et elle est déjà disponible en pré commande. 60, 70 ou 75€ le tapis selon l’épaisseur et le matériau dans la collection Gemma X Georgia Horackova par Baya.

2. Les lessives parfumées Kerzon

Comme vous le savez si vous lisez régulièrement ce blog, j’ai complètement changé mes produits ménagers depuis quelques mois. Fini le sopalin et le cellophane, j’ai dégagé liquides vaisselle agressifs, lessives et adoucissants que j’utilisais jusqu’alors pour les remplacer par des produits naturels et non toxiques pour l’environnement. Je me suis aperçue que les lessives liquides à base de savon de Marseille marchaient très bien, même à basse température, qu’elles n’abîmaient pas du tout mon lave-linge et que ma boule écolo remplie de billes que j’utilise en alternance avec de la lessive à base de savon naturel fait très bien le job aussi. C’est une sacrée révolution pour une fille biberonnée aux pubs Ariel et aux cadeaux Bonux planqués dans les grands barils de poudre. La prochaine étape sera de la faire moi-même – je n’y suis pas encore – mais je dois dire que les comptes @Pourvu.que et @Peau_Neuve sur Instagram (que vous m’avez recommandés) m’encouragent à aller plus loin car elles montrent combien chaque petit geste eco-friendly est gratifiant. Un bémol néanmoins: l’odeur du linge après une machine. C’est difficile de se détacher des conditionnements olfactifs. Je me souviens qu’à l’école de parfumerie chez Givaudan, lorsque le parfumeur Jean Guichard, alors directeur de l’école, acceptait de me former les mercredis il y a douze ou treize ans, il m’avait fait remarquer que l’odeur qui caractérisait pour lui le linge propre – une senteur de lin humide – était très différente de mes projections olfactives. Il était plus âgé que moi et forcément, mes références étaient matraquées par les parfums  “long lasting” de musc et de fruit qui overdosent les lessives depuis les années 1970. Aujourd’hui, après des mois d’abstinence de soupline et autres berlingots tricolores, mon nez s’habitue progressivement au silence. Parfois, je glisse des huiles essentielles d’agrumes dans la dose de lessive. C’est pas mal mais à peine perceptible (je ne dois pas en mettre assez?). Et puis l’autre jour, la marque Kerzon m’a envoyé quatre échantillons de leurs lessives parfumées à essayer. J’adore cette marque qui a déjà signé une collaboration irrésistible avec Minois Paris: une lessive délicate pour le linge des bébés, subtilement parfumée mais pas trop, et surtout totalement respectueuse de l’environnement et de la peau fragile des plus petits. Créée en 2013 par deux frères, Kerzon a récemment mis au point quatre formules à base d’huiles d’olive et de coprah (issue de la pulpe de coco). Conçues en Provence, elles sont naturelles et biodégradables à 97%. Qu’est-ce qu’on trouve dans les 3% restants? Un conservateur labellisé Ecocert (l’organisme qui certifie les cosmétiques bio), un ingrédient issu de la chimie verte qui rend la formule translucide et permet d’éviter les dépôts blancs à la surface du linge, un épaississant et un solubilisant pour que le parfum se mélange bien dans la formule, du parfum d’origine naturelle et issue de la chimie verte pour les addicts des senteurs de linge propre. Parmi les quatre parfums, mon préféré est Place des Vosges, puis Giga Doux. Si vous aimez les odeurs de crèmes pour bébé, vous allez adorer Super Frais (joli mais un peu trop puissant pour moi). Quant à la lessive Méga Propre, elle évoque les laveries américaines avec une senteur de propre très identifiable. Moins mon histoire mais ça devrait séduire ceux qui ont du mal à renoncer à leurs vieilles habitudes olfactives. Evidemment, ça coûte beaucoup plus cher qu’une lessive vendue en supermarché, vu la fabrication locale et vertueuse. ET LA BONNE NOUVELLE QUI ME RÉJOUIT, c’est qu’on peut venir remplir son flacon dans la boutique Kerzon du Haut Marais à Paris. Et ça, c’est la révolution! Je trouve ça génial! Il faut que tout le monde s’y mette, je ne vais pas arrêter de militer pour. Avis aux créateurs de produits de beauté et d’hygiène: convertissez toutes vos créations en ZERO WASTE/ZERO DÉCHET! C’est possible. Compliqué mais possible. Il n’y a pas d’autre voie pour une économie viable à long terme (dois-je parler de la survie de l’humanité face aux changements climatiques?)… Lessives parfumées Kerzon, 21€ la bouteille de 1L, sur le site Kerzon ou dans la boutique au 68 rue de Turenne, Paris 3ème

3. Le parfum In Fiore x Violette

photographie lili barbery-coulon

Alors que l’industrie du parfum peine à comprendre l’urgence écologique, je me réjouis de voir que de petites marques inventent de nouvelles façons de se parfumer sans passer par un flacon en verre. Parce que le verre a beau se recycler, sa fabrication est énergivore et son recyclage coûteux. La seule issue: conserver les contenants le plus longtemps possible, leur trouver une seconde vie ou bien les ressourcer (Louis Vuitton et Mugler proposent déjà des flacons à recharger sur leurs points de vente). C’est ce que propose In Fiore, la marque de beauté créée à San Francisco par Julie Elliott, un nez passionné par les plantes sacrées et les ingrédients aux vertus médicinales. Elle s’est associée à mon amie Violette, la make up artiste talentueuse installée à New York dont je vous ai déjà parlé, pour créer un baume parfumé au jasmin indien à base d’huile bio de jojoba et de cire d’abeille. Violette rêvait d’une senteur de vacances d’été dans le sud de la France et d’un parfum conçu comme un soin, aussi agréable pour le nez que pour la peau. Ensemble, elles ont conçu “Baisers de Jasmin” un baume concentré dans un petit boîtier de métal doré si joli que vous allez forcément avoir envie de le conserver, une fois le parfum terminé. D’autant qu’il dispose d’un petit miroir intérieur. Je vais probablement le transformer en pilulier pour trimballer ma dose de compléments alimentaires en weekend. Et puis, surtout ça sent super bon et comme le parfum est emprisonné dans une base huileuse, il tient très longtemps. Un cadeau précieux à se faire rapporter des Etats-Unis. Parfum Baisers de Jasmin en baume, 95 US$ + frais de port, disponible sur le site In Fiore

4. Les pochettes et les sacs upcyclés de Rive Droite

J’ai découvert la marque Rive Droite grâce à Marie Faure Ambroise, la créatrice de My Travel Dreams au moment du lancement de leur collaboration “Bon Voyage” dont je vous avais parlé dans une weeklist. A l’époque, j’avais trouvé leur trousse de toilette très jolie mais je ne m’étais pas beaucoup intéressée à la fabrication. Or, il est difficile de faire plus éthique que ce que proposent Yasmine, Sofia et Aurélie, les trois fondatrices de Rive Droite. Un concours de circonstances et de heureux hasards a amené Yasmine et Sofia à s’installer au Maroc pile au moment où Aurélie souhaitait elle aussi changé de vie professionnelle. Concernées par l’environnement et convaincues qu’une économie viable n’est pas incompatible avec une conscience écologique, elles imaginent une ligne de bagages légers d’un genre nouveau. Plutôt que d’aller produire de nouveaux tissus (en coton bio ou pas, la production de nouveaux tissus est extrêmement énergivore et polluante), elles s’intéressent aux tissus laissés à l’abandon au Maroc. Sur place, elles fouinent dans les moindres recoins à la recherche de chutes de denim abandonnées par les usines textile disparues ces dernières années, négocient avec les locaux surpris par leur envie de trouver des “vieux” rouleaux d’étoffe dont personne ne veut… “Treize millions de tonnes de textile sont jetées dans le monde chaque année” rappellent les trois créatrices qui veulent prouver qu’il est possible de faire des produits de qualité 100% éco-conçus, fair trade et à un prix juste. Elles ne se contentent pas de sourcer des matières à upcycler. Au Maroc, elles aident également d’anciens ouvriers d’usine textile désoeuvrés à réouvrir leurs propres ateliers à échelle humaine. “L’idée n’est pas de reproduire les mêmes modèles que ceux qui ont échoué en créant une usine gigantesque, expliquent-elles. On préfère aider les experts de la fabrication textile à rouvrir leurs propres petites structures indépendantes et autonomes et leur permettre de retrouver de la protection sociale, ça fonctionne beaucoup mieux ainsi pour tout le monde”. Pour moi, c’est la modernité absolue: elles cassent la croyance de l’entrepreneur qui devrait, pour réussir, construire un modèle économique vertigineux, faire entrer des fonds extérieurs pour avoir une grande usine avec une tonne d’employés. A la place, elles remettent l’humain au centre de leur projet, donnent de la liberté et du travail sans mettre en danger leur économie. Respecter toute la chaîne du vivant, pour moi, c’est ça. Leurs sacs sont magnifiques. Elles vont sortir un modèle de sac à langer en mars que j’ai montré récemment sur Instagram, en instastory et qui est juste parfait (même le rembourrage du sac est recyclé!). Elles ont des trousses, des sacs de weekend, des bagages plus grands… le tout dans des couleurs irrésistibles… je les adore! Merci Rive Droite, vous me rendez joyeuse! A partir de 35€ la pochette en coton recyclé, chez Rive Droite

5. Les bougies CORETERNO

photographie lili barbery-coulon

J’ai découvert les cierges non parfumés Coreterno il y a deux ans à New York dans la sublime boutique The Alchemist Kitchen dont je vous ai déjà parlé ici. Or, à chaque fois que je montre ces bougies sur mon feed Instagram, vous me demandez d’où elles viennent. J’ai donc décidé de leur consacrer une place dans ma weeklist. Lancée par Francilla Ronchi et Michelangelo Brancato à New York en 2015, la marque Coreterno – qui signifie coeur éternel en italien – crée des bougies non parfumées. Idéales pour mes pratiques du matin dans ma salle de bain. La créatrice qui a les bras recouverts de tatouages collectionne avec Michelangelo les livres illustrés du 17e siècle, aime les symboles spirituels et la sorcellerie. Parmi les créations, quatre modèles ont retenu mon attention: “You create your own destiny” avec la main que je fais actuellement brûler dans ma salle de bain, celle avec l’oeil qui me fait penser à ajna, le 6e chakra, le cierge avec la pieuvre “the eternal octopus” et le modèle phrenology. Je les aime tellement que j’ai mis un moment avant de me décider à les utiliser. Elles sont coûteuses mais elles durent très longtemps et je trouve qu’elles embellissent durablement mon autel. Bougie Coreterno, 40€ + frais de port, disponible chez Coreterno

6. Le coussin chauffant de la Maison du Tui Na

Je ne suis encore jamais allée à la Maison du Tui Na qui a ouvert il y a déjà sept ans. Ce lieu (décliné à Paris et en Province dans six instituts) dédié au massage traditionnel chinois m’a pourtant souvent invité à tester un de leurs rituels. Mais, sans que je sache exactement pourquoi, ça ne s’est pas fait. Pas dans mon quartier. Un emploi du temps déjà bien chargé… En tous cas, les fondateurs m’ont récemment envoyé ce coussin que j’ai pris pour un oreiller d’avion avant de lire le dossier de presse. Il est rempli de graines de cassia, une plante chinoise réputée pour ses vertus curatives. Il suffit de le placer deux minutes au micro-onde puis de le poser sur ses épaules autour du cou pendant un peu plus d’un quart d’heure pour en ressentir les bienfaits. L’objet est ultra réconfortant! Surtout après une journée d’écran ou de stress en tous genres. La graine de cassia aurait des propriétés incroyables pour le foie, en revanche, je ne suis pas tellement convaincue par son efficacité via un coussin en tissu…Pourtant, les Chinois utilisent les coussins médicinaux à base de plantes depuis des lustres. On dit que les pores ouverts par la chaleur de l’objet pourraient alors absorber les vertus de la plante. La seule chose dont je sois certaine, c’est que ce coussin chauffant est hyper agréable, et ce, immédiatement. L’effet est tellement relaxant qu’on n’a plus qu’une envie après l’avoir posé sur ses épaules: aller se mettre au lit! Le coussin chauffant aux graines de Cassia, 24,90€, disponible sur l’eshop et dans tous les centres la Maison du Tui Na

7. Le Vitaliseur de Marion

Des années qu’on me répète que cet outil est indispensable lorsqu’on cherche à manger sainement. J’avoue que je n’y voyais qu’un vulgaire couscoussier. Au mieux, un autocuiseur de base. Une cocotte minute sans pression. Bref, pourquoi dépenser autant dans une immense marmite encombrante? Pourtant, mes copines en formation à l’enseignement du kundalini yoga en 2018 n’ont pas arrêté de me dire que le vitaliseur était résolument parfait… Finalement, c’est en observant l’enthousiasme de Jennifer Hart-Smith, fondatrice de Tookies, et de Cindy, créatrice de Curcuma Box, que j’ai fini par me décider à adopter un vitaliseur. Meilleur cadeau de tous les temps. Cet engin (j’ai pris le grand chef, l’immense modèle familial que je trouve parfait pour une famille de quatre à six; le plus petit modèle est suffisant pour des repas à deux) cuit ultra rapidement les légumes à la vapeur douce. Contrairement à tous les spécimens équivalents, le vitaliseur ne dépasse jamais les 95 degrés, ce qui garantit la préservation des nutriments et des vitamines. Il est en acier inoxydable, un matériau ultra conducteur (attention à ne pas toucher la partie basse pendant la cuisson, vous risqueriez de vous brûler) qui ne modifie pas le goût ni l’aspect des aliments et son couvercle en forme de dôme permet à la vapeur de ruisseler sur les parois sans noyer les légumes. Vous allez me dire “nan mais tu débarques? C’est pas nouveau!”. C’est le moins qu’on puisse dire: le Vitaliseur de Marion ne vient pas de sortir, il existe depuis 1985. On peut dire que je suis à la pointe du scoop, ha ha ha! Comme chaque éveil de conscience, tout a commencé par un grand désarroi. Celui de Marion Kaplan, bio-nutritionniste, naturopathe, élève du Docteur Kousmine et auteure de nombreux livres de cuisine healthy, qui dès l’âge de 14 ans est confrontée à des problèmes de santé, déséquilibre alimentaire, prise de poids et compulsions. En vacances dans les Cévennes, elle rencontre un végétarien qui lui propose un jeûne salvateur. Lancée sur son chemin de guérison, elle ne va plus cesser de chercher à améliorer son alimentation. Plus tard, elle rencontre le cuisinier et ingénieur André Cocard qui a créé le premier appareil de cuisson vapeur douce. Après sa mort, Marion Kaplan fait évoluer l’appareil et met en vente son premier vitaliseur, il y a déjà 34 ans. Il n’a pas changé depuis et est devenu l’allié de tous les naturopathes. Chez moi, le curseur pour savoir si un appareil est intéressant, c’est mon mari. L’argument nutritionnel lui parle assez peu. En revanche, le goût et la rapidité sont des facteurs importants pour lui. Or il s’est emparé du vitaliseur depuis son arrivée. Le goût des légumes est dingue! Tellement préservé! Je comprends mieux l’engouement et l’aspect flippant des adeptes car on a l’impression quand on en parle qu’on est entré en religion. Un point négatif: le prix. Mais il faut surveiller le site car ils font régulièrement des promos (d’ailleurs en écoutant hier le podcast que j’ai enregistré avec Cindy de Curcumabox, j’ai entendu à la fin qu’elle proposait des codes promo, demandez-lui via Instagram).  Et puis, après c’est pour toute la vie… Le Vitaliseur de Marion, 272,50€, sur le site Vitaliseur de Marion

 

Merci à Fleur Monot pour son aide précieuse dans la réalisation de cet article. 

A transformative journey

A transformative journey

A transformative journey

Dimanche 3 février, je vous propose de venir passer la journée avec moi dans un cocon sublime en plein cœur de Paris. Une journée entière pour poser nos intentions de l’année 2019, méditer, pratiquer, s’initier à la cuisine consciente et visualiser les talents qui nous rendent uniques. Une journée de kundalini yoga, de coaching et de gourmandise saine pour changer de fréquence vibratoire. Prêt.e.s à décoller ?

Photographie @Seasonly

Une journée pour se rapprocher de soi

Ca fait un moment que j’ai envie de vous parler de cette journée que je prépare avec amour. J’attendais d’être prête et aussi d’avoir le temps de vous présenter le programme de ce « transformative journey ». Journey ne veut pas dire « journée » en anglais. C’est un mot qui évoque la traversée, l’expédition, le trajet en voyage. Dimanche 3 février, je vous propose de partir à la rencontre de vos intentions pour l’année 2019. Pour les atteindre, pas besoin d’avion ni de train à grande vitesse. Juste de votre intuition. Une journée pour prendre conscience des changements nécessaires à opérer pour être au plus proche de soi. Pour se détacher des chemins habituels empruntés par le mental. Pour se tenir à l’écoute de ce qui est déjà là mais qu’on n’entendait plus. Au programme : un cours de kundalini yoga et de méditation avec moi, une initiation à la cuisine consciente pour apprendre à préparer des repas sains au quotidien, en toute simplicité, animé par la journaliste et auteure Caroline Wietzel, un déjeuner végétarien bio et de saison concocté par Caroline, et un atelier Vision Board avec la coach new-yorkaise Zeva Bellel qui vous aidera à mettre en images vos désirs sous-jacents. Nous finirons la journée par une synthèse autour d’un goûter savoureux et healthy.

Photographie @Seasonly

Trois intervenantes, trois activités : full potential !

Je vous parle sans cesse du kundalini yoga donc je doute qu’il soit nécessaire de vous présenter à nouveau cette pratique. J’ai glissé plusieurs liens à la fin de cet article sur ce yoga dans l’éventualité où vous découvririez mon blog aujourd’hui. Inutile de pratiquer le kundalini yoga depuis des années pour participer à cette journée, ni même d’en avoir déjà fait : les débutants sont les bienvenus. Vous n’avez jamais fait de yoga ni de méditation, vous n’êtes pas en forme olympique ? Aucun problème non plus. C’est un yoga qui n’exclut personne, chacun fait comme il/elle peut. Après le yoga, nous irons en cuisine retrouver Caroline Wietzel. Caroline a écrit plusieurs livres de cuisine et signe des articles pour la presse écrite depuis de nombreuses années. En plus d’avoir un goût exquis et un vrai talent pour le stylisme culinaire, elle est initiée aux principes de la naturopathie, invente sans cesse de nouvelles recettes végétariennes ou vegan et met tellement d’amour dans ce qu’elle prépare que personne ne peut résister à ses assiettes. Nous nous sommes connues en cours de kundalini yoga. Elle était si heureuse d’avoir découvert cette discipline grâce à mes articles sur ce blog qu’elle m’a offert des fleurs et nous avons ensuite appris à nous connaître autour d’un déjeuner. Elle a un talent incroyable et a déjà été ma complice lors du lancement presse de ma collection Damart puisque c’est elle qui s’est occupée du catering. C’est elle aussi qui confectionne les délicieux gâteaux sans gluten que l’on partage à la fin des sadhanas (pratiques du matin) organisées par l’enseignante Caroline Benezet. Dimanche 3 février, elle nous montrera comment, avec une épicerie de base très accessible et quelques idées simples, on peut facilement pimper ses légumes sans passer une heure chaque soir en cuisine. Vous repartirez avec quelques recettes mais surtout de nombreux conseils qui devraient faire baisser votre niveau de stress en cuisine et vous donneront envie de prendre soin de vous jour après jour.

Après le déjeuner ou avant (le groupe sera divisé en deux pour qu’on puisse profiter de chaque activité sereinement), vous retrouverez la coach Zeva Bellel pour un atelier auquel j’ai déjà participé et que j’ai adoré : the vision board. Si vous n’avez jamais entendu parler de Zeva, je vous recommande d’aller lire l’article que je lui ai consacré il y a quelques mois. C’est une femme extraordinaire qui sait rallumer les étincelles enfouies sous les doutes et les filtres sociétaux. Avec une méthode qui paraît simple et beaucoup de talent, elle nous invite à conscientiser nos intentions, sans passer par la réflexion mentale, juste à l’instinct. Je ne veux pas vous révéler les détails de l’atelier car il me semble important de le découvrir en le vivant mais on va découper, coller, échanger et ressortir avec une vision beaucoup plus nette de la direction dans laquelle on a envie de cheminer.

Photographie @Seasonly

Un cocon en plein cœur de Paris

L’idée de cette journée est née en allant déjeuner fin 2018 dans les bureaux de Fany Pechiodat, créatrice de la marque de soins pour le visage Seasonly et fondatrice de My Little Paris qu’elle a quitté depuis. Elle m’a demandé de quoi j’avais envie pour 2019 et je lui ai dit que pour la première fois de ma vie, je n’avais pas de listes ni de désirs précis. Ma pratique me pousse tellement à m’installer dans l’instant présent qu’il m’est de plus en plus difficile de me projeter loin. Le jour où j’ai déjeuné avec elle, je lui ai dit que plutôt que de chercher à obtenir, j’avais décidé de laisser les choses venir à moi. Pas en me tournant les pouces, ni en faisant uniquement du yoga du matin au soir (les apparences sont parfois trompeuses sur les réseaux sociaux : je ne vous montre que ce que je veux bien partager publiquement, il y a plein d’aspects de mon quotidien et de mon travail que je ne vous montre pas ; bref, je ne suis pas assise à méditer toute la journée). Mais j’ai tellement voulu, désiré, planifié, organisé par le passé qu’il me semble désormais important d’être attentive aux signes qui se présentent à moi et de saisir les opportunités que j’aimante sans effort. Alors qu’on discutait, elle me faisait visiter son bureau installé sur plusieurs niveaux si joliment décorés. Là, une maison grecque. Ici une bulle de moquette rose. Du velours duveteux, des matières naturelles, du blanc, des pastels… Je me suis mise à rêver à voix haute et je lui ai dit : « J’aimerais bien trouver un lieu pour partager ce que j’ai appris… mais pas que dans le domaine du yoga… pour échanger et grandir ensemble… ». Fany m’a répondue : « Pour ça, il faut que tu essaies. Et si tu venais t’installer dans ces bureaux l’espace d’une journée de ton choix ? ». Silence. Joie. Joie. Joie. Fany ne fonctionne qu’à l’intuition. Il n’y avait aucun calcul derrière sa demande. Elle a senti que ça sonnait juste et m’a aussitôt envoyé un email pour que je fixe une date et que l’idée ne se perde pas dans une sombre to do list de fin d’année.

Photographie @Seasonly

Pas de concours et douze places seulement

Cette journée n’est pas gratuite et il n’y a que douze places disponibles. Pourquoi ? Habituellement quand je conceptualise des expériences à partager ensemble, je le fais toujours avec le soutien de marques (d’où les concours visibles sur les réseaux sociaux), ce qui me permet de ne pas vous faire payer. Là, je teste un nouveau format. Le prix de 150 euros qui inclut toutes les activités, le déjeuner et le goûter va sans doute paraître assez élevé. Il correspond au prix d’un massage d’une heure trente à Paris. Pour être tout à fait transparente, notre motivation – celle de Zeva, de Caroline et la mienne – n’est pas de gagner de l’argent le 3 février mais de partager une expérience transformatrice avec les participant.e.s. Si nous facturions individuellement nos tarifs habituels pour ce genre de prestations, le prix serait nettement supérieur. Si j’ai, comme je le crois, autant de plaisir à vivre cette journée qu’à la préparer, alors les formats évolueront soit dans des lieux pouvant accueillir plus de personnes, soit avec l’aide de sponsors (à condition qu’il s’agisse de marques qui ont une démarche consciente)… Tout ça est un work in progress, cela se crée au jour le jour, avec vos réactions, vos désirs et le mien, vos retours… Impossible pour moi de vous en dire plus pour le moment.

Photographie @Seasonly

Pour s’inscrire

Pour vous inscrire, écrivez-moi par email à [email protected] et nous vous répondrons le plus rapidement possible pour confirmer votre inscription dans la limite des places disponibles. La journée se déroulera de 9h30 à 18h dans les bureaux de Seasonly (Métro Bonne Nouvelle, je donnerai l’adresse exacte à celles et ceux dont l’inscription aura été confirmée). J’ai hâte de vous retrouver pour ce premier Transformative Journey.

Photographie @Seasonly

Dans le laboratoire de Joëlle Ciocco

Dans le laboratoire de Joëlle Ciocco

Dans le laboratoire de Joëlle Ciocco

Depuis quelques jours, une pétition – l’affaire du Siècle – circule pour contraindre l’état français à rendre des comptes sur son inaction climatique. Nous sommes de plus en plus nombreux à changer nos comportements et à une vitesse folle. Je ne parle pas que de moi. Je le sens. Et je le vois dans vos réactions sur les réseaux sociaux, où que vous habitiez, comme dans les magasins. Le changement de paradigme sociétal lié à l’urgence écologique vous paraît sans doute trop lent. N’empêche qu’il est en marche. Et qu’on le veuille ou non, il va bien falloir s’y mettre. La majorité des grandes marques cosmétiques continuent à se comporter comme si de rien n’était et reportent sans cesse leur transition écologique à plus tard. Heureusement, nous avons un pouvoir: le boycott. Et puis, au milieu de cette paralysie, il existe des créateurs qui acceptent cette transformation nécessaire et essaient de faire leur part de colibri. Joëlle Ciocco en fait partie et elle a accepté d’ouvrir les portes de son laboratoire où elle fabrique ses produits.

et maintenant, on fait quoi de cette Équation vertueuse?

Il y a quelques semaines, j’ai publié un article qui vous a beaucoup fait réagir: l’équation vertueuse de la beauté. Ce post a ouvert une discussion que je trouve passionnante car, que l’on s’intéresse ou non aux cosmétiques, il est question ici de trouver une façon plus juste de consommer. Ce qui est vrai du secteur de la beauté l’est aussi d’autres domaines de la consommation. Depuis la publication de cet article, toutes les marques qui m’envoient des produits (j’en reçois d’ailleurs nettement moins qu’avant) passent au crible de ma “roue” et de la question suivante: ont-elles compris l’urgence de la situation écologique et ont-elles entamé leur mutation? J’aimerais pouvoir vous répondre que c’est le cas. Malheureusement, on en est loin. Beaucoup disent que ce sera leur sujet “dans 5 ans” mais qu’il est trop tôt pour aborder ces questions. Evidemment qu’il est trop tôt puisqu’en “off”, j’apprends qu’aucun changement n’a été amorcé. D’autres font du green washing en investissant des sommes importantes auprès d’associations qui défendent l’environnement, tout en continuant à polluer la planète avec des emballages indécents. Certains grands groupes misent tout sur l’évolution d’une de leurs marques qu’ils exposent sous forme d’étendard. Sans prendre le risque de changer un iota de leurs “vaches à lait”. Et puis, il y a toutes celles qui se donnent bonne conscience avec une formule labellisée bio (ne contenant souvent que 10% d’ingrédients bio et souvent issus de pays qui n’ont pas les mêmes normes agricoles que les nôtres) et bien décapante pour la peau. Bref, j’ai du mal à faire le tri. J’imagine que ça doit être encore plus compliqué lorsqu’on ne connaît pas les dessous des marques ou qu’on ne sait pas lire une liste d’ingrédients au dos d’un pack.

photographie lili barbery-coulon. le petit stock des produits de joëlle ciocco

Transition enclenchée

La bonne nouvelle – car il y en a – c’est que chez les plus jeunes créateurs, ça bouge et vite. Il y a aussi des marques bien installées qui ont compris qu’il n’y avait plus d’autre choix que de s’engager sur une voie nouvelle. C’est le cas de Joëlle Ciocco, cette biologiste experte de l’épiderme, à qui j’accorde ma confiance et ma peau depuis près de vingt ans. Il y a quelques mois, alors qu’elle regardait mon visage à la loupe, Joëlle m’a confié qu’elle travaillait avec acharnement sur l’évolution de toutes ses formules. “Lorsque j’ai commencé à formuler mes premiers produits, il n’y avait pas beaucoup de solutions en terme d’ingrédients naturels pour conserver un soin, apporter du moelleux à une texture ou dissoudre efficacement tous les résidus de maquillage” se souvient Joëlle. Son but premier était de proposer des produits résolument efficaces, agréables à appliquer et non irritants. “Les formules conçues comme de vieilles charrettes qui n’apportent rien à la peau ne m’ont jamais intéressée” dit-elle avec le franc parler qui la caractérise. Cela ne veut pas dire qu’elle acceptait jusqu’ici d’utiliser n’importe quoi dans ses compositions pour qu’elles marchent. C’est elle qui m’a appris à lire la liste INCI. C’est elle qui m’a appris à me méfier du superflu qui obstrue les pores du visage. C’est elle encore qui m’a appris à goûter du bout de la langue une formule pour la peau et à m’intéresser à la provenance des matières végétales. C’est elle aussi qui m’a appris à soigner ma peau avec des compléments alimentaires, de l’homéopathie et tout un tas de conseils bizarres qui se sont révélés efficaces. Pour autant, Joëlle s’est toujours méfiée du label bio et des étiquettes soit disant vertueuses en cosmétique et n’a jamais renoncé à recommander des produits issus de la parapharmacie même lorsqu’ils sont gavés de pétrochimie: elle arbitre en fonction des besoins et des pathologies de chacun. Je sais qu’elle divise sur ce point. L’évolution de ses formules m’intriguait et j’ai demandé à visiter son laboratoire en banlieue parisienne. Elle ne l’avait encore jamais ouvert à des étrangers mais a accepté. Vous avez peut-être vu une partie de cette visite dans mon Instastory il y a quelques semaines?

photographie fleur monot. Lili avec joëlle ciocco dans son laboratoire

Près de 5 ans de mutation

J’ai découvert un lieu aussi maniaque qu’un labo pharmaceutique en terme d’hygiène: aucune poussière, aucun cheveu, aucune fibre textile ne doit voler dans l’air et se retrouver piégé dans une formule. On s’est équipé de charlottes, de blouses et même de masques dans certaines pièces (je vous ai épargné la photo) et on m’a raconté ce qui s’opérait depuis bientôt cinq ans dans ce labo avec la petite équipe de femmes chercheurs diplômées d’un doctorat. “Il y a cinq ans, lorsque nous avons entamé la mue de nos formules, j’ai cru qu’il suffirait de remplacer l’huile minérale que nous utilisions dans certains produits par de l’huile végétale et qu’il n’y avait qu’à exclure les ingrédients dont nous ne voulions plus pour que cela fonctionne” avoue Joëlle en souriant. “La cosmétique ne marche pas du tout de cette manière: il a fallu tout remettre à plat afin de conserver l’efficacité initiale et la sensorialité qui est une clef essentielle si on veut avoir du plaisir à prendre soin de son visage chaque jour. D’autant que je ne voulais pas mettre à la poubelle mes anciennes formules et en lancer de nouvelles sans aucun rapport avec les précédentes” poursuit-elle. C’est le cas de sa crème culte Réserves Nutritives qui est un best-seller et qu’elle a entièrement revue avec son équipe pour lui permettre de bénéficier du plus haut pourcentage d’ingrédients naturels. Mais pourquoi ne pas avoir commencé par créer des produits entièrement naturels dès le début? “Les matières qui étaient disponibles chez les fournisseurs de la cosmétique il y a une vingtaine d’années ou même il y a dix ans étaient assez limitées en terme d’efficacité et d’innocuité, raconte Joëlle. C’est l’arrivée de nouveaux ingrédients vraiment performants et de savoirs inédits qui nous a permis de revoir nos formules. Et puis, on pensait bien faire lorsqu’on faisait le choix d’utiliser les ingrédients qui sont pointés du doigt par les consommateurs depuis peu. On dispose désormais d’alternatives mais elles demandent plus de recherche de notre part. En novembre, j’étais au soleil, en déplacement professionnel, et on m’a présenté une marque bio en me vantant la formulation à base d’ingrédients rares qui plaisent beaucoup sur les réseaux sociaux. Malheureusement, ces gels nettoyants n’ont jamais réussi à éliminer les traces de crème solaire sur ma peau. Et c’est d’autant plus problématique que nos épidermes sont désormais exposés à un niveau de pollution invisible toujours plus élevé. Bien nettoyer son visage exige aujourd’hui des produits plus performants qu’avant et ça nous a pris cinq ans pour mettre au point des formules qui puissent répondre à toutes nos exigences.” Je suis certaine que je vais recevoir des emails ou des commentaires pour me dire qu’il y a du parfum dans certaines formules ou un ingrédient que vous condamnez personnellement. Souvenez-vous de ce que j’ai écrit au sujet de ma roue de l’équation vertueuse: la perfection n’existe pas et on peut toujours continuer à améliorer les choses. Mon intention n’est pas de démontrer que la marque de Joëlle Ciocco est meilleure qu’une autre mais de vous montrer qu’on peut faire autrement. C’est une bonne nouvelle que j’aimerais encourager afin que le mouvement prenne plus d’ampleur et contamine les retardataires…

photographie lili barbery-coulon. joëlle et son équipe de femmes chercheurs. J’adore cette photo!

Un laboratoire à échelle humaine

Une chose m’a frappée en visitant les lieux: la taille des cuves qui servent à préparer le fameux lait onctueux capital ou la crème riche pour le corps: elles ne sont pas plus grosses qu’un Vitaliseur. “On n’a pas vocation à devenir une multinationale, explique Joëlle Ciocco. La qualité de nos formules repose sur la qualité des ingrédients que nous sourçons mais aussi sur la manière dont on fabrique. Cette préparation en toute petite quantité nous permet d’éviter de stocker des produits pendant des mois sur des étagères et d’envoyer nos commandes fraîches au fur et à mesure. Elle recèle en outre une autre vertu: on peut contrôler les textures à l’instar d’un cuisinier avec sa mayonnaise. A grande échelle, dans des cuves gigantesques, on n’obtient pas du tout le même résultat”. C’est amusant car Catherine Kluger m’a dit la même chose au sujet de ses granolas maison: elle a mis des mois à trouver la bonne recette adaptée à la production de grands volumes. Ses préparations qui étaient délicieuses pour six avaient l’allure d’un gloubi boulga broyé de tous les côtés dans des cuves industrielles.

photographie lili barbery-coulon. la cuve dans laquelle sont fabriquées les formules de joelle ciocco

La qualité des huiles

Hier, dans ma dernière Lili’s weeklist je vous parlais des huiles Oden. Chez Joëlle, la qualité des huiles est aussi une question cruciale. Sur les listes INCI, il est impossible de savoir si les huiles naturelles ont été raffinées (= moins de propriétés) ou issues d’une première pression à froid. Pour le savoir, il ne faut pas hésiter à le demander aux marques car s’il s’agit d’huiles de première pression à froid, comme chez Joëlle, les marques ont le droit de communiquer sur ce point et pourront s’en vanter. “Si tu savais Lili ce qu’on trouve sur le marché, y compris dans des magasins bio… raconte Joëlle. Nous avions besoin de tester pour une formule les propriétés de l’huile brésilienne de buriti. Comme le fournisseur que nous avions contacté tardait à nous l’envoyer, nous sommes allés en acheter en version brute dans un magasin à Paris. Nous avons analysé l’échantillon et avons découvert des paillettes, des colorants artificiels alors qu’elle était vendue avec la mention “100% naturelle”. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’investis des sommes folles dans ce laboratoire: cela me permet de tout contrôler et de savoir précisément ce qui entre dans mes formules.” Ces dernières années, Joëlle et son équipe ont monté des partenariats avec des petits producteurs en France, au Brésil et en Amazonie. “Je peux certifier toute la traçabilité! se réjouit l’épidermologue. Nous achetons de toutes petites quantités auprès d’agriculteurs qui ont eux-mêmes des exploitations à taille humaine. Il faut parfois faire preuve de patience. Par exemple, on ne peut pas avoir du safran à la demande, on doit attendre les récoltes et accepter de retarder la production de nouveaux soins.” Mais ces nouvelles formules qui vont remplacer les anciennes entre décembre 2018 et fin 2019, elles sont bio ou pas? “ Bio, ça ne veut pas toujours dire que c’est mieux que ce qui ne l’est pas, répond Joëlle. Le plus important est de demander aux marques d’où viennent leurs ingrédients, comment est-ce qu’ils sont cultivés.” Et ça ne signifie pas non plus qu’il n’y ait pas de produits de beauté bio exceptionnels. La vérité est souvent à portée d’un clic aujourd’hui. Je le dis et je le répète encore: demandez aux marques que vous utilisez de répondre à vos questionnements légitimes. Demandez-leur de justifier leurs choix si vous avez le moindre doute. Vous serez probablement surpris.e.s par leurs réponses.

photographie lili barbery-coulon

Des formules à 97%, 98%, 100% naturelles

Ce repositionnement va permettre à Joëlle Ciocco de proposer des soins qui avoisinent ou atteignent 100% d’ingrédients naturels. “Même les colorants sont naturels: on a trouvé des fleurs qui en plus d’avoir une fonction colorent en bleu ou en rose. On est aussi allé chercher des sucres qui jouent le rôle de polymères. Et tout ça représente quatre ans et demi de recherche” dit-elle fièrement. Elle m’a donc présenté sa Pure Gelée aux Huiles (une folie en terme de texture et d’effet sur la peau) ainsi que toute sa collection de soins pour le corps entièrement repensés. Les formules classiques gavées d’huiles sèches synthétiques n’ont rien à leur envier sur le plan sensoriel: chaque soin pénètre rapidement, on a donc toute la modernité de la texture et son efficacité sans ingrédients potentiellement toxiques. Et mon Lait Onctueux Capital avec lequel je nettoie ma peau depuis près de vingt ans? “On travaille aussi à le transformer ” annonce Joëlle. Le seul point noir de cette transition est qu’elle se révèle coûteuse pour Joëlle. Cela va donc impacter les tarifs de ses soins qui étaient déjà bien au delà de mon budget. Je précise que je m’achète son démaquillant depuis que je l’ai découvert il y a des lustres. “J’aurais pu investir tout cet argent dans du marketing, un.e attaché.e de presse et pourquoi pas de la pub. J’ai préféré tout mettre dans ce labo, acheter les machines pour qu’on puisse étiqueter nous mêmes, les outils de recherche, sans être dépendante de qui que ce soit, assurer la traçabilité et la qualité de ce que nous proposons. C’est un choix et il est évident que les produits vont être plus chers qu’avant.” Aïe, moi qui avais envie de tout, je vais devoir faire des choix (mais c’est aussi ça, il me semble, d’être dans la conscience). Depuis quelques mois, je n’utilise que son Elixir Nutritif et le Lait Onctueux Capital. Et si je ne peux pas me racheter l’Elixir que j’adore, je me rabattrai sur des huiles végétales d’une grande pureté comme celles d’Oden dont je vous ai parlées hier. Je n’aurai ni la texture folle ni l’efficacité ultime des produits Joëlle Ciocco mais j’apprendrai à m’en contenter avec bonheur. Et promis, je vais établir une liste des marques que je trouve qualitatives et respectueuses du vivant – il y a plein d’alternatives – mais je manque de temps pour le faire pour l’instant. 

photographie lili barbery-coulon. la machine d’étiquetage des produits

Et les packagings?

J’ai parlé à Joëlle Ciocco de mes réticences concernant ses packagings, en terme de plastique d’abord, mais aussi sur un plan plus pratique: les produits les plus liquides dégoulinent parfois sur les rebords des flacons pompe. “Je tiens beaucoup à la technologie airless derrière ces flacons car elle garantit plus de fraîcheur et permet d’utiliser le strict minimum de conservateurs lorsqu’ils sont indispensables. On a déjà corrigé pas mal d’erreurs et on continue à améliorer nos packs. Rayon déchet, je n’ai jamais cédé aux exigences des distributeurs qui réclament des boîtes en carton et j’ai réduit la taille du blister à quelques centimètres au niveau de l’ouverture. Ce minuscule morceau de plastique au niveau du col du produit empêche les clients d’ouvrir les flacons sur les étagères ” a répondu Joëlle. Ce n’est pas parfait. L’idéal serait d’avoir des flacons ressourçables mais c’est assez difficile à implanter, surtout quand on est une petite structure. Je compte sur l’intelligence des millenials très sensibles à l’écologie pour nous inventer des solutions. Je suis certaine que la société qui créera demain des emballages entièrement biodégradables ou perpétuellement réutilisables va faire fortune.

photographie lili barbery-coulon

Un concours pour une consultation sur mesure!

Mon calendrier de l’avent immatériel touche à sa fin et j’ai demandé à Joëlle Ciocco d’y participer. Plutôt que de vous offrir des produits, elle propose de recevoir le/la futur.e gagnant.e pour une consultation avec Christiane, l’une de ses “épidermologues”. Vous l’avez peut-être déjà vue dans les Instastories de la marque sur Instagram? C’est une femme extraordinaire, formée par Joëlle qui travaille à l’institut depuis des années et qui connait parfaitement la peau. Elle va vous aiguiller pour trouver la cosmétique dont votre peau a besoin (et on ne vous poussera pas à la consommation des produits de la marque, Christiane comme l’équipe de Joëlle, sait s’adapter à tous les budgets et ne recommande pas que leurs soins). Vous repartirez avec un bilan de fond et une prescription de soins topiques mais aussi de compléments alimentaires ou de petites astuces dénichées en herboristerie. Pour jouer, rendez-vous sur mon compte Instagram, stay tuned!

Lili’s weeklist #18

Lili’s weeklist #18

Lili’s weeklist #18

Dernière #lilisweeklist de 2018 et au programme cette semaine : des cahiers fabriqués en France avec conscience et papier recyclé, un rooïbos de Noël bio signé Green Ma, les huiles végétales en circuit court de Oden, la collection #mariée du génial Rabih Kayrouz, les préparations sans gluten de Maison Loüno, un livre essentiel de Katell Pouliquen et Nathalie Dolivo pour apprendre à consommer la mode différemment… Rien que du bon qui fait du bien !

1. la collection la mariée maison rabih kayrouz

la robe sophie charmeuse de la mariée maison rabih kayrouz

Je suis complètement dingue des robes de Rabih Kayrouz. J’aime sa manière d’utiliser la couleur (souvenez-vous de ce rose incandescent porté à Rome en juin dernier) et de célébrer le féminin sans jamais entraver la silhouette. Les vêtements de ce couturier libanais installé à Paris sont toujours une promesse de réjouissance et de mouvement. Bien qu’il en dessine depuis vingt ans, Rabih Kayrouz vient enfin de lancer une collection de robes de mariée. Dix-sept tenues, du smoking à la robe, déclinées dans les matières fétiches du créateur. J’ai plusieurs amies qui se marient l’été prochain et qui ont déjà inscrit ces images dans leurs mood boards. De mon côté, je fêterai mes dix ans de mariage, il sera donc un peu tard pour réfléchir à une nouvelle robe… mais ces images de volumes singuliers en plein envol me donnent envie de faire à nouveau la fête et de me mettre en blanc. Quel bonheur d’avoir une excuse pour se métamorphoser en déesse l’espace d’une journée! «La Mariée Maison Rabih Kayrouz, de 1485€ à 9500€, en exclusivité chez L’Eclaireur jusqu’en mars 2019, 10 rue Boissy d’Anglas Paris 8ème, 01 53 43 03 70, du lundi au samedi de 11h à 19h

2. les préparations maison loüno

le pain de maison loüno

Si vous avez acheté mon livre Pimp My Breakfast (Editions Marabout), vous savez déjà qu’il est possible de fabriquer son pain sans machine ni pétrin électrique. Je partage dans cet ouvrage ma recette du Irish Soda Bread mais aussi celle du Pain de Marielle, une préparation sans gluten à base de flocons d’avoine, d’oléagineux et de psyllium blond. Ce dernier ressemble beaucoup au pain sans gluten de Maison Loüno, la jolie marque lancée par Louise Skadhauge. Après avoir bossé cinq ans dans la finance tout en tenant le blog lifestyle By Louise Sk, cette intolérante au gluten se lance en décembre 2017 dans la vente de préparations bio et vegan auxquelles il suffit d’ajouter de l’huile et de l’eau. Tout est préparé à Paris dans un atelier sans gluten et les détails sont si soignés qu’on sent toute la bienveillance de la créatrice d’origine danoise derrière chaque paquet. Idéales pour ceux qui ont la flemme d’aller faire les courses ou de se plonger dans des livres de recettes, les préparations de Maison Loüno sont très simples à utiliser. Quelques secondes suffisent pour fabriquer du pain, du granola, des muffins ou des barres de céréales. Le seul problème: c’est tellement bon qu’on a bien du mal à ne pas en manger un peu plus que sa faim…  Les préparations Maison Loüno, de 9,50€ à 16,90€, disponibles en ligne sur le site de Maison Loüno

3. le cabas happiness therapy de mister k

charlotte avec son cabas mister K

Vous avez probablement déjà entendu parler de Charlotte Husson et de ses Fighting Kit? Cette parisienne au sourire désarmant s’est fait connaître en lançant des coffrets remplis de produits adaptés à un traitement de chimiothérapie ou de radiothérapie ainsi que de grigris réconfortants. Elle même a été durement confrontée à la maladie et s’est soignée pendant deux ans contre un cancer des ovaires. Ces kits lancés en juin 2015 ne sont plus disponibles pour le moment (Charlotte réfléchit à la façon dont elle pourrait les faire évoluer) mais leur succès a offert à cette styliste de formation (ex de chez Sezane, entre autres) l’énergie de réaliser son rêve en créant sa marque de vêtements Mister K. Depuis plus d’un an, elle développe un vestiaire de basiques bien coupés, brodés de messages bienveillants. L’occasion pour elle de démontrer qu’il est possible de proposer une mode à prix juste, transparente, durable et engagée. En prime, elle reverse chaque mois 5% de ses bénéfices à la recherche contre le cancer auprès de l’hôpital Gustave Roussy. On rêverait elle et moi de se voir plus souvent mais on a chacune des vies bien remplies par des projets qui nous tiennent à coeur. En attendant, je pense à elle dès que j’embarque mon grand cabas Happiness Therapy au yoga. Fabriqué au Portugal dans un coton épais, il est inusable et léger. Promis, je vous reparlerai de Charlotte que je trouve très inspirante. Cabas “Happiness Therapy”, 55€, de Mister K

4. la collection de 6 carnets en édition limitée morgane x calepino

carnet “le bourdon” morgane x calepino

Je vous ai déjà parlé de la talentueuse Morgane Rospars dont j’adore les ex-libris qu’elle dessine et fabrique sur mesure. Elle vient tout juste de s’associer à la marque française de carnets haut de gamme Calepino et signe une collaboration irrésistible. Fondée en 2011 par Fabrice Richard, la ligne Calepino élabore tous ses cahiers en France avec du carton kraft et du papier 100% recyclé, issu de forêts gérées durablement. L’encre utilisée pour les cahiers est végétale et la pâte du papier est blanchie sans chlore dans leur atelier artisanal, à Nantes. Difficile de faire mieux. Ensemble, Morgane et Fabrice ont mis au point 6 carnets de 160 pages en édition ultra limitée avec en prime un petit tirage de l’illustration dorée à chaud en couverture (tirage numéroté, daté et signé, glissé à la fin du carnet dans une petite pochette). C’est sans doute un peu tard pour le commander à temps pour Noël mais pile à l’heure pour démarrer un journal en janvier. Carnets en édition limitée, 40€, chez CALEPINO et Morgane Rospars

5. les huiles oden

huile oden à la noisette pour les peaux souffrant d’imperfections

Depuis mon article sur l’équation vertueuse de la beauté, vous êtes nombreuses à me contacter chaque semaine pour me demander comment prendre soin de votre peau. Vous êtes perdues. Vous ne savez pas quel quartier de ma “roue” privilégier pour consommer en conscience. Je me pose aussi beaucoup de questions quand des marques m’envoient des nouveautés. Mon premier réflexe: lire la liste INCI. Plus elle est longue, moins elle a de chance de finir sur ma peau. S’il y a trop d’ingrédients susceptibles de mettre ma peau, ma santé ou la planète en danger, c’est un “non” ferme. Deuxième réflexe: observer le packaging. S’il est trop volumineux, qu’il multiplie des cartons inutiles, ou pire, du plastique sans raison, je me sens brusquement glissée dans une no go zone. Résultats, j’utilise nettement moins de produits qu’avant (deux en tout et pour tout depuis quelques semaines: l’elixir nutritif et le lait onctueux capital de Joëlle Ciocco). Est-ce que j’ai moins d’éclat? Non (mais bon faut dire que le yoga m’aide beaucoup sur ce point). Est-ce que j’ai plus de boutons? Non plus. Est-ce que j’ai plus de rides? Hum… ben si, j’en ai plus qu’avant, des rides, mais je ne sais pas si je dois attribuer ça aux crèmes ou juste au temps qui passe (j’ai 42 ans). Et si c’est le temps qui passe, et bien, ça me va, ça signifie que je suis belle et bien vivante 🙂 Demain, je vous parlerai du virage de Joëlle Ciocco en ce qui concerne la composition de ses produits car j’espère que cela donnera de l’envie et de l’entrain à bien d’autres marques de luxe de s’y mettre à leur tour. Néanmoins, je suis consciente que tout le monde ne peut pas s’offrir ces crèmes qui coûtent une fortune. Si vous ne savez plus quoi appliquer, que vous avez un budget limité et que vous ne voulez prendre aucun risque, je vous recommande fortement la marque française Oden. Récemment fondée par Marion et sa mère Laurence, cette ligne ne propose que des huiles végétales de plantes cultivées en France sur des petites surfaces sans aucun pesticide ni engrais chimique. Elles ne sont pas labellisées bio mais font appel à des agriculteurs bio lorsqu’ils existent et préfèrent soutenir un agriculteur français qui, souvent pour des raisons budgétaires, n’a pas de label et travaille cependant avec un cahier des charges respectueux, plutôt qu’un champ “bio” à l’autre bout de la planète. Avec cette marque, vous avez donc accès à la traçabilité et au circuit-court donc une empreinte carbone réduite. Mais pas que. Les huiles Oden sont d’une qualité irréprochable. Je vous mets d’ailleurs au défi de trouver une huile de noisette aussi naturellement parfumée que la leur. Or avec une huile de qualité, on peut à peu près tout soigner. Le manque d’hydratation, les imperfections (si, si, l’huile n’est pas incompatible avec les peaux trop grasses, bien au contraire), le manque de lipides, le vieillissement prématuré, les rougeurs. Si vous avez le moindre doute, écrivez à Oden, elles vous aideront à choisir l’huile faite pour vous. Elles m’ont envoyé l’huile de noisette pour mon front (sur lequel j’ai eu des boutons cet été, long story…) et de l’huile d’amande douce pour le reste de ma peau fragile. Le pied total! J’ai eu l’impression de découvrir pour la première fois ces huiles végétales pressées à froid: “Cette sensation de fraîcheur est due au fait que nos huiles sont préparées et mises en flacon moins d’un mois avant leur commercialisation contrairement à des grandes marques qui font venir leurs produits d’Asie et doivent les stocker pendant des semaines jusqu’à leur arrivée en magasin. Nous n’avons pas vocation à passer à l’échelle industrielle car cela nous empêcherait de proposer un produit d’aussi belle qualité” expliquent les créatrices. Faites l’expérience vous-mêmes: il suffit de comparer leur huile de bourrache à celles beaucoup moins chères qu’on trouve chez les marques très implantées. Rien à voir, ni en terme d’odeur, de couleur ou de texture. Quant à leurs flacons, ils sont fabriqués en France en verre recyclable et pourront dans les mois qui viennent être rechargés ou collectés pour être recyclés directement par la marque. Pour moi, c’est exactement ça l’équation vertueuse: un prix juste, de la conscience à chaque étape et le respect de la peau puisqu’il n’y a aucun ingrédient susceptible de provoquer une allergie (pas d’huile essentielle par exemple). Certains diront qu’il s’agit d’un produit brut, sans formulation particulière et que la proposition est trop simple. Je crois, au contraire, que la simplicité va devenir la clé de tous nos achats futurs. La simplicité et la joie comme dirait mon amie Laetitia Debeausse, dont le job est de mettre de l’éthique dans les entreprises tout en leur garantissant une économie viable (promis, je vous reparlerai d’elle en 2019). Bravo Oden! Huiles ODEN, de 28€ à 36€ le flacon, disponibles sur le site d’ODEN ainsi que dans une série de points de vente en France (la liste est juste ici)

6. retro-cool de nathalie dolivo et katell pouliquen

photographie lili barbery-coulon

En septembre, j’ai été interviewée par Nathalie Dolivo, grand reporter au magazine Elle et Katell Pouliquen, rédactrice en chef du même magazine qui achevaient ensemble une enquête ambitieuse sur l’impact du vintage et du ralentissement de la consommation dans tous les domaines de l’art de vivre. Elles expliquent dans ce livre réjouissant que ce qu’on réduit souvent à une simple tendance pourrait bien constituer un véritable progrès pour demain. Peut-on envisager la création d’un vêtement sur un plan durable, recycler et cesser de jeter, ralentir le rythme effréné de nos emplois du temps pour mettre plus de sens? J’en suis déjà convaincue et c’est la raison pour laquelle elles ont souhaité m’interroger. Si vous avez encore du mal à croire que c’est compatible avec nos vies moderne, lisez cet ouvrage, il donne envie de changer nos comportements et d’aller traîner aux Puces plutôt que chez les grands distributeurs de mobilier à prix cassé. Rétro-Cool de Nathalie Dolivo et Katell Pouliquen, Editions Flammarion, 19€

7. le rooibos de noël de green ma

le rooibos de noël

Avant ma formation à l’enseignement du yoga kundalini, je buvais quotidiennement un bon litre de thé noir ou de thé vert (même taux en théine, quelle que soit la couleur) ainsi que deux trois mugs de café filtre après le déjeuner. Je me levais pourtant moins tôt et je ne pratiquais pas quotidiennement. J’avais néanmoins l’impression que, sans ces boissons, je ne pouvais pas être à mon plein potentiel énergétique. Après ma première semaine de formation pendant laquelle je n’ai pas eu accès au café ni au thé, mais uniquement à des infusions de plantes et d’épices, j’ai découvert que j’étais en bien meilleure forme sans ces liquides excitants. J’ai décidé de rester sur cette lancée et d’en profiter pour cesser de consommer thé et café quotidiennement. Je n’ai toujours pas repris le café. Il m’arrive de boire du thé en conscience mais uniquement lorsque je sais qu’il est délicieux. Le rooibos qui n’a rien à voir avec la plante du camélia sinensis dont sont issues les feuilles de thé est une plante africaine qui a la particularité de virer au rouge lorsqu’elle est infusée. En outre, elle ne contient pas de théine et contient de nombreuses vertus antioxydantes. Cécile Cohen, créatrice de la jolie marque Green Ma, vient de lancer son rooibos de Noël, une infusion bio de fleurs de badiane, cannelle, orange, cardamome, anis, zeste d’orange, pomme séchée et vanille. J’adore sa marque qui en plus de proposer des infusions et des thés issus de l’agriculture biologique a pensé son packaging en vrac (pas de sachet à jeter à la poubelle, vous pouvez tout composter) dans des bocaux de verre qui sont si beaux que vous allez avoir envie de les conserver pour toujours. Cécile source 80% de ses plantes en France et n’utilise aucun additif ni conservateur. Elle vient tout juste de créer une ligne de savons bio et continue à développer avec intelligence sa marque respectueuse de l’environnement et de notre santé. Encore un exemple qui montre qu’il est possible d’entrer dans une équation vertueuse. Thés Green Ma, de 5,50€ à 22€, sur le site Green Ma et chez Claus Paris

 

Merci à Fleur Monot pour son aide précieuse <3

Comment composer un thé parfumé?

Comment composer un thé parfumé?

Comment composer un thé parfumé?

Savez-vous comment on compose un thé parfumé? Connaissez-vous les liens entre le métier d’aromaticien et celui de nez? Quelle est la différence entre un thé noir et un thé vert? Combien de temps doit-on laisser infuser un thé blanc et à quelle température? Retour sur l’atelier que j’ai organisé au début de l’automne au premier étage de la boutique Dammann Frères…

photographie lili barbery-coulon
place des petits pères

Une année bien remplie

J’ai passé le weekend à trier, à ranger, à recycler, à organiser, à nettoyer. J’ai beaucoup médité. J’ai cuisiné et fait de la place dans mes placards. Du grand ménage de printemps en plein mois de décembre. Je me suis promis de ne lancer aucun nouveau projet avant 2019. Je suis déjà bien trop occupée avec ce que j’aimerais publier d’ici la fin décembre. Les travaux interminables qui se déroulent dans mon futur bureau reflètent plutôt bien mon état d’esprit du moment : je suis moi-même en transition. En chantier. En mutation. Cette phase d’intégration m’appelle à prendre du recul et à observer l’année écoulée. Et quelle année ! La naissance de mon premier livre. L’acquisition d’un espace de travail qui va me changer la vie. Une formation à l’enseignement du kundalini yoga. La sortie prochaine de ma première collab. La joie de donner mes premiers cours de yoga

photographie fleur monot. Mon livre pimp my breakfast paru aux éditions Marabout en avril 2018

Les photos de septembre

En remontant le fil de mes photos stockées sur mon ordinateur, j’ai pris conscience de la richesse de cette année 2018 qui touche à sa fin, revisité avec bonheur les instants forts qui l’ont marquée, les voyages, les expériences, les rencontres. Parmi ces images, j’ai retrouvé les sublimes clichés que Fleur Monot a réalisés lors de l’atelier que j’ai organisé à la Maison Dammann Frères place des Petits Pères en septembre dernier. J’étais émue de retrouver les visages de ceux qui ont partagé cette parenthèse suspendue avec moi et la beauté de cette table de petit-déjeuner savoureux. Je me suis dit qu’il était grand temps de vous raconter, comme je vous l’avais promis, ce que nous avons appris au cours de cet atelier avec l’aromaticienne Aline Guglielmino Taillefer.

photographie fleur monot. entourée de quelques participantes: merci ophélie, julia et mila pour votre présence et vos sourires

DammaNn Frères, le parfum de mon enfance

La marque Dammann Frères m’a contactée avant l’été pour me raconter l’histoire de leurs thés et réfléchir à un événement que nous pourrions créer ensemble pour mes lect.eur.rice.s. En écoutant Flora, la petite-fille de Jean Jumeau-Lafond qui a repris cette maison du XVIIe siècle dans les années 1950, je me suis aperçue que je connaissais le parfum des thés Dammann depuis ma naissance. Je suis née à Orléans et j’ai habité pendant quatorze ans au troisième étage d’un immeuble qui abritait plusieurs commerces. Un bijoutier qui n’en pouvait plus de devoir ramasser notre linge séchant au-dessus de son arrière-boutique : « Pardon Monsieur, on a encore laissé tomber un slip en voulant étendre la lessive… ». Une petite parfumerie à qui je soudoyais tous mes échantillons d’essences. Et un magasin – Les Cafés Jeanne d’Arc – qui vendait du thé en vrac et des grains de café qu’on pouvait moudre à la demande. Les vapeurs de thé parfumé à l’orange et de café fraîchement moulu s’immisçaient dans les moindres recoins de notre escalier. La moquette qui recouvrait les marches en était imprégnée. J’adorais ces odeurs. Or, tous les thés en vrac vendus dans ce magasin orléanais étaient issus de la maison Dammann Frères qui fournissait (et continue d’ailleurs de fournir) des centaines de points de vente en France, même s’ils n’en portaient pas encore le nom.

photographies fleur monot

Ivre de thé et d’essences d’agrumes

En septembre, je suis allée visiter leur usine à Dreux. Je vous avais d’ailleurs montré la fabrication de leurs thés dans mes stories. Je me suis régalée à sniffer leurs variétés de thés venus du monde entier, à voir comment on trie chaque fleur séchée sur des tapis roulant au ralenti, à regarder les turbines nettoyer les feuilles du Japon ou de Chine… Aline Guglielmino Taillefer, qui compose les arômes des thés Dammann Frères, m’a également montré comment elle travaillait. Formée à L’Isipca, l’école des parfumeurs, elle élabore ses mélanges à l’instar des nez qui imaginent une fragrance à porter sur la peau. Sauf qu’on ne trempe pas sa mouillette dans une tasse de thé pour vérifier le résultat avec ses narines : on le goutte comme un vin et on le recrache après l’avoir aspiré bruyamment vers le fond du palais. J’ai trouvé l’exercice beaucoup plus difficile que de sentir des essences sur des morceaux de papier. Ca m’a donné envie d’imaginer avec elle un atelier pour comprendre son métier et réaliser nous-mêmes notre propre thé parfumé.

photographie fleur monot

Thé blanc, thé vert, thé noir : même plante

Installés dans le salon privé situé au premier étage de la boutique de la place des Petits Pères, nous avons commencé par sentir des essences d’agrumes qui composent le fameux Goût Russe Douchka inventé dans les années 1950 pour la grand-mère de Flora. On a ensuite choisi le type de thé avec lequel nous voulions travailler. Première surprise générale autour de la table : toutes les familles de thé sont issues de la même plante, le Camélia Sinensis. Qu’il soit blanc, vert, noir, oolong ou pu-erh, le thé se distingue uniquement par le flétrissage et le séchage de ses feuilles. Selon le profil aromatique recherché, on va stopper ou pousser l’oxydation des feuilles. Certaines feuilles seront roulées, d’autres non. Autre source de stupéfaction : le thé vert ne contient pas moins de théine que le thé noir ! Quant au « thé rouge », le rooibos, il ne contient pas de théine et n’a d’ailleurs aucun lien avec le camélia sinensis. C’est une plante d’Afrique du Sud qu’on utilise en infusion – et que les yogis adorent car il n’est pas excitant – mais qui n’a rien à voir avec les autres feuilles de thé. Aline Guglielmino Taillefer nous a expliqué que le choix de la variété du thé est capital dans l’élaboration du parfum. D’abord parce que chaque feuille dispose d’un parfum naturel avec lequel elle va chercher des correspondances olfactives. Mais aussi parce que la même plante va développer, selon son terroir et le climat où elle pousse, des propriétés odorantes différentes. Du coup, elle doit tester ses compositions sur de nombreuses variétés afin d’obtenir la combinaison idéale. Le matin de notre atelier, on s’est contenté de choisir entre thé noir et thé vert.

photographies fleur monot. le salon privé à l’étage de la boutique dammann frères

Composer comme un parfumeur

L’écriture d’une formule de thé parfumé ressemble beaucoup à celle d’une fragrance pour la peau. Ici, il y avait trois essences à assembler dans les quantités de notre choix. A notre disposition : des thés déjà aromatisés aux différentes essences que nous avons goûtés individuellement dans de minuscules théières ressemblant à une dinette de poupée. Ensuite, on a écrit trois formules en essayant différentes proportions mesurées à l’aide d’une cuillère particulière. J’adore observer la différence entre ce que le mental a imaginé – la formule écrite avec notre cerveau – et le résultat au niveau corporel : nos sensations en bouche et dans le nez. On a tous été surpris par une essence qu’on avait choisi de mettre en sourdine et qui s’est finalement révélée indispensable en grande quantité. Ou bien l’inverse : une overdose qu’on a corrigée après avoir fait l’expérience du résultat peu satisfaisant. Aline nous observait en souriant : elle était ravie de voir qu’on trouvait son métier plus difficile qu’on ne l’avait imaginé 🙂

photographies fleur monot. en haut: aline l’aromaticienne de dammann frères nous explique comment faire les dosages. en bas, les mini théières pour déguster

Des fleurs pour aimanter le regard

Ensuite, on a ajouté des fleurs séchées à notre préparation qui contrairement à ce que je pensais n’ont aucun pouvoir odorant mais servent uniquement la qualité visuelle du thé parfumé. Je croyais pourtant que les fleurs de bleuet qu’on voit si souvent dans les thés en vrac avaient une propriété olfactive : elles sont juste là pour aimanter notre attention. Une fois le thé fini, il ne reste plus qu’à le conserver dans une boîte hermétique et lui trouver un nom.

photographie fleur monot

Encore plus d’expériences ensemble

La matinée s’est terminée avec des pâtisseries et une signature de mon livre Pimp My Breakfast que j’ai offert à chaque participant. Il faisait glacé dehors mais tout semblait doux en sortant, cotonneux, c’était magique. Je suis déjà en train d’élaborer les prochains ateliers qui verront le jour en 2019. J’aime beaucoup ce format qui me permet de vous rencontrer et de faire l’expérience d’un savoir que je peux ensuite partager sur le blog. Je n’ai envie que de ça pour 2019 : multiplier les occasions de vous retrouver et partager des expériences qui donnent de la joie.

photographie fleur monot

Bonus : combien de temps doit-on laisser infuser son thé ?

Il y a les maniaques de la pendule et ceux qui comme moi oublient leur boule à thé dans l’eau bouillante jusqu’à ce qu’elle devienne froide. Il y a ceux qui ne jurent que par l’eau de source et ceux qui n’utilisent que de l’eau du robinet (je fais partie des derniers pour des raisons écologiques). Que vous soyez rigoureux ou non, voici quelques recommandations de Dammann Frères concernant les temps d’infusion. Pour le thé blanc, 4 à 5 minutes à 80 degrés max. Pour le thé vert japonais, 1 à 3 minutes de 60 à 80 degrés (sinon vous brûlez les feuilles et le goût). Pour le thé vert chinois, 3 à 4 minutes à 80 degrés. Pour le thé noir darjeeling, 3 à 4 minutes à 90 degrés. Pour les autres thés noirs, comptez une minute de plus. Quant au oolong, il lui faut 4 à 5 minutes à 100 degrés. Les thés pu-erh sont encore différents puisqu’il faut les infuser dans l’eau bouillante, jeter la première eau puis recommencer. A vos chronos !

photographie lili barbery-coulon. les participants sont repartis avec un coffret de thé dammann (avec des thés en vrac plus écologiques que des sachets et des boîtes en métal à recycler dans la cuisine), un cahier papier tigre et mon livre pimp my breakfast dédicacé.

Dammann Frères, 6 place des Petits Pères, 75002 Paris ou 15 place des Vosges, 75004 Paris ou 24 avenue Victoria, 75001 Paris 

Signature de mon livre au Tigre Yoga Rive Gauche

Signature de mon livre au Tigre Yoga Rive Gauche

Signature de mon livre au Tigre Yoga Rive Gauche

Calendrier de l’avent sur Instagram

Merci merci merci infiniment pour tous les retours positifs sur mon calendrier de l’avent immatériel qui a démarré sur Instagram le 1er décembre. Cette année, en effet, je vous propose de gagner avant Noël des expériences plutôt que des objets. Samedi, j’ai mis en jeu une consultation avec l’astrologue Sophie Keller. Hier soir, j’ai lancé un nouveau concours sur Instagram pour remporter une consultation à Paris ou via Skype avec la naturopathe Odile Chabrillac, auteure du livre Âme de Sorcière. Je suis si heureuse de voir que la perspective de rencontrer ces femmes inspirantes vous excite autant que moi. Chaque jour, je croise dans la rue de nouvelles lectrices qui me disent combien ce blog et mes partages sur les réseaux sociaux les encouragent à prendre soin d’elles. C’est ma plus grande réussite de l’année 2018. Tous vos témoignages de changement de job, de découverte du yoga, de réajustement alimentaire ou de désir d’aller mieux me donnent encore plus d’énergie. Il va falloir s’aimer encore plus fort et abandonner les vieux schémas qui consistaient à nous juger en permanence les un.e.s les autres et à nous détester nous-mêmes. L’époque exige cela de nous. Nous n’avons pas d’autre voie. On croit souvent que je suis déconnectée de la réalité en méditant sur mon tapis chaque matin et en ne montrant que des ciels duveteux et des assiettes végétariennes sur Instagram. C’est tout le contraire. Je n’ai pas besoin de regarder la télévision, de lire les journaux ni de me noyer sur Twitter pour sentir la rage qui monte ici et là. Néanmoins, je décide chaque jour de placer mon attention ailleurs. Certains penseront que je suis dans le déni de ce qui est. Je cherche surtout à décupler ma force intérieure et ne pas sombrer dans le pessimisme car je suis convaincue qu’il est stérile. Pas seulement pour moi mais aussi pour les autres.

Le Club du Tigre Yoga Rive Gauche

La métaphore du papillon

Dans ces périodes difficiles où l’expression de la colère colonise les moindres recoins, je pense aux « cellules imaginales » ou « disques imaginaux » du papillon nichés à l’intérieur de la chenille. Lorsque ces cellules minoritaires commencent à se développer au cœur de la chenille, le système immunitaire de la chenille les attaque comme s’il s’agissait d’un corps étranger. La chenille paraît si grosse que les cellules imaginales du papillon n’ont aucune chance de remporter la bataille. Pourtant, parce qu’elles se rassemblent, s’unissent et se multiplient progressivement, le système immunitaire de la chenille finit par vaciller. La chenille qui semblait si puissante s’éteint et fait place au papillon. Ce n’est pas une invention ésotérique de ma part mais un phénomène scientifique absolument fascinant. Évidemment, c’est aussi une métaphore que je trouve particulièrement inspirante pour traverser le changement de paradigme en cours.

Retrouvons-nous samedi 8 au Tigre Yoga Rive Gauche

Si vous habitez à Paris ou en région parisienne, je serai ravie de vous retrouver samedi 8 décembre 2018, de 16h à 18h, au Tigre Yoga Rive Gauche. L’occasion pour moi de vous dédicacer mon livre Pimp My Breakfast, en vente au Tigre Yoga Rive Gauche (et dans les autres Tigre Yoga) ou de le signer pour l’offrir à ceux que vous aimez. Si vous avez déjà votre propre exemplaire, vous pouvez bien évidemment venir me voir avec votre livre. C’est toujours un plaisir pour moi de mettre des visages sur vos pseudos Instagram ou sur les silences de toutes celles qui n’aiment pas s’exprimer publiquement mais me suivent pourtant avec fidélité depuis des mois. Je vous attends et me réjouis par avance de ce rendez-vous avant Noël…

Le club du Tigre Yoga Rive Gauche

Tigre Yoga Rive Gauche, 101 rue du Cherche-Midi, 75007 Paris, métros Vanneau, Duroc ou Falguière ou Saint Placide, Tel : 01 56 80 06 06 

Odile Chabrillac

Odile Chabrillac

Odile Chabrillac

Comment passe-t-on de la presse écrite à la naturopathie? De l’écriture d’un livre déjà culte sur les sorcières au kundalini yoga? Du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle à la création d’une école humaniste? Réponse dans cet entretien avec Odile Chabrillac, auteure, naturopathe, entrepreneure et femme des bois…

Je crois que j’ai rencontré Odile Chabrillac au début des années 2000. Pourtant notre rencontre véritable date seulement de juillet 2017. Comme moi, Odile a été journaliste avant de prendre un tout autre virage dans le domaine de la naturopathie et du bien-être. On se croisait de loin, sans bien se connaître, à l’occasion de conférences de presse et autres lancements de produits. Elle m’impressionnait car elle avait la réputation et l’étoffe d’une experte dans le domaine du bien-être. Et puis, comme moi, elle n’a jamais eu sa langue dans sa poche, ce qui la rendait fort sympathique à mes yeux. Je ne sais plus par quel truchement nous sommes devenues “amies sur Facebook” mais ces dernières années, ses publications ont commencé à résonner en moi. Je me souviens que j’étais à la fois agacée par ses conseils en nutrition à mille lieues de mes habitudes alimentaires de l’époque. Je carburais aux céréales industrielles au réveil, j’adorais le lait de vache et je grignotais du jambon sous vide pour me couper l’appétit avant le dîner. Néanmoins, son discours m’intriguait. Il déclenchait un interrupteur verrouillé en moi. Au fil de nos échanges, nous avons eu envie de déjeuner ensemble en juillet 2017. Elle s’apprêtait à publier son livre Âme de Sorcière et à ouvrir son école de naturopathie. Je lui ai raconté comment le kundalini yoga était en train de changer ma vie. Notre conversation a immédiatement pris une dimension très personnelle. On n’a pas perdu de temps à faire semblant. On s’est tout de suite confié des choses essentielles. Un peu comme si on se connaissait depuis une éternité. Mon témoignage sur le kundalini yoga l’a tellement bluffée qu’elle a voulu essayer un cours. Elle est devenue aussi accro que moi. En novembre 2017, nous sommes parties ensemble faire la retraite de kundalini yoga de Caroline Benezet à Sidi Kaouki, une semaine qui a accéléré le processus de transformation que nous avions enclenché avec cette pratique. Quelques mois plus tard, nous avons entamé ensemble une formation à l’enseignement du kundalini yoga level one qui s’est achevée en octobre dernier. Nous avons passé beaucoup de temps ensemble en 2018 et nous sommes désormais liées à jamais par le partage de ces expériences hors du commun. Je me sens très chanceuse de connaitre cette femme généreuse et solaire. J’ai profité d’un weekend en Bretagne pour lui demander de me raconter son parcours que je partage aujourd’hui avec vous. D’ailleurs, sur Instagram, dès ce soir, je vous propose de gagner une consultation en naturopathie avec elle. Pour jouer, c’est simple: abonnez-vous à mon compte sur Instagram, likez la photo du concours et laissez un commentaire en taguant deux ami.e.s. Je donnerai les résultats demain soir sous la photo. Si vous rêvez de revoir toute votre hygiène de vie mais que vous ne savez pas par quoi commencer, un rendez-vous avec Odile pourrait bien vous offrir le nouveau départ dont vous avez besoin…

Peux-tu me raconter ton parcours et me dire comment tu as réussi à quitter la presse écrite pour devenir naturopathe ?

Odile Chabrillac : J’ai coutume de dire: je n’ai pas quitté la presse écrite, c’est la presse écrite qui m’a quittée. Il ne s’agit pas d’un choix mais de signes du destin qui m’ont poussé à trouver des alternatives. En fait, j’ai démarré une formation en naturopathie alors que j’étais encore journaliste dans le domaine du bien-être. J’interviewais de plus en plus de personnes dans le milieu des médecines alternatives et cela m’a donné envie de démarrer un cursus. C’était pour moi une manière de devenir plus experte et de pouvoir interagir avec mes interlocuteurs avec plus de discernement. Je me suis inscrite au Cenatho pour un cycle de quatre ans d’études. En principe, au bout de la 3ème année, on peut commencer à faire des consultations. Ce n’était pas mon cas et surtout pas mon projet! Sauf qu’à ce moment là j’ai perdu un très gros employeur dans la presse et il a fallu que je gagne des sous. Le même jour, une copine naturo m’a proposé de partager son cabinet avec elle. Je me suis dit qu’il fallait y aller… J’étais morte de trouille, j’avais l’impression d’être totalement incompétente ou pas suffisamment compétente. J’ai commencé par un jour de consultation par semaine dans ce cabinet partagé, puis deux jours et j’ai eu beaucoup de chance car j’ai rapidement fait des télés dans l’émission bien-être de Charlotte Savreux. Je me suis rendue compte que je m’en sortais plutôt pas mal, du moins les gens avaient l’air content et ça répondait à une cohérence que j’ai profondément en moi qui est d’aider à accompagner les gens et non pas trouver des solutions à leur place. Petit à petit mes piges dans la presse se sont raréfiées, le seul journal qui m’est resté fidèle jusqu’au bout et qui l’est toujours, c’est Psychologies Magazine.

Est-ce que tu avais déjà commencé à écrire des livres à cette époque ?

Odile Chabrillac : Oui, j’avais déjà écrit mon premier livre qui s’appelle C’est Décidé Je Pense à Moi (Editions Plon). Il est sorti quand j’étais en école de naturo.

Tu as développé ton activité de naturopathe sans jamais cesser de te former à d’autres disciplines dans le domaine du bien-être en fait ?

Odile Chabrillac : C’est ma pathologie (NDLR: rires): j’adore apprendre et la naturopathie se prête vraiment à ce jeu-là parce que c’est un monde infini. Il s’agit de toutes les alternatives naturelles de santé, en passant de l’alimentation jusqu’à la psychologie, des techniques manuelles aux pratiques énergétiques, etc… De toutes façons, je n’aurai pas assez d’une vie pour en faire le tour. C’est tant mieux car cela me réjouit.

Parmi toutes les formations que tu as suivies ces dernières années, est-ce qu’il y en a qui t’ont marquée plus que d’autres ?

Odile Chabrillac : L’enseignement au kundalini yoga (NDLR: rires car nous venons à peine de terminer notre level one et que cette pratique est devenue centrale dans nos vies respectives). Comme je suis psychothérapeute à côté, j’ai fait beaucoup de formations en psychologie. J’ai fait une Fac de psychologie quand j’étais enceinte et lorsque j’ai démarré mes études de naturo, j’ai repris parallèlement des études de psychothérapie dans une école Jungienne qui s’appelle l’EEPA. J’y donne d’ailleurs des cours très ponctuellement. Je me sens proche du courant Jungien pour deux raisons: l’importance de l’inconscient collectif et l’importance du sacré. Carl Jung évoquait déjà le mot “âme”, ce qui a beaucoup déplu à son mentor Sigmund Freud.

En dehors de la psychologie, peux-tu nous dire quelles formations continuent à résonner sur ta pratique globale aujourd’hui ?

Odile Chabrillac : Oui, j’ai beaucoup travaillé avec une femme qui s’appelle Françoise Muhr et qui est la spécialiste française de la crise au milieu de la vie et qui travaille beaucoup sur le corps. J’ai également fait une formation essentielle (même si je ne pratique plus maintenant) en respiration holotropique. Je m’intéresse beaucoup à tout ce qui dérape, aux moments de la vie où ça dérape. C’est d’ailleurs souvent dans ces moments que les patients nous consultent. Et puis, je m’intéresse à tous les états de conscience élargie ou modifiée qui permettent d’accéder aux ressources intérieures d’une autre manière. La PNL (Programmation Neuro-Linguistique) que je connais bien car je m’y suis formée est une technique trop mentale à mon goût, même s’il y a des choses intéressantes à retenir. Pour moi, on doit accéder aux profondeurs où sont cachées nos ressources. Les fondations de ma pratique se résument autour d’une idée phare: “Soutenir la lumière, ne pas combattre l’ombre”. En naturopathie, on soutient ce qui est sain chez l’homme. En psychologie, c’est pareil, il s’agit d’aller chercher la ressource dont la personne dispose sans essayer d’appliquer un “mode d’emploi” qui ne lui correspond pas forcément.

Tout au long de ces formations, tu continues à consulter en tant que naturo et en tant que psychologue, sans jamais cesser d’écrire…

Odile Chabrillac : Oui j’ai publié douze livres à ce jour. Quasiment un livre par an. J’ai une pratique d’écriture donc écrire ne m’est pas difficile. Ce qui m’intéresse, c’est la vulgarisation de ce que j’ai appris afin de faire connaître aux gens tout ce qui peut les aider. On vit une époque incroyable qui met à notre disposition des tas de méthodes et j’ai envie de les faire connaître.

 

Parmi ces livres, il y en a un qui a eu un écho particulier auprès du public et qui est aussi le plus important pour toi, c’est Âme de Sorcière (Editions Solar, Octobre 2017). Est-ce que tu peux me raconter comment ce livre est né ?

Odile Chabrillac : Il se trouve que j’ai fait le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle en 2015 (qui a donné naissance à un livre qui s’appelle Marcher Pour Se Retrouver, Editions Leduc). Je suis partie seule même si on ne reste jamais seul bien longtemps sur ce chemin car on fait des tas de rencontres. Le chemin de Saint-Jacques consiste à prendre la route de là où l’on habite. J’ai choisi de partir du Puy en Velay qui est un point de départ très important pour les habitués du chemin de Saint-Jacques. On marche pendant des jours et des jours. J’ai fait 1530km à pied pour atteindre Saint-Jacques-de-Compostelle. On porte tout dans son sac à dos, on dort dans des gîtes le soir et on se débrouille sur le chemin. Donc j’ai du arrêter de bosser pendant trois mois.

Pourquoi as-tu décidé de faire le chemin de Saint-Jacques ? Tu as ressenti un appel ?

Odile Chabrillac : Oui totalement. Ma mère l’avait fait par petits bouts. J’allais avoir 50 ans, je me suis dit que mes enfants étaient grands, que j’avais une certaine réussite professionnelle et que j’étais contente de ma vie. Je me suis demandée de quoi j’avais envie à ce moment-là. Et en moins de deux secondes, j’ai pensé au chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Comment est-ce que tu t’es organisée pour bloquer trois mois de ta vie ?

Odile Chabrillac : Il m’a fallu un an pour organiser la fermeture du cabinet pendant trois mois. Il me fallait une organisation financière car je devais payer le remboursement de mes emprunts pendant mon absence et assumer mon projet sur place, c’est à dire avoir assez pour me nourrir et m’héberger.  

Comment ton entourage a réagi à ce projet ?

Odile Chabrillac : Plutôt très bien, mon entourage a été très soutenant. Le jour où je suis partie, en revanche, c’était une autre histoire. J’avais un amoureux à l’époque qui m’a demandé ce que j’allais chercher. Je lui ai dit que je ne le savais pas mais que je devais partir. Et en fait ça s’est super bien passé.

Ca me rappelle le film de Peter Brook sur Gurdjieff (Rencontres avec des Hommes Remarquables, 1979) que nous avons vu récemment ensemble. Il y a cette idée de chemin que l’on doit prendre et sur lequel on doit avancer sans qu’on puisse expliquer pourquoi…

Odile Chabrillac : Exactement. On se dit qu’on doit partir mais on a peur et on se demande ce qu’on cherche car c’est vraiment ça: je me demande encore aujourd’hui pourquoi j’ai toujours faim de réponses à des questions que je n’ai même pas encore formulées. Je ne suis pas partie sur le chemin de Saint-Jacques en voulant savoir quelque chose. Je suis partie parce que j’en avais besoin et ça a été une expérience extraordinaire, une vraie naissance. J’ai marché deux mois et une semaine et quand je suis rentrée à Paris je n’ai pas pu bosser pendant encore trois semaines. Je devais récupérer physiquement. Sur le coup, on ne se rend pas compte, on est porté par l’esprit du chemin, par le groupe, par l’envie d’aller jusqu’au bout mais c’est très difficile physiquement. Je n’ai pas pu reprendre le yoga pendant trois mois supplémentaires. Mon corps ne pouvait pas. J’ai récupéré, j’ai dormi, j’ai mangé. Sur le chemin de Saint Jacques, toute seule, lorsque je traversais des forêts, des bois, j’étais tellement heureuse. J’avais l’impression d’être une fille des bois. Et le mot “sorcière” qui m’accompagne depuis toujours pour des tas de raisons, s’est vraiment imposé à moi. Lorsqu’une de mes filles m’a accueillie à mon retour, elle m’a demandé ce que j’allais faire maintenant. Je lui ai répondue que j’allais monter une école de sorcières (NDLR: sourires partagés). Elle m’a regardée et m’a dit “Pourquoi pas?!”. Bon, je n’ai finalement pas monté d’école de sorcières mais on verra bien ce que l’avenir nous réserve (rires)… Toujours est-il que lorsque j’ai retrouvé mon éditrice après ces mois d’absence et qu’elle m’a demandé de quoi j’avais envie, je lui ai dit que je souhaitais écrire sur les sorcières.

Tu as d’abord écrit ton livre sur les sorcières avant d’écrire celui sur la marche ?

Odile Chabrillac : J’ai d’abord proposé mon livre sur les sorcières à mon éditeur avant d’écrire celui sur la marche. Le livre sur la marche était une commande de mon éditeur en lien avec mon expérience de Saint-Jacques. Le livre Âme de Sorcière était mon idée, d’ailleurs, je me suis battue pour qu’il existe, je l’ai défendu. Et à partir du moment où mon éditrice a accepté de le publier, elle m’a soutenue avec une intensité sans faille. L’écriture du livre a été à la fois facile, profonde et difficile. L’équipe de femmes dans ma maison d’édition ne m’a jamais lâchée.

D’autant que ce sujet était nouveau et que ton livre est arrivé plusieurs mois avant celui de Mona Chollet (Sorcières, La Puissance Invaincue des Femmes, Editions Zones, Septembre 2018) ou encore celui de Camille Sfez (La Puissance du Féminin, Editions Leduc, Février 2018)…

Odile Chabrillac Oui, j’étais la première à arriver sur ce créneau et ma maison d’édition ne voulait pas que “je me loupe”.

Justement, comment expliques-tu l’engouement actuel pour les sorcières ?

Odile Chabrillac : Il s’agit de femmes qu’on a fait taire. On a fait taire leur féminin au delà de leurs pouvoirs. On assiste aujourd’hui à une résurgence du féminin dans sa puissance et debout. On a besoin de figures archétypales et la sorcière en est une car elle est très puissante. Je me réjouis que les femmes se reconnaissent dans ces figures. A posteriori, cela ne me surprend pas mais quand j’ai écrit le livre, plein de gens me disaient que j’étais “folle” d’écrire sur ce sujet et que c’était “négatif”. Ce à quoi je répondais “non, non”.

Ton entourage avait peut-être peur que tu te retrouves associée à des “folles” ou à des “gens un peu trop perchés”…?

Odile Chabrillac : Oui c’est ça. Ils avaient leurs raisons mais comme tout archétype, il y a une face lumineuse et une plus sombre. La sorcière est porteuse de cette face sombre et je la revendique. Elle a un lien avec la mort, avec la sexualité, avec la puissance et avec la subversion.

Ce livre a beaucoup changé ta vie. D’abord parce qu’il s’est extrêmement bien vendu et aussi parce qu’il t’a permis de rencontrer des lectrices et des femmes chez qui cette histoire de sorcières a beaucoup résonné…

Odile Chabrillac : En effet. Moi je le vis de l’intérieur et de l’extérieur. Alors que le livre n’était pas encore sorti, on a fait une fête pour le lancement. Le mouvement “Me Too” venait tout juste de commencer une semaine plus tôt. La dénonciation des violences obstétricales a démarré deux mois avant la fête, alors que j’étais dans la fin de l’écriture du livre et on s’est dit qu’il se passait quelque chose qui nous dépassait. Le livre s’inscrit donc dans un mouvement de libération de la parole des femmes qui nous dépasse. On ne peut plus garder les secrets parce qu’on est emporté par une force plus grande que nous mais aussi parce qu’on a l’intuition qu’aujourd’hui on va être entendu. On se sent autorisé à parler car on sait qu’on sera écouté et non dénié, tourné en ridicule, brûlé.

Avec la sortie du livre, tu t’es mise à organiser des soirées de sorcières. C’est quelque chose que tu faisais déjà avant ?

Odile Chabrillac : Oui j’organisais des cercles dans différents groupes, mais plutôt pour des groupes privés. Des groupes d’amis ou des groupes de thérapeutes avec qui je travaille. Mais à l’occasion de la sortie du livre, on a reçu des demandes qui nous ont dépassés. A l’époque et je changerai peut-être d’avis un jour, je ne souhaitais pas faire des conférences sur le sujet. Le côté didactique ne me paraissait pas juste. Ce qui m’intéresse, c’est de partager des expériences avec les autres. Chacun y apporte ce qu’il est. C’est l’auberge espagnole. On a donc organisé de grands rituels avec une centaine de personnes et c’était très puissant.

Pour être mis au courant de ces soirées, il faut suivre ta page Facebook Âme de Sorcière ?

Odile Chabrillac : Oui exactement.

Tu fais beaucoup de choses en même temps et pour moi qui en fait mille aussi, ça résonne (rires).  En septembre 2017, en plus du livre Âme de Sorcière et du reste, tu as créé ta propre école de naturopathie. Peux-tu me raconter cette aventure ?

Odile Chabrillac : Ca a été délirant parce que les choses qui devaient arrivées de manière très espacée se sont précipitées en quinze jours trois semaines. La sortie du livre, le départ de mon fils à Vancouver, l’ouverture de mon école, j’étais retournée…

A quel moment t’es venue l’idée de transmettre à ton tour et de créer l’institut de naturopathie humaniste ?

Odile Chabrillac : J’enseignais déjà, enfin j’étais jurée d’examen et j’enseignais un peu au Cenatho, l’école où j’ai été formée. J’enseigne également dans une école de psychothérapie et j’adore ça. L’enseignement me nourrit énormément. Je n’ai d’ailleurs jamais souhaité me limiter à la consultation et avoir des patients cinq jours par semaine. C’est trop, même au niveau énergétique. De manière générale, j’aime équilibrer mes différentes activités:  je passe du temps à Paris mais je passe aussi une grande partie de ma vie à la campagne. L’idée de l’école m’est tombée du ciel alors que j’étais en voyage. J’ai sollicité des enseignants et des personnes magnifiques afin qu’ils et elles participent à ce projet. Elles m’ont toutes dit oui. Après on a réfléchi à la valeur ajoutée qu’on pouvait apporter. Ca ne servait à rien de monter une école de plus en naturopathie. Je voulais que la pratique soit au coeur de l’enseignement alors que dans la plupart des formations, on ne rencontre ses premiers patients qu’après la sortie de l’école. Par ailleurs, je ne voulais pas que nos cours soient épuisants: il y a une incohérence à faire des études en naturo si on en sort épuisé (j’ai connu des élèves qui ont même du être hospitalisés tellement leurs cours étaient prenants). Du coup, je me suis demandée comment on pouvait optimiser les outils avec les moyens techniques modernes. J’ai créé un enseignement à distance pour toute la partie théorique, ce qui nous donne beaucoup de liberté, nous permet de faire des videos, de faire évoluer le contenu au fur et à mesure de l’évolution de la connaissance. Les élèves apprennent la théorie avec ces vidéos de chez eux et on se retrouve une fois par mois pendant deux jours (ou bien trois semaines au cours de l’été) pour mettre en pratique tout ce qu’ils ont intégré. On ne perd pas de temps à faire un cours magistral. Mais on ne les laisse pas sans soutien pendant leur apprentissage. Les élèves qui sont au nombre de vingt-quatre par promo (et divisés en deux groupes de douze) ont tous des responsables de niveau et restent en interaction permanente avec eux.

Qu’est-ce que vous faites avec les élèves quand vous vous retrouvez une fois par mois ?

Odile Chabrillac : On découvre des pratiques qui sont en lien avec la naturopathie: de la médecine chinoise à la réflexologie par exemple. J’avais envie d’ouvrir les fenêtres quand l’idée de cette école m’est venue. Personne ne détient de vérité absolue. Chaque élève, en découvrant ces différentes pratiques in situ, va pouvoir puiser sa nourriture singulière, sa spécificité.

Parallèlement à tous ces projets, tu as décidé de te former à l’enseignement du kundalini yoga, qu’est-ce que cette pratique apporte à ta fonction de naturopathe et de professeur ?

Odile Chabrillac : Ca me donne deux choses essentielles, la terre et le ciel, ça me structure et ça m’ancre dans une pratique quotidienne mais aussi dans un groupe de personnes qui correspondent à la vibration de mon âme aujourd’hui. C’est très important quand on fait beaucoup de choses comme moi qui ai en plus une grande famille. La structure me donne une forme de confiance intérieure. Cette formation a changé ma météo intérieure, ça l’a stabilisée et ça me permet de m’ouvrir encore plus à mes intuitions. Dans la pratique avec mes patients, c’est quelque chose de colossal. Plus ça va, plus je fais confiance en mon ressenti. Je suis des pistes qui peuvent paraître absurdes et qui sont souvent résolutives.  Le développement de mon intuition m’offre un boulevard et ça me donne beaucoup de joie.

Photographie Lili Barbery-Coulon, Odile Chabrillac au mois de juillet 2018 pendant notre deuxième semaine de formation à l’enseignement du kundalini yoga

Dans notre formation, il y a un kinésithérapeuthe qui reconnait lui aussi que cette pratique du kundalini yoga l’a rendu beaucoup plus intuitif avec sa patientèle…

Odile Chabrillac : J’ai vraiment ce sentiment là, je sais ce que je peux apporter à la personne qui vient me voir très vite. Et je trouve ça extraordinaire.

Comment se déroule une consultation en naturopathie ?

Odile Chabrillac : Déjà ça prend beaucoup plus de temps qu’un rendez-vous chez un généraliste. Une bonne heure en moyenne. Les naturos sont très visuels. On regarde les mains, le visage, un tas de choses… Par exemple dès qu’une personne entre dans la pièce, on observe sa démarche, sa poignée de main, le pétillement de son regard, tous ces éléments nous donnent des indices. Après on pose beaucoup de questions, d’abord d’ordre général, pour savoir s’il y a des allergies, des traitements en cours… Ensuite, on se concentre sur l’histoire génétique, les problématiques dans la famille, l’histoire médicale… Puis on se penche sur l’alimentation ce qui prend une bonne vingtaine de minutes. On n’est pas obligé de venir en consultation avec une problématique, on peut faire un bilan pour vérifier que tout va bien. Cela permet d’anticiper les fragilités éventuelles du foie, du système nerveux ou autre… Notre objectif n’est pas d’enlever le symptôme mais de comprendre ce qu’il donne comme information sur le disfonctionnement général. Par exemple, si on se plaint d’avoir mal à la tête, est-ce que ça vient du foie, des yeux, du stress… Ensuite, on propose un programme d’hygiène vitale qui englobe plusieurs propositions sur la vie en générale. Des conseils alimentaires, des conseils d’exercices physiques si la personne n’a pas d’activité particulière mais on aborde aussi la psychologie: est-ce que la personne a besoin d’un accompagnement par exemple? Ensuite, on parle de toutes les techniques naturelles de santé: se faire masser, aller au sauna, prendre une bouillotte, utiliser des techniques comme la réflexologie, les plantes, les huiles essentielles, les compléments alimentaires…

C’est tellement riche…

Odile Chabrillac : Oui c’est sûr mais on ne veut pas noyer les gens dans notre richesse donc nous on doit aussi faire des choix. Les experts qui donnent 10 compléments alimentaires à leurs patients ne respectent pas, à mon sens, la déontologie de la naturopathie. D’abord parce que cela devient très coûteux et aussi parce que cela engendre une sur-consommation.

Tu cherches donc à respecter le vivant constamment dans ton travail ?

Odile Chabrillac : J’essaie de tendre vers ça. Je ne dis pas que c’est parfait. Je dis toujours que mon plus grand paradoxe c’est que je suis très écologiste, locavore mais que mes aliments de base sont l’avocat et la banane. Or, je sais bien qu’il n’en pousse pas dans mon jardin en Normandie. J’en suis consciente. Je cherche sans cesse à améliorer ce que je peux. En ce moment, on peut profiter des châtaignes et toujours chercher à faire du mieux qu’on peut, en conscience.

Tu parlais de compléments alimentaires et c’est une question qui revient tout le temps chez mes lect.eur.rice.s. Est-ce qu’il y a des compléments alimentaires qu’on peut recommander à tous ?

Odile Chabrillac : La question des compléments alimentaires est complexe. Il y a trois techniques majeures de santé en naturopathie: l’alimentation, l’exercice physique, la psychologie. Normalement si tout est à sa place, on devrait pouvoir se passer de compléments alimentaires. Mais la réalité est que l’on vit dans des environnements pollués, agressifs et que l’on doit s’adapter en permanence. C’est très coûteux pour le corps et c’est pourquoi il a tendance à compenser. Par ailleurs, les patients qui viennent voir un.e naturopathe investissent du temps et de l’argent dans leur consultation. Ils veulent des résultats perceptibles rapidement. Les compléments alimentaires vont leur permettre de sentir une nette différence rapidement et cela va les soutenir pour changer ce qui doit être modifié dans le reste de leur hygiène de vie.

Ce que tu dis est qu’on pourrait obtenir les mêmes résultats sans les compléments mais que ça mettrait beaucoup plus de temps ?

Odile Chabrillac : C’est exactement ça, donc pour qu’ils gardent la motivation et qu’ils sentent que ça fait une différence, on booste le phénomène. Parallèlement, ma croyance est que nos aliments sont de moins en moins riches en nutriments et que de toute façon d’une manière ou d’une autre on doit compenser. Concernant les marques et les produits, c’est une question en constante évolution.

D’ailleurs, tu dis souvent qu’à l’intérieur d’une marque, il peut y avoir des produits que tu trouves super et d’autres que tu recommandes moins…

Odile Chabrillac : Oui tout à fait. J’ai tendance à chercher des petites marques, des petits artisans mais en même temps il y a de grosses marques américaines avec lesquelles je travaille parce que je sais qu’elles sont hautement dosées et que cela fera une différence dans la vie des gens et qu’en terme de budget, c’est accessible. Distinguer un bon produit d’un mauvais nécessite donc de l’expérience et beaucoup de partage entre naturopathes. On a des réseaux entre nous qui fonctionnent bien. C’est un enjeu majeur. Mon intention est d’aller encore plus loin dans la coopération. A nos élèves, on donne tout. On partage nos questions, nos réponses et on sait qu’elles (ce sont des femmes principalement) feront évoluer les choses à leur tour. Si un prof fait une découverte, je la teste sur moi, puis sur ma famille et ensuite seulement auprès de mes patients en leur précisant que c’est un nouveau produit. On est dans une recherche constante, mais on a aussi des basiques, des fondamentaux qu’on aime bien parce qu’on sait qu’ils marchent et qu’en trois jours ça fait une différence dans la vie des gens.

On est en plein hiver en ce moment. Quels conseils recommandes-tu pour faire face à cette période pendant laquelle la lumière décline ?

Odile Chabrillac : D’abord rappeler que nous sommes des mammifères et qu’on doit hiberner, calmer le jeu et respecter le rythme du soleil. Ensuite, l’organe de l’hiver en médecine chinoise, ce sont les reins. Il y a une plante qui leur correspond et qui est ma plante chouchou, c’est le cassis sous toutes ses formes (feuille, fruit, etc). Le cassis est un anti-inflammatoire donc on peut le prendre en jus, en tisane avec des feuilles, j’achète de la gelée de cassis au marché, je leur prends en général tout leur stand (rires). Ils mettent très peu de sucre en plus car c’est de la confiture artisanale. Le cassis c’est la plante de la saison, parce que la baie est très riche en vitamine C. Ce sont nos baies de goji à nous! Sauf qu’elles ne viennent pas du bout du monde et que c’est bien meilleur en goût.

Une autre plante à conseiller ?

Odile Chabrillac : Dès qu’on se sent fatigué, ou encombré au niveau du nez et de la gorge, il ne faut pas hésiter à utiliser les produits de la ruche (gelée royale, propolis…). La gelée royale est la meilleure amie des femmes, en particulier sous forme fraîche en micro dosettes sous la langue le matin à jeun et si possible pas chinoise. C’est la nourriture des reines. Les hommes peuvent prendre du ginseng, que les femmes pourront aussi utiliser une fois ménopausées (NDLR: le ginseng a un effet hormone like, donc Odile recommande de l’éviter quand on est une femme avant la ménopause).

On la trouve en herboristerie en version fraîche ?

Odile Chabrillac : Chez La Vie Claire, on en trouve. Les italiens en produisent dans le Nord de l’Italie et elle est de qualité. La gelée royale française est formidable mais plus chère.

En plus il faut dire que c’est super bon moi j’adore ça…

Odile Chabrillac : Certaines personnes détestent mais je suis comme toi, j’adore. Quand j’étais petite, je rêvais d’être herboriste. Je suis décidément une fille des plantes et des bois  (rires). Après, pour l’hiver, il faut aussi profiter de toutes les tisanes de saison, comme le thym par exemple qui protège et soutient.

Tu me disais quelque chose d’intéressant au sujet des tisanes. Je ne bois plus de café depuis le début de notre formation à l’enseignement du kundalini yoga. Et je ne bois que très rarement du thé. Du coup, je bois énormément de tisanes ou des infusions de citron, de gingembre… Or tu m’as dit que je devais faire attention à consommer plus d’eau que de tisanes sinon je risque d’épuiser mes reins.

Odile Chabrillac : Oui ça finit par les épuiser bien qu’il n’y ait pas que les tisanes qui les fatiguent. C’est surtout le stress et la fatigue qui jouent. Mais le corps va subir les phénomènes cumulatifs. On a besoin d’eau pure au niveau énergétique. C’est vraiment très important. Les messages du corps passent à travers l’eau. Nous sommes d’ailleurs de l’eau à 70%. Pour toutes ces raisons, il faut éviter que les reins aient à filtrer trop d’informations liquides. C’est pour ça qu’on va toujours conseiller, surtout quand on est fatigué de consommer d’avantage d’eau que du reste.

Justement au sujet de l’eau, j’ai décidé d’arrêter d’acheter des bouteilles en plastique il y a plusieurs mois. Du coup, j’ai accès à une eau moins qualitative pour ma santé et moins bonne en terme de goût que la Mont Roucous que j’adorais. C’est un choix que je fais pour le collectif et pour la planète, et donc, pour ma santé et celles de tous à long terme. Est-ce que tu as trouvé un système de filtration qui te convient ou en tout cas qui est moins pire que le reste ?

Odile Chabrillac : Il existe trois solutions à ta question mais à chaque fois c’est la quadrature du cercle, il faut être vraiment lucide: l’eau est le problème majeur d’aujourd’hui. Et ça va être encore pire demain. Moi j’utilise des grosses fontaines, des gros filtres Eva, ça évite de faire des installations sur les canalisations. Après il y a quand même tous les systèmes osmose inverse (NDLR: Culligan, Watertech, Josmose, NaturalWater…) qui sont de très bons systèmes. On accède à une eau pure à 100% et là ça s’installe directement sur les canalisations. A la campagne, on a la solution idéale: il y a un monastère avec une source. On va acheter des bouteilles en verre qu’on remplit à la fontaine et qu’on boit à la maison. Je n’en suis pas encore à faire des allers retours à Paris avec un camion citerne. Peut-être qu’un jour, on sera obligé de faire comme ça. En tous cas, j’adore ce geste qui consiste à aller nous ressourcer à la fontaine.

La symbolique est magnifique, après il faut se méfier des eaux à la campagne. En Bretagne, dans la région où nous venons de passer le week-end, tous les locaux évitent l’eau du robinet qui est soupçonnée d’être très polluée.  

Odile Chabrillac : En effet, il faut faire attention et l’eau dont je parle est testée dans une région qui ne fait pas beaucoup d’élevage. Après on va de plus en plus aller vers des systèmes à osmose inverse de filtration. Quant aux histoires de bout de charbon dans la bouteille ça me fait mourir de rire!

Ah mince! J’en ai acheté et je me suis dit que c’était une solution miraculeuse, peu coûteuse et durable… Je l’ai même recommandé sur Instagram dans mes stories, argh… Evidemment, on n’avait aucune preuve scientifique mais le goût du chlore disparaît au contact du charbon, c’est déjà pas mal.

Odile Chabrillac : De toutes façons, on cherche toujours à faire mieux. Moi je dis à mes patients,:prenez l’escalier et pas l’ascenseur, c’est déjà bien. Si les gens commencent par la carafe Brita, c’est déjà ça.

Oui mais il parait que leurs filtres ne sont pas fiables…

Odile Chabrillac : Il faut changer les filtres super souvent, en fait nous, on conseille aux gens de changer les filtres 2 fois plus souvent que ce que la marque conseille.

C’est intéressant car cela prouve que chaque petit pas compte. C’est ce que j’aime avec toi: tu ne fais jamais l’apologie de règles strictes et tu encourages chaque changement. Et tu répètes sans cesse qu’il faut sans cesse apprendre à s’adapter…

Odile Chabrillac : Notre vie a changé, notre vie collective aussi. Moi je donne toujours l’exemple des fruits au petit-déjeuner. Aujourd’hui, c’est un non sens total car nous sommes dans une période où nous consommons tellement de sucres que notre premier organe vulnérable est devenu notre pancréas. Alors évidemment, manger des fruits frais, c’est toujours mieux que des céréales industrielles sucrées, du lait de vache et un grand verre de jus d’orange qui n’est pas moins sucré qu’un verre de soda. Dans les années 1960, c’était pertinent de manger des fruits, aujourd’hui, on peut le faire mais il faut préserver son pancréas et privilégier des repas salés, comme des soupes, y compris au réveil.

Pour moi ce que tu dis au sujet des fruits est difficile à appliquer. J’ai beaucoup maigri et stabilisé mon poids en mangeant des fruits frais au réveil. Ca a été et ça reste un soutien important pour éviter de craquer sur des pâtisseries, des desserts lactés et tous les machins sucrés qu’on nous propose à longueur de journée. Les fruits m’ont permis de me libérer du grignotage en m’apportant de la satiété. Il m’arrive de plus en plus souvent de manger salé au réveil, disons trois fois par semaine mais le fruit reste mon ancre au petit-déj avec des porridges sans sucre, des mélanges de céréales brutes et bio…

Odile Chabrillac : Ce serait super que tu arrives à inverser le ratio et à manger quatre jours par semaine salé et le reste du temps un breakfast à base de céréales et de fruits. Mais au fond, on est tout à fait d’accord. Il y a des patients à qui je recommande des fruits parce que ce sera de toutes façons mieux que ce qu’ils font. Mais si on mange des fruits, c’est bien d’ajouter un avocat ou une matière grasse végétale qui va ralentir l’absorption du sucre et qui en plus va apporter de la satiété. Ce qui me dérange c’est quand on présente un aliment comme la seule solution possible. Ca n’est pas possible. Dans l’histoire de l’humanité, jamais sur terre les humains n’ont mangé sucré au réveil, c’est une pratique très récente.

Il doit bien y avoir des peuples qui ne disposent que de fruits pour s’alimenter ?

Odile Chabrillac : Très peu, même pendant la Préhistoire ils faisaient des bouillies. Et puis le sucre n’a jamais fait partie de l’histoire de l’humanité, enfin le sucre tel qu’on le connaît. L’idée n’est pas de diaboliser un aliment ou une pratique, juste de prendre conscience de la richesse des alternatives possibles.

Odile Chabrillac reçoit ses patients à Paris, dans le 9e arrondissement. Une consultation en naturopathie coûte 120 euros. Pour prendre rendez-vous avec elle, il suffit d’aller sur son site. Je vous recommande également de la suivre sur Instagram. Elle y partage ses états d’âme de sorcière, ses petits et grands moments de joie quotidienne et fait aussi, parfois, l’aveu de sa fragilité. Vous l’aurez compris: je l’adore… Quant à son école, vous trouverez les infos de son Institut de Naturopathie Humaniste sur ce site.
Propos recueillis par Lili Barbery et retranscrits par Fleur Monot

La moisson de fin 2018!

La moisson de fin 2018!

La moisson de fin 2018!

Cinq pages dans le Elle à Table, quatre pages dans Cosmopolitan, une pleine page dans T le magazine du journal suisse Le Temps, six pages dans Superfood magazine: mais quelle folie!!!

elle à table – numéro décembre 2018

En octobre dernier, j’ai reçu la journaliste Charlotte Huguet à la maison ainsi que la photographe Virginie Garnier. Je leur ai préparé un brunch de Noël à la demande de la rédactrice en chef du Elle à Table Danièle Gerkens. Résultat un mois et demi plus tard: sept recettes à découvrir dans le magazine qui vient de sortir. Si vous aimez la cuisine, vous y trouverez une tonne de recettes délicieuses imaginées par des chefs mais aussi des créatrices que j’aime beaucoup à l’instar de Gabriella Cortese. Je suis tellement fière de cet énorme article! Merci merci merci mille fois à l’équipe du Elle à Table! Merci aussi à Pierre Banchereau, le fleuriste qui a créé la boutique Debeaulieu.  Il a parfaitement compris ce que j’avais imaginé pour mon centre de table. Et comme vous êtes nombreux à me le demander depuis la sortie du magazine: le linge de table vient de la boutique Lab, la vaisselle et les verres d’Astier de Villatte, les couverts sont vintage et ma robe safran de chez Sezane. NB: Certaines recettes sont vegan, d’autres ne le sont pas, je n’ai pas choisi le titre de l’article donc please ne m’engueulez pas sur Instagram 🙂 Namaste!

cosmopolitan – décembre 2018

Nan mais quatre pages!!!! Merci à toute l’équipe de Cosmopolitan et en particulier à Emmanuelle Lannes qui m’a toujours soutenue et encouragée dans mes projets, pour cette superbe mise en avant de mon livre Pimp My Breakfast (tiens j’en profite pour vous dire que je fais une signature au Tigre Yoga Rive Gauche le 8 décembre de 16h à 18h: si vous souhaitez l’offrir ou vous l’offrir pour Noël, je pourrai le dédicacer pour rendre votre cadeau plus personnel). Dans ce numéro, vous trouverez plusieurs recettes issues de mon livre pour pimper vos brunchs ou vos petit-déjeuners cet hiver.

infrarouge – numéro 201

Merci à Cécile Espinasse et Olivia de Buhren pour cette interview dans le magazine Infrarouge. Ne le cherchez pas en kiosque, il n’est pas vendu. Il est distribué gratuitement dans un réseau de très belles adresses à Paris.

instants magazine – automne-hiver 2018, numéro 6

Je vous avais déjà parlé de Cliveden House sur le blog. Je m’y suis rendue pour le magazine Instants qui répertorie les plus beaux Relais & Chateaux. Voici enfin la version papier de mon article.

elle – 2 novembre 2018

En octobre, alors que j’étais super enrhumée, la journaliste Soline Delos du magazine Elle m’a demandé mes astuces pour rester en bonne santé tout l’hiver: ha ha ha, la bonne blague ! Je lui ai répondu avec mon nez dégoulinant et ma gorge qui pique en toute humilité. N’empêche que depuis que ça fait des mois maintenant que je me passe de médicament. Je ne prends même plus d’aspirine ou de paracétamol. Non pas que je cherche à les éviter mais je n’en ai plus besoin. J’ai tout un tas de trucs de sorcières (merci Odile Chabrillac et mes autres fées pleines de bons conseils) pour me requinquer quand j’ai un coup de mou. Et puis, j’ai le kundalini yoga et l’alimentation! Surtout, ce que je disais à Soline Delos, c’est qu’il y a toujours quelque chose à comprendre de ces petites maladies d’hiver. Parfois, le corps dit juste qu’il a besoin d’hiberner deux trois jours et c’est le seul moyen qu’il trouve pour qu’on l’écoute enfin!