Le jardin des Douars au Maroc
Photographie Lili Barbery-Coulon

Le jardin des Douars au Maroc

Le jardin des Douars au Maroc

Après Terre des Étoiles, Scarabeo Camp et l’Atelier cuisine d’Essaouira, je poursuis mon cycle sur le Maroc avec une nouvelle pépite : le Jardin des Douars. Situé entre Essaouira et Sidi Kaouki, cet hôtel est l’un de mes préférés de la région. Un paradis niché sous les bougainvilliers.

Photographies Lili Barbery-Coulon

Si vous êtes un.e fidèle lect.eur.rice de ce blog ou bien que vous me suivez sur Instagram, vous avez déjà entendu parlé du Jardin des Douars. C’est un lieu que j’ai découvert début août 2016 lors de mes premières vacances à Essaouira. A l’époque j’y avais seulement déjeuné et j’étais tombée amoureuse de cet endroit. J’y suis retournée en novembre, lors de ma retraite de yoga kundalini à Sidi Kaouki. Je rêvais de tester leur hammam mais il n’y avait plus de disponibilités… En mars, j’ai eu la chance d’aller enfin dormir dans cet hôtel planté au milieu d’un jardin luxuriant. Et l’expérience était à la hauteur de mes attentes.

Photographies Lili Barbery-Coulon. Le coin des adultes

Une maison privée transformée en jardin luxuriant

A vingt minutes de taxi d’Essaouira, se cache une propriété à l’abri du vent, au bord de la rivière Ksob. Construit en 2001 par un couple de français, ce palais marocain ne ressemblait pas tout à fait à l’hôtel actuel. A l’origine, les premiers propriétaires tombent amoureux de cette colline au bord de l’eau et y bâtissent une résidence secondaire somptueuse pour pouvoir y inviter leurs amis. Très vite, au fil des coups de coeur de leur entourage et des demandes, la demeure devient une maison d’hôtes et le jardin colonise la propriété. Bien plus tard, en 2010, Sébastien Lon et Emmanuel Andries s’associent, rachètent la propriété puis un terrain accolé afin d’agrandir le jardin de rêve et construire de nouvelles chambres. En 2012, ils lancent même des villas privés avec un service hôtelier. Ce qui est frappant quand on arrive au Jardin des Douars, c’est cette vapeur de calme qui semble envelopper tous les vacanciers, qu’ils soient de passage pour la journée ou bien de véritables clients de l’hôtel. A l’entrée, dans la première maison sur la gauche, est installée la réception où vous croiserez probablement Grégoire ou Stéphanie (surnommée Nanie), deux français qui gèrent désormais l’hôtel et sont associés aux deux autres propriétaires.

Photographies Lili Barbery-Coulon. L’allée de la maison principale qui mène au restaurant. Le restaurant pour les amoureux

kids friendly et lovers friendly

Dix-neuf chambres et six suites sont réparties sur trois hectares d’éden botanique. On repère immédiatement la maison la plus grande qui surplombe la propriété. Devant l’entrée, des parasols sont installés autour d’un bassin rempli de nénuphars pour ceux qui préfèrent prendre leurs repas à l’extérieur. Au rez-de-chaussée de cette bâtisse ocre, on aperçoit la cuisine du restaurant à travers la verrière. En passant, on perçoit les effluves de fruits infusés aux épices, d’aubergines grillées et de légumes encore croquants. Une petite salle accueille à droite les amoureux en quête de silence. La très grande salle avec vue sur la rivière est recommandée aux familles qui pourront dîner tranquillement sans s’affoler si leurs enfants ne se tiennent pas comme des images. Car, au Jardin des Douars, il y a suffisamment d’espace pour que chacun se sente vraiment bien: une piscine pour les familles, une autre réservée aux adultes à l’autre bout de la propriété. Idem pour les chambres : les hôteliers isolent les couples exigeant le calme absolu tout en laissant les enfants vivre paisiblement dans des espaces dédiés. Du coup tout le monde y trouve son équilibre sans avoir le sentiment d’emmerder les autres. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir des parents négocier entre eux une pause à la piscine “réservée aux adultes” afin que chacun puisse jouir d’une vraie sieste avec son roman préféré dans les mains.

Photographies Lili Barbery-Coulon. Ma chambre et sa terrasse qui donne sur le spa

beaucoup de raffinement, zéro ostentation

Dans les chambres qui sont suffisamment espacées pour donner l’illusion qu’on a l’hôtel rien que pour nous, pas de fioriture ni de débordement de luxe. La mienne disposait cependant d’une salle de bain beaucoup trop grande pour moi, avec une baignoire gigantesque que je n’ai pas osé remplir de peur d’assécher toute la côte Atlantique marocaine. Le soir, il n’est pas rare de croiser des petits crapauds qui chantent sur le chemin du restaurant vers les chambres et le matin, les oiseaux prennent le relais dans les bougainvilliers débordant de fleurs. Un paradis, je vous dis !

Photographies Lili Barbery-Coulon

petit-déjeuner avec vue sur la rivière

Rayon cuisine, le petit-déjeuner est un peu décevant (bon, c’est vrai que je suis super hyper exigeante sur ce point). Il y a un buffet où l’on trouve une salade de fruits frais, des céréales industrielles, du muesli, des fruits secs, des yaourts au lait de vache et on peut aussi commander des oeufs comme on aime. Pas de viennoiserie, trop difficile à trouver au Maroc, mais des cakes maison, des amandes et des dattes locales. Si on vient en grand groupe pour une réunion de famille ou de travail par exemple, on peut privatiser une salle tout au fond du restaurant qui s’appelle L’Orangerie. Sublime pièce avec vue sur le jardin et la rivière.

 

Photographies Lili Barbery-Coulon

surf, équitation, cours de cuisine…

Si l’on s’ennuie, Grégoire et Nanie font tout pour donner des idées à leurs clients et les aider à trouver des activités dans le coin. Leur mission: nous décoller de notre transat pour nous faire découvrir la région. Une balade dans la Medina d’Essaouira (l’hôtel organise les trajets aller retour avec des chauffeurs fiables et ponctuels, ils proposent même un forfait très avantageux à la journée), pourquoi pas un cours de cuisine marocaine à l’Atelier, un tea time à la Villa Maroc ou encore une promenade au marché du poisson sur le port d’Essaouira. On peut aussi faire du golf, prendre des cours de surf à Sidi Kaouki, de kite surf sur la plage d’Essaouira, faire de l’équitation au coucher du soleil au bord de l’océan ou un cours de pilates au Jardin Kazen dont je vous parlerai très bientôt. J’avais envie d’un milliard de choses mais j’ai aussi été très heureuse de glander les orteils en éventail. Quant à ceux qui doivent bosser, le wifi marche à peu près bien dans toutes les parties de l’hôtel mais il y a quelques exceptions : mieux vaut prévenir au moment de votre réservation.

Photographies Lili Barbery-Coulon

fleur d’oranger et jasmin au hammam

Le must incontournable du Jardin des Douars (en dehors du jardin, hé hé, cqfd) se tient à côté de la piscine réservé aux adultes. Il s’agit du spa. On peut s’y faire masser mais ce qui m’a le plus enthousiasmée reste le hammam. Je ne suis pas une dingue des hammams orientaux pour une tonne de raisons : je m’améliore au fil des années mais j’ai encore pas mal de cadenas au sujet de la nudité. Je sais bien qu’on peut apporter une serviette mais on profite mieux de la chaleur en étant parfaitement détendue avec sa propre nudité et celle des autres. Et puis, j’ai la peau sensible et le gommage à tout va a tendance à me faire sortir des plaques et des micro boutons pas vraiment sexy sur la plage le lendemain. Or, au Jardin des Douars, l’expérience du hammam n’a rien à voir avec ce que j’ai pu expérimenter avant. Ceux qui aiment le hammam dans les règles traditionnelles de l’art risquent d’être déçues. Moi, j’ai adoré. D’abord, on n’est pas quinze mille dans l’espace : la pièce éclairée par une légère ouverture dans le plafond est réservée pour vous et les personnes de votre choix. On était deux avec mon amie Gaëlle et on n’est pas prêtes d’oublier la sensualité de cette expérience. Les femmes du hammam viennent avec du shampooing à la fleur d’oranger, du savon noir, un gant exfoliant et un gel douche au jasmin. On s’allonge sur les mosaïques dans la pénombre et après avoir mijoté dans la vapeur, elles gomment, brossent sans dézinguer la couche cornée, nettoient, font mousser chaque centimètre carré de la surface du corps en dehors du visage. Dans la brume et la douceur des senteurs, on s’abandonne sans la moindre résistance. J’avais l’impression d’être un nourrisson qui prenait son premier bain. Ou un aventurier de Koh Lanta qui se lave après 40 jours de bivouac sans eau ni électricité. Ensuite, on peut réserver un massage du dos à l’huile d’argan parfumée à la fleur d’oranger ou au jasmin. On ressort toute neu.f.ve au sens propre comme au sens figuré.

Photographies Lili Barbery-Coulon

une villa avec piscine privée

Si vous voulez profiter du Jardin des Douars en bande avec des amis et leurs enfants, l’option des villas à l’entrée de la propriété est intéressante. Je n’ai pas pu les visiter car elles étaient occupées (elles ont beaucoup de succès). Il y en a trois et chacune dispose de sa piscine et de son jardin privés. Elles peuvent accueillir dix personnes (8 chambres dont deux triples) au prix de 514€ la nuit la villa avec petit-déjeuner servi et surtout un service hôtelier sur place, donc 51,40€ par personne et par nuit. Pour ce niveau de luxe à quelques heures de Paris en avion low cost, c’est assez génial. D’ailleurs, de plus en plus de couples réservent l’intégralité du Jardin des Douars pour y organiser leurs mariages. Il faut dire que le lieu donne envie d’y faire la fête… Bref, je rêve d’y retourner avec ma bande de copains!

Photographie Lili Barbery-Coulon. Toute cette fraicheur au réveil, c’est cadeau. je vous livre mes produits préférés du moment à la fin de l’article

A partir de 1360 dirhams la nuit pour deux avec petit déjeuner, soit 122€, Jardin des Douars, Douar Sidi Yassine , BP 209, 44000 Essaouira, Maroc, Tel: + 212 (0)7 00 08 32 33, info@jardindesdouars.com

bonus: qu’est-ce que tu utilises en ce moment?

Je reçois beaucoup de questions sur mon rituel beauté du moment. Il évolue peu, du coup, je partage avec vous ce que j’avais emporté au Jardin des Douars dans ma trousse Bon Voyage de My Travel Dreams x Rive Droite (dont je vous avais parlé dans cette lili’s week list) : mon combo lait onctueux capital et lotion lactée de Joëlle Ciocco pour me nettoyer le visage chaque soir (et j’utilise un coton de lotion lactée pour préparer ma peau à l’application d’une crème le matin). Mon sérum Advanced Night repair d’Estée Lauder (cette version rouge est une édition limitée) qui est le seul truc qui me répare complètement la peau après l’avion ou un trop plein de climatisation. Mon pot de crème de la mer (il faisait encore froid, j’ai depuis switché pour la version lotion hydratante qui me convient parfaitement à présent que le climat est moins agressif) que j’applique en minuscule quantité le matin juste après mon sérum HA à l’acide hyaluronique de Skinceuticals (si vous manquez d’hydratation, je ne parle pas de nutrition, mais bien d’eau, ce produit est démentiel). Je dois décevoir beaucoup de yogis qui imaginent que je suis une pro du tout bio pour mon visage. Malheureusement, j’ai une peau très fragile au niveau du visage, sans doute parce que j’ai testé un milliard de choses pendant quinze ans. Je tolère assez mal tout un tas d’ingrédients et les formulations trop riches en huile essentielle ont tendance à me décaper le visage. Sans parler des réactions et autres petites plaques que j’ai bien souvent au contact d’ingrédients dits vertueux… Je me rattrape au niveau de l’hygiène avec mon dentifrice Aesop  mon huile de rosier muscat que j’utilise sur le corps (démente pour venir à bout des vergetures ou réparer une cicatrice) et que je mélange à un peu d’huile essentielle de lavande : en voyage, j’en mets sur les poignets et la poitrine et ça me permet de m’endormir comme un bébé, même si je ne suis pas encore habituée aux lieux. Enfin, j’avais aussi pris mon parfum Cristalle de Chanel, et mes deux chouchous de chez Glossier (qui arrive à l’automne en France): le blush cloud paint (beam) et le stretch concealer (medium). En vrai il y avait aussi le balm dot com (cherry) toujours dans ma poche. Mais, ce n’est pas parce que j’utilise tous ces produits qu’on ne peut pas vivre sans. Je le dis souvent et je le répète encore une fois: si vos soins conviennent bien à votre peau, il n’y a aucune raison d’en changer pour les miens.