La retraite yoga à l’hôtel La Plage Casadelmar
Moi sur les roches de San Benedettu en Corse

La retraite yoga à l’hôtel La Plage Casadelmar

La retraite yoga à l’hôtel La Plage Casadelmar

D’abord, je voudrais vous remercier pour la qualité des échanges suite à mon article sur le jugement, publié hier. Vos témoignages publics ou privés me font beaucoup progresser dans ma quête. Merci pour la confiance que vous m’accordez, je suis consciente de la chance que j’ai de vous avoir pour lectrices et lecteurs.

Photographie Lili Barbery-Coulon: la Corse!

J’ai reçu de nombreux messages ces dernières semaines me demandant de publier mon compte rendu au sujet de la retraite yoga que j’ai fait en Corse en octobre 2017 (ainsi que celle plus longue que j’ai faite au Maroc en novembre). Vous êtes nombreux à avoir envie de vous offrir un moment pour vous, loin de votre quotidien, et comme ces escapades sont luxueuses, vous me demandez mon avis. Pardonnez-moi de tarder autant à publier ces récits : je suis en retard sur l’écriture d’un paquet de textes et ça ne va pas s’arranger en janvier puisque j’ai de gros projets à mettre au monde d’ici le 31. Je profite donc de cette trêve de Noël pour vous raconter enfin cette parenthèse enchantée organisée par le site Les Merveilles à l’Hôtel La Plage Casadelmar sur la presqu’île de San Benedettu au sud de la Corse.

Photographies Lili Barbery-Coulon (enfin sauf celle du milieu, merci Carla!) en haut le paysage autour de l’hôtel, au milieu moi dans l’eau au paradis, en bas: Sybille Grandchamp, fondatrice des Merveilles

Les retraites pur luxe de Sibylle

J’ai rencontré Sibylle Grandchamp, fondatrice de la plateforme digitale Les Merveilles, il y a quelques années alors qu’elle travaillait pour le magazine Vanity Fair. J’étais à un diner assez barbant où tout le monde faisait semblant de s’amuser comme on sait si bien le simuler dans le milieu de la mode. Elle était assise à une table, plus loin. Elle s’est levée pour venir saluer un de ses amis à la mienne. J’ai tout de suite été aimantée par sa silhouette gracile et le fourreau vert dans lequel elle se déplaçait sans entrave. A peine maquillée, les cheveux peignés mais pas coiffés, elle dégageait une allure magnétique. Mon voisin de table m’a chuchoté son nom, que je connaissais pour l’avoir vu en signature de nombreux articles du magazine Numéro où elle a travaillé. Quelques semaines plus tard, nous nous sommes retrouvées à Londres, en voyage de presse. On a passé l’aller et le retour en train à se raconter nos vies. A l’époque, je ne m’intéressais pas du tout au yoga, je crois bien que nous n’avons pas du tout abordé ce sujet, ni même celui du développement personnel. Sibylle, qui est toujours journaliste et écrit régulièrement pour Air France Madame ou pour Vogue, connaît bien le monde du luxe. Globetrotteuse et curieuse de tout, elle n’a jamais accepté d’être cantonnée à un domaine en particulier : la mode, le parfum, le voyage, le bien-être comme la gastronomie l’intéressent. Folle de yoga depuis bien plus longtemps que moi, elle a décidé en 2015 de concevoir les retraites dont elle rêvait. Quelques jours d’escapade dans un lieu inédit avec des enseignants et de grands experts du bien-être. Quelques jours rien que pour soi, afin de prendre de la distance avec son quotidien, se reposer intensément, recharger ses batteries et se sentir au paradis. Les propositions de Sybille sont assez luxueuses. Je n’ai testé que celle à l’hôtel La Plage Casadelmar que je vais vous raconter, mais je vous invite à aller voir son site car il y a des séjours moins coûteux à partir de 590€ les quatre jours en formule tout compris (hors transport). Evidemment, les tarifs risquent de vous paraître élevés compte tenu de la qualité des hôtels. Je vous promets de dénicher des plans plus abordables sur le blog (mais moins confortables, à vous de voir si c’est un critère important pour vous). Par ailleurs, la prof de yoga dont je vais vous parler ainsi que la masseuse rencontrées pendant cette retraite sont joignables à Paris si vous souhaitez prendre rendez-vous avec elles à l’issue de cette lecture (ce que je vous recommande vivement !).

Photographies Lili Barbery-Coulon,
l’hôtel la Plage Casaldelmar

Robinsonade version cinq étoiles

Je connaissais l’hôtel Casadelmar dont je vous ai d’ailleurs déjà parlé sur le blog, mais pas son extension ouverte il y a peu, pile en face, sur la presqu’île de San Benedettu, non loin de l’hôtel Cala Rossa pour ceux et celles qui connaissent cet Eden. J’avais bien compris que nous allions être en petit comité. Je n’avais pas saisi que les participants de la retraite étaient les SEULS clients de l’hôtel. Imaginez une plage paradisiaque et déserte nichée entre quelques roches rouges, du bleu étincelant à perte de vue, le parfum des immortelles, celui de la résine des pins, et un petit 25 degrés pour démarrer le mois d’octobre. Après un mois de septembre désastreux à tout point de vue, la perspective de passer quatre jours seule, sans enfant déprimé par la rentrée scolaire, sans to do liste ni texte à rendre suffisait déjà à faire mon bonheur. Quatre jours à mettre les pieds sous la table, avec des repas végétariens pensés par un chef italien (quelques exceptions avec du poisson grillé), quatre jours de pratique d’un yoga tout nouveau pour moi (je ne fais que du yoga kundalini et depuis 16 mois seulement), trois massages ayurvédiques au programme : j’étais hystérique de joie ! Mais je dois dire que l’hôtel privatisé pour nous, c’était vraiment la cerise sur le gâteau. Une « robinsonade » archi luxueuse, sans autre contact avec l’extérieur que son téléphone. Il y a du wifi dans les chambres si vous devez malheureusement travailler pendant cette escapade. Les intervenants, tout comme Sybille, vous encouragent cependant à lâcher votre smartphone pour profiter pleinement de ce moment pour vous.

Photographies Lili Barbery-Coulon

Quatre jours de repos intense

Cette retraite qui démarre le jeudi soir et se termine le dimanche (plusieurs participants ont prolongé jusqu’au lundi) était placée sous le signe de l’ayurvéda. Sybille élabore elle-même le programme selon le lieu. Ce cadre idyllique lui a donné envie de nous plonger dans l’univers de Florence Dugowson qui enseigne le yoga depuis quatorze ans dans des salles réputées comme Rasa Yoga ou le Centre Elément dans le Marais. Elle a aussi fait appel à Chloé Donn, une masseuse ayurvédique exceptionnelle (et je pèse mes mots) avec qui nous avions chacun.e trois rendez-vous individuels : un soin des pieds, un massage crânien et un massage de la tête aux pieds. Le programme était le suivant : deux heures de yoga à l’arrivée le jeudi, puis deux heures chaque matin au réveil (pas à l’aube mais de 8h à 10h) avec un petit-déjeuner sous forme de buffet servi juste après (il y avait aussi des fruits secs et des boissons chaudes dès notre arrivée à 8h), une matinée libre pendant laquelle Chloé Donne, la masseuse, organisait ses rendez-vous avec nous, un déjeuner léger mais copieux suivi d’un « café-philo » autour de l’émerveillement avec Alessandra Fanari diplômée en philosophie et passionnée d’art contemporain, une après-midi libre jusqu’à 16h, heure à laquelle nous reprenions deux heures de cours de yoga avec Florence, puis diner healthy vers 20h servi autour d’une grande table chaleureuse avec vue sur la mer. De quoi bien se déconnecter !

en haut: Florence Dugowson (photo lui appartenant), photo n°2 de Lili Barbery-Coulon (notre cours le matin face à la mer), photo n°3 de Carla Bertozzi: moi la tête à l’envers portée par Florence, photo n°4: les instruments de musique de Florence dont elle se sert à la fin de ses cours,
photographie de Lili Barbery-Coulon

Yoga des éléments

J’ai beaucoup aimé l’approche de Florence Dugowson qui a passé plusieurs années à mettre au point le yoga qu’elle propose, réunissant les enseignements de l’Iyengar, le flow du vinyasa ainsi que le principe des cinq éléments en ayurvéda. Je suis novice dans ces domaines mais chacun de ses cours a beaucoup résonné avec ma pratique intensive de kundalini. Nous étions une douzaine de participants, tous avec des niveaux différents. Il y avait deux couples dont les maris (sans doute un peu trainés par leurs épouses) n’avaient quasiment jamais fait de yoga. En dehors d’une anglaise qui avait un niveau avancé, nous étions un groupe assez homogène avec un désir commun de développement personnel, des douleurs chroniques pour certains, des peurs et beaucoup de fatigue chez d’autres. Florence a su s’adapter à nos besoins sans jamais nous forcer à aller au delà de nos limites. C’est à cela, il me semble, qu’on reconnaît un excellent enseignant : lorsqu’il est suffisamment généreux et ouvert pour permettre à chacun d’avancer sur son chemin. Florence a un parcours étonnant. Après avoir travaillé sur un tournage de film qui l’avait épuisée il y a vingt-cinq ans, elle cherche à partir en thalasso pour se reposer. Une copine lui recommande plutôt de faire une mini cure ayurvédique. Cette parenthèse lui fait l’effet d’une révélation. Déjà végétarienne, elle est sensible à la spiritualité depuis toujours. Elle a d’ailleurs fait partie d’un groupe spirituel en Polynésie pendant trois ans. Pendant cette cure, elle découvre la tradition ayurvédique et se décide alors à se former au massage. « Mon maitre m’a demandé de le masser pour voir. J’ai suivi mon instinct. A la fin de ce test, il m’a dit : « Tu as fait n’importe quoi sur le plan anatomique mais tu as tellement d’amour dans les mains que j’accepte de te former ». Et puis, progressivement, du massage, je me suis dirigée vers le yoga ». Chacun de ses cours en Corse nous a permis de mettre en lumière un des cinq éléments constituant l’univers : la terre d’abord qui nous ancre dans le sol, symbolisée par tout ce qui est solide en nous (les os) et qui est lié au premier chakra, au niveau du sacrum. L’eau, celle qu’on trouve dans la mer, mais aussi celle des liquides du corps, située au niveau du deuxième chakra et reliée à l’énergie sexuelle, l’énergie de la créativité. Le feu, lié au troisième chakra en bas du plexus solaire, centre de notre volonté (et de nos abdominaux si on regarde juste à la surface). L’air qui correspond au quatrième chakra, celui du cœur, là où l’on trouve une source inépuisable de sécurité intérieure et d’amour illimité. Et l’éther, c’est à dire l’espace où scintillent les étoiles et les aurores boréales, lié au cinquième chakra celui de la gorge, de la communication. Pour chacun de ses éléments, Florence nous a donné une multitude d’outils à rapporter chez nous : des techniques de pranayama (de respiration) pour équilibrer chacun de ses éléments dans le corps, des postures et des enchainements de yoga ciblant précisément les zones reliées. Autant de recettes de cuisine à adapter à la maison selon nos ressentis et nos émotions. J’ai adoré son approche et j’ai beaucoup appris en un temps record. Si vous cherchez une super prof à Paris pour vous mettre au yoga ou améliorer votre technique, allez voir son site où vous trouverez la liste des lieux où elle enseigne. Par ailleurs, Florence Dugowson publie en février 2018 un livre aux Editions Florent Massot qui compile tout ce qu’elle a mis au point pendant des années : Le Yoga des 5 Eléments. J’ai hâte de le lire !

Photographies 1 et 2 Lili Barbery-Coulon (Chloé Donne en plein massage) Photographie 3: Chloé Donne

Massage métamorphique

Rayon massage, Chloé Donn m’a vraiment scotchée. Et il en faut pour m’étonner ! J’ai la chance de tester tellement de techniques que je suis devenue très exigeante. Je ne supporte par les mains molles et je sens tout de suite lorsqu’un thérapeute n’est pas présent à lui-même alors qu’il me masse. Je sens la générosité, l’énergie bienveillante ou au contraire l’ennui et le caractère mécanique des gestes. Chloé a commencé par me masser les pieds avec un bol Kansu, un alliage de cinq métaux, qui font écho aux cinq éléments, un outil qu’elle utilise sous la plante des pieds. A la fin du massage, Chloé m’a montré mes pieds : ils étaient noirs comme du charbon, signe d’un excès de feu dans mon organisme. Ca ne m’a pas vraiment étonnée ☺. Ancienne professeur de lettres, cette beauté à la présence charismatique a découvert le massage ayurvédique au Centre Tapovan où elle a décidé de suivre une formation. Elle utilise des huiles végétales, des distillations de fleurs, met en fond sonore des mantras indiens et fait circuler l’énergie avec une puissance incroyable. Son massage du corps m’a complètement retournée, j’avais l’impression d’être aussi légère qu’une plume en sortant, comme si tous les fluides avaient retrouvé leur équilibre idéal. Je lui ai demandé si elle avait adopté une hygiène de vie typiquement ayurvédique dans son quotidien. Elle m’a répondu qu’elle avait testé tout un tas de choses jugées frapadingues par son entourage mais qu’elle s’évertuait à conserver deux rituels chaque matin : gratter sa langue pour enlever tous les dépôts de la nuit et faire un bain de bouche avec une cuillère d’huile de coco ou de sésame pendant dix à quinze minutes. J’ai essayé depuis et je ne tiens pas plus de deux minutes… L’idée : capter les toxines, soigner les gencives et renforcer ainsi son système immunitaire. A table, je l’ai observée : elle ne boit que de l’eau chaude comme la plupart des naturopathes. Cependant, elle n’est pas dogmatique et s’autorise à manger tout ce qui lui fait véritablement envie. Si vous souhaitez la rencontrer à Paris, vous pouvez la retrouver au Centre Tapovan dans le 15e arrondissement (85€ les 50 minutes) ou à domicile (100€ le massage d’une heure au sol donc inutile d’avoir une table ou un matelas particulier) : chl.donn@gmail.com

Photographies Lili Barbery-Coulon

Une chambre pour rêver

Lorsque nous sommes arrivés à la réception de l’hôtel La Plage Casadelmar, j’étais folle de joie : le climat estival en octobre, la beauté des lieux, la vue sur la mer… Une participante m’a chuchotée : « Moi, je l’avoue, je ne fais pas de yoga, mais je connais bien cet hôtel et je rêvais d’un prétexte pour y retourner. Et la perspective d’être quatre jours ici sans enfants ni mari me comble déjà de bonheur ». J’ai mieux compris ce qu’elle voulait dire quand j’ai découvert ma chambre : une petite maison avec vue sur la mer ! J’étais comme une gosse, j’ai plongé sur le matelas gigantesque en remerciant l’univers de m’avoir amenée jusqu’ici. Pas de baignoire dans ma chambre toute blanche mais une grande douche. J’imagine qu’il y avait un grand écran de télévision mais je ne l’ai jamais allumé. Le tarif est moins cher lorsqu’on partage sa chambre. Cet aspect « colonie de vacances » est toujours un peu délicat, je trouve, quand on participe à une retraite yoga avec des inconnu.es. J’étais seule dans la mienne, mais les femmes qui se sont retrouvées à partager la leur ont passé un très bon moment et ne se sont pas dérangées. D’ailleurs qui croise-t-on dans ce genre de retraites luxueuses ? Une directrice de salons de coiffure installée en province, une femme ingénieur en informatique rêvant de tout plaquer pour ouvrir sa salle de yoga, un couple d’une soixantaine d’années très amoureux ayant l’envie de vieillir en bonne santé, des quadras mères de famille et cadres dynamiques bossant comme des tarées à longueur d’année, des trentenaires privilégiées en quête de sens et de mieux-être… On ne passe pas nos journées ensemble, le repas du soir est pris à la même table mais on n’a aucun mal à s’isoler dans l’hôtel privatisé, sur la plage, au bord de la piscine ou sur la terrasse de sa chambre.

Photographies Lili Barbery-Coulon et Carla Bertozzi

Pour qui ?

Si vous avez envie d’une pause dans votre rythme effréné, que vous souhaitez découvrir le yoga ou progresser, prendre du recul et vous vous faire chouchouter dans un cadre ultra luxueux pendant quelques jours, cette retraite est faite pour vous. En un long weekend, on réapprend à écouter son corps, à respirer, et à faire vibrer sa voie intérieure, celle qu’on a tendance à étouffer. En revanche, si vous êtes en quête d’une prise en charge médicale et personnalisée comme celles que l’on trouve à Buchinger ou chez Henri Chenot, cette retraite n’est pas pour vous : la nourriture proposée est saine mais elle n’est pas élaborée par un.e naturopathe ni par un.e diététicien.ne ; la plupart des repas sont légers, sans gluten et végétariens mais ils n’ont pas l’ambition de vous faire maigrir. On n’est pas reçu individuellement par un thérapeute, comme cela se fait dans certaines cures (à la Sha Wellness notamment ou la retraite Pilates que j’avais fait à l’Ile Maurice) pour dresser un bilan de nos besoins. Ici, on axe le mieux-être autour de deux piliers : le yoga avec un enseignement quotidien de qualité et le confort d’un lieu rare privatisé pour les curistes. La prochaine retraite des Merveilles à la Plage Casadelmar aura lieu du jeudi 24 mai 2018 au dimanche 27 mai 2018. Cette fois, Sibylle a fait appel à deux nouveaux enseignants que je connais et que j’adooooooore : Catalina Denis, fondatrice du studio Kshanti Yoga à Paris et Gwendal Mazery avec qui j’ai pris un super cours de hatha yoga. Vous pouvez faire confiance à ces deux professeurs, ils sont extraordinaires et particulièrement généreux. Je connais moins Gwendal mais je peux vous dire qu’il suffit de passer 15 minutes avec Catalina pour se sentir regonflé à bloc !

En mode selfie après un massage de Chloé… le repos absolu

Retraite yoga, séjour tout compris (hors transport mais contactez Sybille car elle négocie des tarifs préférentiels sur Air Corsica) à l’Hôtel La Plage Casadelmar, du 24 mai 2018 au 27 mai 2018, 1800€ par personne en chambre double ou triple, 2200 en chambre seule. Pour cette session, le tarif inclut l’hébergement, la pension complète (avec tisanes et fruits secs à volonté toute la journée), deux cours de yoga par jour, des ateliers autour de la culture yogique et sur l’équilibre, les repas locavores et végétariens principalement du chef Gian-Marco Francesconi, un massage de détente musculaire profond, le transfert aller retour de l’aéroport à l’hôtel. Email pour plus d’infos : info@lesmerveilles.fr Si ce tarif vous semble hors de prix, Sybille propose une retraite en mai dans le Var à partir de 590€ par personne, contactez-la

Photographie Carla Bertozzi